D’I T A L I E. L iv. XXIV. C h. 1ver ^excommunication lancée contre les Florentins & de punir les auteurs Sectíokde la Conjuration. Le Pape fe défendit & prétendit justifier ses procéda* -J 1 . 11 *res. Lautrec menaça d’un Concile général & d’une soustraction d’obéis- d , rf£ .fanée. Sixte, par l’avis du Cardinal de Pavie fit une réponse dont l’Am- p u - is y nnbassadeur ne fut pas content, non plus que ceux de Venise & de Milan, 1430 jus-qui se retirerent,en signifiant la soustraction d’obéissance de la part de leurs l ' aìlMaîtres. 151 ?*
Les Florentins signèrent alors une ligue offensive & défensive avec les Gumt en .Ducs de Milan & de Ferrare & la République de Venise , & le Duc de tre u PapeFerrare fut élu Capitaine - Général. ■ L’armée du Pape & du Roi de Na- cí im-pies é toi t égale à celle des Confédérés. Celle-ci resta campée pendant n ^‘ l b àtrois mois fur le mont impérial. La peste s’étant mise dans l’une & dansVautre, fit périr beaucoup de monde, L l’hiver qui survint les sépara pour jiuès.àr prendre des quartiers d’hiver.
L’année suivante, l’italie se trouva toute en feu. La Duchesse de Mi- Suites delan, Régente pendant la minorité de son fils, s’étoic brouillée avec ses ceUe £ uér “beaufreres, & ceux-ci remplissoient l’Etat de Milan de troubles. Une fí ‘ .Nouvelle révolution avoit soustrait Genes à la domination du Duc de Mi-lan. Le Pape & le Roi de Naples agissoient toujours vivement contre lesFlorentins. Au milieu de tous ces troubles, les Vénitiens envoyerent en-core des Ambassadeurs au Pape pour tâcher de le fléchir,ces Ambassadeursconjointement avec ceux des autres Puissances intéressées le presserent vive-ment de donner la paix à l’Italie. Sixte IV. parut d’abord avoir quelque égardà leurs représentations; mais comme il trainoit l’affaire en longueur, ils lesommèrent de s’expliquer fans détours, fauee dequoi ils alloient de nouveaufe soustraire à son obéissance. Le Pape irrité termina l'audience, sans vou-loir les écouter , & ils fe retirerent tous le lendemain. La guerre recom-mença. Le Prince de Rimini joignit avec les troupes de Venise l’arméedes Confédérés, & remporta fur l’armée confédérée du Pape & de Naplesune victoire signalée. Peu de te ms après celle-ci eut fa revanche; ellesurprit & battit celle des Confédérés. Le reste de la campagne fe passafans aucun événement considérable ( a ).
Laurent de Medicis sentant la difficulté de se maintenir contre deux en- Paix cevesnemis aussi puiíìans que le Pape & le Roi de Naples prit le parti de fe l i r Roi derendre iui-meme à Naples pour traiter avec Ferdinand. 11 fut reçu avec Na P ks ‘beaucoup de distinction, tít conclut la paix (A). Le Pape de les Vénitiensfurent fort mécontens de la conduite du Roi de Naples, & surtout les der-niers qui fe plaignoient de n’avoir pas été compris dans le traité. Les Flo-rentins envoyerent des Ambassadeurs au Pape pour tâcher de le fléchir. Ilss e dévoient de Ferdinand, pareeque malgré le Traité le Duc de Calabrerestoit dans le Siennois. Un événement imprévu l’obligea de décamper &de retourner à Naples (c).
Mahomet II. ayant assiégé Rhodes, avoit été obligé de lever le siégé. Les°ur s’en venger, il ordonna au Pacha Achmet Geduc d’aller faire uneEfcente fur les côtes de la Terre d’Otrante. Quelques Historiens préten- J4íJo ]ent que les Vénitiens le sollicitèrent à entreprendre cette expédition (i).
G) Hist. de Venise s. VII. p. 355.358, (c) Le même.
VO MqçMml Hist. Ploient, j*. VHi. (<0 Hist. à Venise 0 I u t k- 370.
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