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Au commencement de l’année 1476, les neiges fondues causerent un siSHcriortfurieux débordement du Tibre à Rome, que l’eau monta jufqu’au premier ***•degré du grand autel de l’Eglife de St. Paul. Ce malheur fut suivi de lapeste, qui emporta tant de monde que le Pape fut obligé de sortir de la p u i s r anville. A cette occasion, il publia «ne bulle, par laquelle il accorda des 1430 jus-indulgences à ceux qui .célébreraient la fête de la Conception Immaculée l ’ an'de la Vierge. Cette bulle éprouva bien des contradictions. ISI? ‘
Le Pape, appréhendant que le Roi de France n’eût dessein de se sai- Le Papesir d’Avignon, ayant beaucoup de troupes dans le voisinage, envoya le sert de enteCardinal Julien son neveu en qualité de Légat en France. Comme cette ville.Fégation ne plaifoit pas à Louis XI, pour intimider le Légat,il publia I4?5 'divers Edits peu favorables au Siégé de Rome. Le premier portoit, que Etits deles Rois de France ayant obtenu du Concile de Constance le pouvoir de Loms •demander au Pape la convocation d’un Concile général, il avoit résolu dedemander ce Concile au plutôt, & qu’â cette fin il ordonnoit à tous les Pré-lats de fe retirer dans leurs Diocèses, & d’attendre là le jour auquel ils fe-raient convoqués. II ordonnoit encore à tous ceux qui viendraient de Ro-me, de montrer à l’entrée du royaume les lettres, bulles & autres écritsdont ils feraient chargés, asin qu’on pût voir s’il n’y avoit rien de contraireaux droits de l’Eglise Gallicane, Par un autre Edit il défendit, qu’aucunAbbé, Prieur ou Religieux n’allât au Chapitre de son Ordre, s’il fe tenoithors du royaume, fur peine de bannissement (a).
Les Turcs ravagèrent cette année la Moldavie, mais fur la nouvelle que V™iti dule Roi de Pologne marchoit contre eux,ils íè retirerent. Mathias Roi de de .Hongrie s’attribua l’honneur de les avoir chassés. Le Pape l’é'eva jufqu’aux 1 on S rtt *nu es;on lui donna deux-cens mille écus d'or en récompense de fa prétenduevaleur & pour fournir auxfraix de la-guerre. Le Duc de Milan, moinscrédule, ne voulut point y contribuer. Le Roi de Naples, dont il épou-sa la fille naturelle, appuicit fes hauts faits prétendus. Mais on découvritbientôt la vanité de ce Prince, les Turcs ayant fait de grands ravagesdans la Carniole, la Carinthie & la Stirie. Áuffi Tannée suivante le PapeAí les Vénitiens cessèrent de lui donner les cent mille écus d’or’,qu’ils lui fournissoient pour entretenir son armée contre les Turcs, par-cequ’jl avoit déclaré la guerre à l’Empereur Frédéric, qui s’étoit opposéà son mariage, comme contraire au Traité par lequel Frédéric étoit dé-claré héritier du royaume de Hongrie (b).
Le Duc de Milan s’étaot rendu fort odieux par ses" violences & set Le Duc dedébauches, il fe forma contre lui une conspiration, qui éclata le jour às^tianaf.Saint Etienne 26 de Decembre. Les Conjurés le poignardèrent dans l’E J a B iné ‘glife. Sa veuve prit en main le gouvernement,pendant la minorité de sonh|s , & fit alliance avec les Vénitiens, & avec Laurent & julien de Me-dicis, qui gouvernoient Florence.
Le Pape, qui étoit ennemi des Médias, fe lia avec le Roi Ferdinand, CmspjrrJ* prit part à la conspiration qne les Pazzi tramèrent contre Laurent & Ju - tion à à-hen. 11 étoit piqué contre eux par plus d’une raison.
Ayant nommé mi ^\ S
fa) Contin. de Fleuri 1 . c. p. 419,420. XXVIII. in fin. Banfin, Decad»IV. L V.(&) Michov. L. IV. C. 72 Cramer. L. p. 437.
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