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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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DI T A L I E. L m XXIV. Cil l 3*7

Au commencement de lannée 1476, les neiges fondues causerent un siSHcriortfurieux débordement du Tibre à Rome, que leau monta jufquau premier ***degré du grand autel de lEglife de St. Paul. Ce malheur fut suivi de lapeste, qui emporta tant de monde que le Pape fut obligé de sortir de la p u i s r anville. A cette occasion, il publia «ne bulle, par laquelle il accorda des 1430 jus-indulgences à ceux qui .célébreraient la fête de la Conception Immaculée l an'de la Vierge. Cette bulle éprouva bien des contradictions. ISI?

Le Pape, appréhendant que le Roi de France neût dessein de se sai- Le Papesir dAvignon, ayant beaucoup de troupes dans le voisinage, envoya le sert de enteCardinal Julien son neveu en qualité de Légat en France. Comme cette ville.Fégation ne plaifoit pas à Louis XI, pour intimider le Légat,il publia I4?5 'divers Edits peu favorables au Siégé de Rome. Le premier portoit, que Etits deles Rois de France ayant obtenu du Concile de Constance le pouvoir de Lomsdemander au Pape la convocation dun Concile général, il avoit résolu dedemander ce Concile au plutôt, & quâ cette fin il ordonnoit à tous les Pré-lats de fe retirer dans leurs Diocèses, & dattendre le jour auquel ils fe-raient convoqués. II ordonnoit encore à tous ceux qui viendraient de Ro-me, de montrer à lentrée du royaume les lettres, bulles & autres écritsdont ils feraient chargés, asin quon pût voir sil ny avoit rien de contraireaux droits de lEglise Gallicane, Par un autre Edit il défendit, quaucunAbbé, Prieur ou Religieux nallât au Chapitre de son Ordre, sil fe tenoithors du royaume, fur peine de bannissement (a).

Les Turcs ravagèrent cette année la Moldavie, mais fur la nouvelle que Viti dule Roi de Pologne marchoit contre eux,ils íè retirerent. Mathias Roi de de .Hongrie sattribua lhonneur de les avoir chassés. Le Pape lé'eva jufquaux 1 on S rtt *nu es;on lui donna deux-cens mille écus d'or en récompense de fa prétenduevaleur & pour fournir auxfraix de la-guerre. Le Duc de Milan, moinscrédule, ne voulut point y contribuer. Le Roi de Naples, dont il épou-sa la fille naturelle, appuicit fes hauts faits prétendus. Mais on découvritbientôt la vanité de ce Prince, les Turcs ayant fait de grands ravagesdans la Carniole, la Carinthie & la Stirie. Áuffi Tannée suivante le Pape les Vénitiens cessèrent de lui donner les cent mille écus dor,quils lui fournissoient pour entretenir son armée contre les Turcs, par-cequjl avoit déclaré la guerre à lEmpereur Frédéric, qui sétoit opposéà son mariage, comme contraire au Traité par lequel Frédéric étoit dé-claré héritier du royaume de Hongrie (b).

Le Duc de Milan sétaot rendu fort odieux par ses" violences & set Le Duc dedébauches, il fe forma contre lui une conspiration, qui éclata le jour às^tianaf.Saint Etienne 26 de Decembre. Les Conjurés le poignardèrent dans lE J a B inéglife. Sa veuve prit en main le gouvernement,pendant la minorité de sonh|s , & fit alliance avec les Vénitiens, & avec Laurent & julien de Me-dicis, qui gouvernoient Florence.

Le Pape, qui étoit ennemi des Médias, fe lia avec le Roi Ferdinand, CmspjrrJ* prit part à la conspiration qne les Pazzi tramèrent contre Laurent & Ju - tion à à-hen. 11 étoit piqué contre eux par plus dune raison.

Ayant nommé mi ^\ S

fa) Contin. de Fleuri 1 . c. p. 419,420. XXVIII. in fin. Banfin, Decad»IV. L V.(&) Michov. L. IV. C. 72 Cramer. L. p. 437.

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