Histoired’Italiedepuis F an1430 jus-qu’à FanI5'7-
374 HISTOIRE GENERALE
Section plaintes par ses exactions, comme on le voir par les actes publics 2svin. France, d’Allemagne, d’Angleterre, d’Efpagne & d’autres royaumes («)•Le Pape étoit toujours occupé de la guerre contre les Turcs. II envoysencore des Nonces au Duc de Bourgogne pour le solliciter & ce Princerépondit favorablement. Alors Pie II. invita les Princes d’italie d'en-voyer au jour marqué leurs Ambassadeurs à Rome. Ceux du Duc dsBourgogne parurent les premiers, & déclarèrent que leur Maître avoirPréparatifs r< ásolu de partir lui-même au Printems avec une flotte. Le Pape de-que fait le' manda aux autres Ambassadeurs ce qu’ils avoient à dire; la plupart ré'Tafe four pondirent qu’ils n’étoient venus que pour être instruits des desseins deh guerre , f a Sainteté pour en faire part à leurs maîtres. Les Vénitiens assurèrentcmtre les ^'ils avoient déja déclaré la guerre au Turc. Les Florentins tâchèrentu>a ‘ de persuader au Pape en secret, de les laisser agir seuls , pareequ’ils ( e
ruineroient infailliblement, ce qui assureroit la liberté de l’Italie. Maisle Pape ne goûta nullement ce conseil, & peu après dans un Consistoiresecret' il déclara aux Cardinaux , que puisque Ferdinand étoit maître duroyaume de Naples, & que Malatesta avoir été battu, il étoit résolud’employer tout le bien de l’Eglife pour équipper upe flotte, sur laquelleil s’embarqueroit lui-même & passeroit en Grece & en Asie, espérant queson exemple engageroit les Princes Chrétiens à agir de leur côté. Les Car-dinaux approuvèrent fa résolution , mais les principaux Etats d'Italie nemarquèrent gueres d’empressement pour cette guerre , & se contentèrentd’offrir les subsides, dont on étoit convenu à Mantoue (b). Le Duc dsMilan promit à la vérité d’envoyer son fils avec de la cavalerie pour escor-ter le Pape. Les Génois s’engagerent à équipper une Flotte de huit oudix vaisseaux, mais qu’ils vouloient savoir quelle part ils auroient dans Issconquêtes ( c ).
Tous ces obstacles ne ralentirent pas le zele du Pape , il publia le 2Zd’Octobre un Décret, qu’il adressa à tous les Prélats, Princes & PeuplesChrétiens, pour les informer de la nécessité où il se trouvoit de faire laguerre aux Infidèles, & les avertir qu’il partiroit le 15 de Juin de Tan-née suivante. Ii écrivit en particulier au Doge de Venise, pour T exhor-ter à se tenir prêt pour le venir joindre à Ancone, sans s’excuser sursa vieillesse, puisque le Duc de Bourgogne du moins aussi âgé que lui nerefusoit pas de s’y rendre, & que lui Pape quoiqu’âgé marcheroit à leurtête.
fl persévère La santé de Pie II. étoit fort altérée par les continuelles fatigues &
Hans Jandessein.
1464-
par
par les douleurs de la goûte, à laquelle il fut sujet pendant presque toutson Pontificat ; cela ne Tempêcha point d’agir toujours vigoureusementpour T expédition qu’il médítoic. Cependant la fievre le prit & les dq u 'leurs de la goûte redoublèrent à la fin de Thiver, en sorte que par le con-seil des Médecins, il alla aux bains le Retrìolane dans le Diocèse de Sien-ne & y passa quelques mois. Pendant qu’il y sot, il apprit que le Duc deBourgogne ne se trouveroic point en personne à la guerre contreTurcs. II écrivit à ce Prince., pour Texhorter à ne point abandonner j?cause commune, son honneur ík fa conscience T engageant à tenir
(s) Spondan. ad ann. Qi) Comment, ubiJus . (c) sEn, Ep. 392 .