Buch 
32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
Seite
388
JPEG-Download
 

quâ l»nJ 517-

ITî Papedéclare laguerre aux

jSÔ HISTOIRE GENERALE

Section François Salvíati à lArchevêché de Pise, on fit des difficultés á FlorenceVin. de le reconnoitre (a). Dailleûrs Sixte IV. avoit trouvé des obstacles dethalle de- P arC des Medicìspour investir son neveu Jerome du Comté dímola. Pourpuis ì an se venger, il convint avec les Pazzi, de tout tems rivaux des Medicis, de1430 jus- se défaire des deux freres, & de former un nouveau plan de gouverne-ment. Salvíati & le Cardinal Riario neveu du Pape furent les agens donton se servit. _ On eut de la peine à engager Jaques Pazzi dans le complot(d ), à la fin il se laifia gagner. Le Roi de Naples envoya quelques trou-pes en Toscane, sous prétexte de recouvrer quelques places de lEtat Ec-clésiastique , mais réellement pour se saisir de Florence après quon se seroitdéfait des Medicis. Les Conjurés après avoir épié longtems loccasion detrouver les deux freres ensemble, se déterminèrent enfin à faire leur couple 26 dAvril, pendant la Messe, tandis que l'Archevêque de Pise sempa*reroit du Palais, & se saisiroit des Conseillers de la Régence. Lentreprisene réussit pas comme on lavoit espéré. Julien seul perdit la vie. Laurentse sauva dans la Sacristie. Le Gonfalonnier de Justice averti par le bruit dupeuple qui couroit aux armes, se saisit de ^Archevêque; on arrêta encorenn grand nombre des complices & tous furent pendus. Le peuple alla pren-dre Laurent & le conduisit en triomphe chez lui (c).

Le Pape voyant le projet échoué , fe déclara,ouvertement contre lesFlorentins. II lança un interdit général contre eux, parcequils avoient euflorentins! i'audace de donner la mort à un Archevêque & demprisonner le Cardinal' son neveu, qui sétoit rendu à Florence pour appuyer la conjuration, &sétoit trouvé dans l'Eglise quand Julien de Medicis avoit été assassiné. Sixteleur déclara aussi la guerre, & fe disposa à la leur faire vivement avec leRoi Ferdinand son ami.

Les Fioren- Les Florentins réclamèrent le secours de tous leurs Alliés, du Roi deFrance, des Vénitiens & du Duc de Milan, assemblèrent tous les Eve-kmMiés, ques de leur dépendance & appellerent au Concile général ; ils obligèrentaussi les Prêtres à célébrer le service divin malgré linterdit. Louis*fe contenta de leur envoyer Philippe de Confines, qui alla à Milan &obtint du Duc trois-cens hommes darmes , avec lesquels il vint au se-cours des Florentins (d). Les Vénitiens sexcuferenc sur ce quil ne sa-gìssoit que des intérêts particuliers des Medicis, & non de ceux du Public*Ils ne laissèrent pas de les assister secrètement. Le Roi de France assemblale Clergé & les Grands de son royaume à Orléans, pour rétablir la Prag-matique Sanction & abolir les Aimâtes. Cependant on ne conclut rien danscette assemblée,le but du Roi nétant que dintimider le Pape (e). II donnanéanmoins un Edit, daté du 16 dAoût, dans lequel , après sêtre plaintde la rigueur du Pape contre les Florentins, & des sommes excessives qnijîiroit du royaume, pour lés dissiper à faire des guerres injustes, il défendsévèrement à tous ses sujets daller à Rome pour y obtenir des Bénéfices,& dy envoyer aucun argent.

Louis XI. fit plus, il envoya des Ambassadeurs au Pape, dont le Vicom-te de Lautrec étoit le chef. Ils étoient chargés de presser le Pape de I e *

jâmìaffaiede LouisXI. auPape.

(a) Machiavel Htfi. Florent. L. VIII,

(b) èe même.

(cj Le même.

(d) Mein. de Comines L. VI. Ch.

(e) Contin. de Fleuri 1 . c. p. 46--