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jSÔ HISTOIRE GENERALE
Section François Salvíati à l’Archevêché de Pise, on fit des difficultés á FlorenceVin. de le reconnoitre (a). D’ailleûrs Sixte IV. avoit trouvé des obstacles dethalle de- P arC des Medicìspour investir son neveu Jerome du Comté d’ímola. Pour‘puis ì’ an se venger, il convint avec les Pazzi, de tout tems rivaux des Medicis, de1430 jus- se défaire des deux freres, & de former un nouveau plan de gouverne-ment. Salvíati & le Cardinal Riario neveu du Pape furent les agens donton se servit. _ On eut de la peine à engager Jaques Pazzi dans le complot(d ), à la fin il se laifia gagner. Le Roi de Naples envoya quelques trou-pes en Toscane, sous prétexte de recouvrer quelques places de l’Etat Ec-clésiastique , mais réellement pour se saisir de Florence après qu’on se seroitdéfait des Medicis. Les Conjurés après avoir épié longtems l’occasion detrouver les deux freres ensemble, se déterminèrent enfin à faire leur couple 26 d’Avril, pendant la Messe, tandis que l'Archevêque de Pise s’empa*reroit du Palais, & se saisiroit des Conseillers de la Régence. L’entreprisene réussit pas comme on l’avoit espéré. Julien seul perdit la vie. Laurentse sauva dans la Sacristie. Le Gonfalonnier de Justice averti par le bruit dupeuple qui couroit aux armes, se saisit de ^Archevêque; on arrêta encorenn grand nombre des complices & tous furent pendus. Le peuple alla pren-dre Laurent & le conduisit en triomphe chez lui (c).
Le Pape voyant le projet échoué , fe déclara,ouvertement contre lesFlorentins. II lança un interdit général contre eux, parcequ’ils avoient euflorentins! i'audace de donner la mort à un Archevêque & d’emprisonner le Cardinal' son neveu, qui s’étoit rendu à Florence pour appuyer la conjuration, &s’étoit trouvé dans l'Eglise quand Julien de Medicis avoit été assassiné. Sixteleur déclara aussi la guerre, & fe disposa à la leur faire vivement avec leRoi Ferdinand son ami.
Les Fioren- Les Florentins réclamèrent le secours de tous leurs Alliés, du Roi deFrance, des Vénitiens & du Duc de Milan, assemblèrent tous les Eve-kmMiés, ques de leur dépendance & appellerent au Concile général ; ils obligèrentaussi les Prêtres à célébrer le service divin malgré l’interdit. Louis Xí*fe contenta de leur envoyer Philippe de Confines, qui alla à Milan &obtint du Duc trois-cens hommes d’armes , avec lesquels il vint au se-cours des Florentins (d). Les Vénitiens s’excuferenc sur ce qu’il ne s’a-gìssoit que des intérêts particuliers des Medicis, & non de ceux du Public*Ils ne laissèrent pas de les assister secrètement. Le Roi de France assemblale Clergé & les Grands de son royaume à Orléans, pour rétablir la Prag-matique Sanction & abolir les Aimâtes. Cependant on ne conclut rien danscette assemblée,le but du Roi n’étant que d’intimider le Pape (e). II donnanéanmoins un Edit, daté du 16 d’Août, dans lequel , après s’être plaintde la rigueur du Pape contre les Florentins, & des sommes excessives qn’ijîiroit du royaume, pour lés dissiper à faire des guerres injustes, il défendsévèrement à tous ses sujets d’aller à Rome pour y obtenir des Bénéfices,& d’y envoyer aucun argent.
Louis XI. fit plus, il envoya des Ambassadeurs au Pape, dont le Vicom-te de Lautrec étoit le chef. Ils étoient chargés de presser le Pape de I e *
jâmìaffaiede LouisXI. auPape.
(a) Machiavel Htfi. Florent. L. VIII,
(b) èe même.
(cj Le même.
(d) Mein. de Comines L. VI. Ch.
(e) Contin. de Fleuri 1 . c. p. 46--