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Troïà & remporta une victoire compíette, qui ruina entierement fes aíFai-res. En peu de teins il fut abandonné de la plupart de fes partisans & du nj }™ mPrince de latente même. Chassé de la Pouille, il fe retira dans l’Abruzze, Jj ta u e°ù il f e soutint encore quelque tems. Mais presque tous ceux qui étoient puis l'anencore dans ses intérêts & Pichinin lui-même, ayant fait dans la fuite leur 1430 juj -paix avec Ferdinand , il fe retira dans fisle d’Ischia & delà retourna en l ’ an
Provence (a). ^ I517 ‘ _
Au commencement de cette année !e Roi de Bohême envoya des Ambassa- Ambassadedeurz à Rome, chargés de promettre de fa part une entiere obéissance au S. à Roi deSiégé, à condition que le Pape accorderoit les articles que les Bohémiens Ro ^ êmt ««^voient présentés au Concile de B r. île. Le Pape ne voulut point accepteria condition, & dit que Podiebrad devoit penser à s’unìr à l’Eglife Ro-maine fans équivoque, qu’autrement son royaume ne pourrait subsister. LezAmbassadeurs rapportèrent cette réponse dans l’assemb’ee des Etats à Pra-gue. Elle irrita tellement le Roi, qu’il s’emporta en invectives contre leï’ape, & déclara qu’ayant été élevé & nourri dans la pratique de la com-munion fous les deux espaces, fans pourtant s’être jamais départi de l’o-i'éissance qu’iì devoir .à l’Eglise Romaine, il étoit résolu d'y vivre & d’y-mourir. II fit même emprisonner le Nonce du Pape, auquel il rendit bien-tôt la liberté à la priere de l’Empereur Frédéric. Quelque tems après Po-diebrad rendit service à ce Prince, qui étoit en querelle avec son frere Al-bert touchant l'Autriche, & par reconnoissance l’Empereur sollicita le Papede différer d’excommunier Podiebrad. Pie II. se rendit aux prières del’Empereur, mais il renouvella I’excommunìcation contre Sigismond d'Au- -triche, Grégoire'de Heimburg & contre Sigismond Malatesta, Prince déâimini. Ce dernier ayant été battu par les troupes du Pape, fit son ac-commodement. Pie II. reprit alors le projet de la croisade, & s’étant as-súré du concours des Vénitiens, il envoya ì’Evêque de Ferrare en qualitéde Légat au Roi de France & au Duc de Bourgogne , qui revint avec d»belles promeffès, qui demeurèrent fans effet (b).
Le Roi de France étoit toujours mécontent du Pápe,enforte qu’il donna Edits datrois Edits peu favorables à la Cour de Rome. Le premier attribuoit à Roi *so Majesté la disposition de tous les bénéfices vacans, jusqu’à ce que les Fra ™ï:Evêques eussent prêté le serment de fidélité , & le jugement de tous les 3 ‘procès intentés pour le- revenu de ces mêmes bénéfices. Le second por-tôit que les Présidons & les Conseillers du Parlement jouiroient dans la-no-mination aux bénéfices des mêmes privilèges que l’Univeríité de Paris. Letroisième attribuoit encore au Roi le jugement de tous les bénéfices tou-chant le possessoire. Le Pape envoya deux Légats en France pour tâcherd'adoucir le Roi, ils étoient chargés d’offrir à ce Prince une trêve de cinqou six ans pour le Royaume de Naples, s’ìl vouloir prendre les armes con-l re les Turcs. On ignore quel fut le succès de cette Légation; on voitculement dans les Historiens , que Louis XI. publia encore d’aucresLaits contre ceux qui exigeoient les dépouilles des Bénéficiers, & con-ite ks expectations (c). Tant la Cour Romaine fournissoit des sujets de
(«) Gimmùnt L. XXVII. Ch. 1 . P lutin*.
W Cornaient. Pff JI. L. vil & IX. (0 Comment. L. XII.
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