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wé une conspiration, ni même qu’il en eût eu la pensée, parceque c’étoit SectionU n homme sans tête, qui n’avoit ni le talent de la parole, ni courage, nitien, ni amis, & qui étoic presque aveugle. Ces raisons ne servirent de ie>sien, le Pape dit à Vanesius un de ses familiers, en regardant Platina avec puis } a nfureur, il faut contraindre cet homme par la torture à dire la vérité , car il *430 jus-e fi habile dans T art de conspirer. On découvrit bientôt que cette conspira l ' anl ion n’écoit qu’une chimere, ce qui n’empêcha pas que Platina & plusieurs 15I7 ‘autres ne fussent rois à la question,& détenus plus d’un an en prison (a). L’Empe.
Ce fut cette année que l’Empereur accomplit le vœu qu’il avoit fait de reur vient àVenir à Rome. Le Pape le reçut avec beaucoup de magnificence & dépensa Rome -dixhuit mille écus d’or (b). Quatre jours après son arrivée, il aíïìsta à unConsistoire,où l’on traita des moyens de s’oppofer aux progrès des Turcs,
après de longues délibérations, on convint d’écrire aux Princes au nomdu Pape & de l’Empereur, pour les inviter d’envoyer leurs Ambassadeursà Rome, pour aviser aux moyens de conserver la religion, & d’accorderNUX Vénitiens les décimes, le vingtième du bien des Juifs & le trentièmede celui des Séculiers de leur domination. L’Empereur demeura dixseptjours à Rome, & retourna ensuite en Allemagne (c).
Cependant Mathias Roi de Hongrie revint en Moravie, & les Catho« Mathias^tques de Bohême le déclarèrent folemnellement leur Roi, à Duc de Mo- décUn R<àTa -vie, à Olmutz; Ceux de Breílau le reconnurent aussi Prince de Silesie. nefl fit Victorin, fils de Podiebrad prisonnier, & s’empara de quelques pla-ces. Mais le frere de Victorin l’ayant battu peu après, il fut obligé de re-tourner en Hongrie, pour en tirer du secours. Podiebrad pour traverserles projets ambitieux de Mathias proposa aux Etats de Bohême de nommerPour son successeur Uladiílas, fils du Roi de Pologne. Cette propositionfut goûtée par l’un & l’autre parti, & Casimir ayant promis de soutenirIks droits de son fils, Mathias perdit un grand nombre de ses adhérons. LeRoi de Hongrie s’en plaignit au Pape, qui reçut en même tems de fortessollicitations de la part de Casimir pour qu’il confirmât sélection de son fils,tvais il ne put l’obtenir. Paul II. lui envoya i’Évéque de Forli, pour luir upréfenter, que le S. Siégé ne pouvoit abandonner les intérêts du Roi deffongrie, à qui il avoit de grandes obligations, il l’exhortoit même à pren-ne les armes contre Podiebrad.
Le Pape apprit, que Mahomet II. assiegeoit Negrepont avec une ar- Fri f e dètNée de plus de six vingt mille hommes (k une Flotte de plus de cent gale- N -£fê 01íi:Ï( ;S. II ordonna des prières publiques à Rome, & il alloit lui-même nuds Tu r ^PRds en procession, portant limage de la Vierge. Cela n’empêcha pas 1470»e $ Turcs de fe rendre maîtres de la place & de toute l’Iíle. Paul publia? etf e année une bulle, par laquelle il ordonnoit que le Jubilé fe célébrât touses vingt-cinq ans, à commencer l’an 1475.
. Riul 11 . obtint de l’Empereur d'assemoier une Diete à Ratisbonne, pour Diete dedélibérer fur les moyens d’arrêter les conquêtes des Turcs, & il envoya R a ^ sbmr ‘Légats. L’assemblee fut très-nombreufe & commença le 22 de Juin. r ‘ e \^ u .évêque de Trente y parla en Allemand au nom de l’Empereur ; il ex-
Platina in Paulo II. (c) Papíens, Comment. L. VII. Platine.
Ly même. ubi íup.
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