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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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S 32 HISTOIRE GENERALE

Section les Allemands, le Roi de Pologne ne voulant rien entreprendre en leurvu:, faveur. Ces représentations n eurent pas grand effet ; les Princes Aile*,mands n’avoient pas envie de voir le Roi de Pologne fur le trône de‘depuis* r an Bohême, & comme ils étoient divisés entre eux, chacun en particulier1430 jus- ílatoit Podiebrad. L’Empereur d’aucre part n’écoit pas content, il dìíoicqn’à l’an q Ue | e Pape avoit bien pu condamner le Roi de Bohême, mais qu’il ne1517. pouvoit pas disposer de son royaume, qui dépendoit encierement de FEffl'pire (a). La Diete se sépara, après avoir réglé qu’on entretiendroit pen-dant six ans, vingt mille hommes contre les Turcs, & qu’on solliciteroitle Pape d’établir une paix solide entre les Princes Chrétiens.

Mathìas Eaul II, voulant pouffer à bout le Roi de Bohème,fit offrir la couronneRoi de* à Mathias Roi de Hongrie, qui l’accepta par ambition ou par zele pour laHongrie cause Catholique. Ce Prince ayant conclu une trêve avec ie Gouverneurr accepte, Turc d e i a b a íf e Pannonie, entra avec son armée en Moravie, accompagnédu Légat du Pape, qui avoit publiquement excommunié ceux qui donne-roient du secours aux hérétiques. Après quelques courses, Podiebrad &Mathias eurent une conférence, mais ne conclurent rien. Mathias voyantque l’hiver approchoit, laissa son armée en Moravie & retourne en Hon-grie. Cette expédition est de lan née 1468.

Guerre en La paix dont l'Italie jouissoít fut troublée en 1467. Co sine de Medi-kaiie. c j s dtoit mort à Florence. Pierre de Medicis, qui avoit hérité de ses biens& de son autorité dans le Conseil, fit proscrire les Chefs de la Faction quilui étoit opposée. Plusieurs de ces proscrits se retirerent dans l’Etat deVenise & traitèrent secrètement avec Barthelemi Coléone, Capitaine-Gé-néral de la République. II assembla des troupes dans le Bressan, & commeon ignoroit ses desseins, plusieurs Princes en prirent ombrage. Le Sénatfeignoit de n’entrer pour rien dans les projets de son Général, bien qu illui laissât la libre disposition des troupes de la République. Le Duc de Mi*lan, le Roi Ferdinand, & les Florentins prirent part à la guerre & les Vé-nitiens se déclarèrent ouvertement, ce qui sembloit menacer d’un incendiegénéral. Le Pape travailla à accommoder les parties belligérantes, &réussit à faire la paix, qui fut signée au commencement de l’année 1468 (&)•Le Pape la Robert Malatesta Seigneur de Rimini » fils naturel de Sigismond, ne tut

fait à R 0 point compris dans ce traité, Paul 11 . le fit affieger dans Rimini, Mais letefta Mala sape n’avoit pour lui que les Vénitiens, au lieu que Robert étoit soutenueJ a ‘ par le Duc de Milan, les Florentins & le Roi Ferdinand. Ce dernier l ulenvoya du secours & fit lever le siégé aux troupes du Pape (c).

Conjura- E11 ce tems-là, le Pape fut fort ailarmé, on lui persuada qu’un certain Cal'Hon préten- limaque avoit conspiré contre lui, & on lui rapporta, qu’on avoit découvertdue contre' às les bois de Veletri, une grosse troupe de bannis. Paul craignit usl ele Pape. révolte au dedans & au dehors de la ville. Plusic-urs citoyens furent arrô'tés, & entre autres F Historien Piatina. Ayant écé traîné devant le Pape 'on le menaça de la torture & de la mort, s’il ne difoit la vérité. Plati sl3fondé fur le témoignage de fa conscience, répondit avec fermeté, & re ”présenta au Pape, qu’il n’écoìc nullement croyable que Callirnaque eût so r '

Ça") Papiens. Ep. 282. (5) Papiers. Ep. 176, Comment. L-

(b) Hist. de Venise 1. c. p. 213. 217.