tu'u l'an
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Dernieresession duConcile deMejle. ■
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S5 8 HISTOIRE GENERALE
Ssctcoh qu’Alphonse avoit à Basle (a). Ce Prince, les Vénitiens, les Florentins,vin. j es Siennois & les autres Seigneurs d’Italie tâchèrent d’engager l’E.npereuí^Itaìie à consentir que le Concile se tint à Rome dans le Palais de Latran.depuis Van Félix étoit toujours à Lausanne, le Concile le sollicita de revenir à Ba-14 o juj- fle, pour donner du poids à cette Assemblée , qui chanceloit, mais il ^refusa constamment, prétendant que les affaires se feroìent mieux à Lau*faune qu’à Basse. U demanda en même tems que le Concile lui permit dscréer cinq Cardinaux, ce qu’il obtint avec beaucoup de peine. Cependant l eSPeres tinrent le jó de Mai la session quarante - cinquième, où il. fut résolude tenir un Concile Général dans trois ans , permis pourtant à Félix d a-breger ce terme. La ville de Lyon fut choisie pour ce Concile par ordrede Félix. Bien entendu pourtant que nonobstant cela, le Concile de Bne devoir, pas être estimé dissous; qu’il y continueroit autant que cette villedonneroit les sûretés nécessaires pour fa continuation. On peut néanmoinsmarquer ici, avec les Historiens & les Actes mêmes, la fin du Concile de ,B isse. Les Peres y demeurèrent à la vérité assemblés jusqu’en 144.), qu use termina á .Lausanne. Mais pendant çe tems - la, il n’y eut que des CaB*grégations à Baslj, qui n’incéressoient gueres le Public (L).
Eugene partit de Sienne an mois de Septembre pour se rendre à Rome»i’Euçene à 0 ù j] tut reçu avec les acclamations de tout le Peuple. Mais ayant entendums " les plaintes qu’on íesoítpar les rues de la multiplication de certains impô'S»& surtout de celui qu’on avoit mis fur le vin, il i’abolit à l’instant. Q J< d*ques jours après, iî alla au Palais de Latran % pour y annoncer le Concilegénéral qu’il y avoit convoqué, & ensuite ii tn donna avis à tous les PriU'ces, pour les inviter à y envoyer leurs Ambassadeurs (c).
Cmtíntt*- Nous ne parierons pas de la guerre contre les Turcs, à laquelle Eugene»«son de la j es Vénitiens Òí les Génois prirent part, Cet objet est étranger à notreItaìti. m ^ u J et * Nous nous bornons, autant qu’il est possible, à l’Italie. Aprèsqu’Eugene eut ratifié le Traité conclu avec Alphonse , Piehtnin alla cosl*certer avec ce Prince le plan des opérations contre Sforze dans la March ed’Ancone. Sforze ouvrit la campagne de bonne heure & soumit le pcciÇ. nombre de places que Pichimn avoit enlevées l’Eté précédent. Ce Généralperdit aussi Bologne. Deux citoyens de cette ville soulevèrent le peuple»& mirent en liberté Annibal Bentivoglio, que Pichinin tenoit en prison*Les Vénitiens ík les Florentins ne se laissèrent pas inutilement solliciterpour envoyer du secours aux Bolonois, & Bentivoglio battit cinq tniH echevaux Milanois. Alphonse ayant joint Pichinin, presque toutes I e *villes de la Marche d’Ancone sc rendirent à eux Sforze sollicita alor*vivement du secours à Venise & à Florence. Ces deux Républiques ‘5joignirent à Jui pour presser le Duc de Milan de ne pas laisser opp ri ‘mer un homme qui étoit son gendre. Ce Prince accoutumé à ne, conM"ter que son intérêt, prit ombrage de la puissance du Roi d’Arrag 011 »& entra en négociation avec les deux Républiques. Alphonse & Eug eoetâchèrent de croiser i’assaire, mais fans succès. On signa le 24 de Sep'tembrs un Traité d’aliiance entre le Duc ik ses deux Républiques, où leî
(a) Le même, p. 4<sr.
(b) L&nfant J. c. p. 746.
0 ) Le même, p. 144.