D’I T A L I E. Liv. XXIV. C h. I.
359
Génois & les Bolonois furent compris. Philippe tâcha d’engager Alphon-à se retirer, mais ce Prince n’y voulut pas entendre. II trouva ms-ws moyen de débaucher à Sfoize une partie de íes troupes. Celui - ciPar une ruse lui fit concevoir des soupçons contre les deux Chefs qui les depuis ’i'mcommandoient, il les fit arrêter & s’en retourna dans le Royaume de i«o jus-.^ T aples.' Sforzeavec une armée fort inférieure battit Pichinin, le io de l ’ anNovembre, & recouvra *une partie du pays qu’il avoit perdu (a). , _ * s ! 7 ‘
En 1444, il se tint encore une Diete à Nuremberg; Eugène & Félix y Diete deetivoyerent des Légats. On y délibéra beaucoup & on y conclut fort peu Nurm-chose. On y résolut seulement que l'Empereur choifiroit quatre Com-^iíTaires, les Electeurs deux chacun, & les autres Princes un, pour enten- 14441ws les Parties ou leurs Procureurs , afin d'aviser à ce qui conviendra leììll cux à la faix de t Eglise (b).
La guerre continuoit toujours en Italie entre le Pape Eugene & Sforze, Contime-” une maniéré peu avantageuse au dernier. Pichinin entra de bonne heure tìon lie l *tn campagne, & le Pape excommunia Sforze. Ce Général ne recevoit en Ltfine de foibles secours de Venise & de Florence; il ne laissa pas que de faix j eCM1 ,íe roporter quelques petits avantages fur son ennemi ; mais au fond il se élut.houvoit dans un grand embarras. Sur ces entrefaites le Duc de. Milanwanda à Pichinin de venir le trouver. Après quelques difficultés il obéit^ laissa le commandement de 1 armée du Pape à François Pichinin sonÎ?‘ S< Sforze lui donna bataille, le 22 d’Aout. & remporta une victoirel! gualée. Le Général & le Légat du Pape furent faits prisonniers, & leslr °is quarts de l’armée mirent bas les armes. Toute la Marche d’Anconewntra fous l’obéissance de Sforze, qui fit faire alors des propositions dePulx à Eugene. Les Ambassadeurs de Venise, de Florence & du Duc de^ilan se rendirent médiateurs & la paix fut conclue à Peroufe le 1 6 d'Oc-l °bre ; Peu après le Duc de Milan se brouilla de nouveau avec son gendre,
Ce qui donna lieu à de nouveaux troubles (r).
L’Empereur Frédéric avoit député dans la Diete de Nuremberg iEneas Succès dubylvius son Secretaire, pour aller à Rome faire agréer au Pape Eugene latenue d un Concile. 1] arriva à Rome en 1445, & après avoir demandé Sylvius APardon au Pape de ce qu’il avoit fait contre lui à Balle, il lui exposa fa Rome.commission ; mais Eugene ne voulut pas consentir à un Concile trop opposé *445»
* son autorité & à son Concile de Rome (d).
, Annibal Bentivoglio gouvernoit Bologne, après avoir soustrait cette ville Troutíes 4
* la domination du Duc de Milan. La faction des Cannedolo lui étoit op- Bologne.Posée j & cherchoit à le perdre. Elle y réussit, Bentivoglio & plusieurs
I e fes amis furent assassinés. Le peuple en fureur massacra Jean Baptistea pnedolo, & le parti opposé eut ie dessus ( e ).
v-ì fut dans le cours de cette même année, qu’Eugene déposa les Arche- Eugene dL.yques (k Electeurs de Cologne & de Treves, pour avoir pris le parti de sj e J e sf‘ ma ^x H du Concile de Basse. Les Electeurs choqués de cette entreprise, \‘ tt asu tablèrent une Diete à Francfort, il y fut résolu ” ‘
que si Eugene ne
G) Hiít. de Venise T. VI.'p. 286-303.s) Lenfant ubi sup. p. 163.w Hiít, dc Venise 1 . c. p. 315-3-4.
(d) Lenfant p 17$.
(e) Contin. de Fleuri 1. c. p.
43P-