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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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VIII.

Histoired’Italie de-puis Van1430 jus-qu'à Van1517 .

Le Papeaccorde lapaix aux-Piertntint*

Mon de

Mahomet

II.

14O1.

Nouvelleguerre enItalie.

1482.

5 qo H I S T O I R E GENERALE

Quoiqu’il en soit le Bacha après un siégé de dixfept jours prit OtríRtt'd’assaut, & fit passer les habicans au fil de i’épée. Ferdinand demanda dusecours de tous côtés & rappella les troupes qu’il avoit en Toscane. LsPape en fut tellement allarmé, qu’il eut (sabord dessein de quitter Rome& de se retirer en France («). Mais étant revenu de íà premiere terreur »il exhorta l’Etnpereur & les autres Princes à sécourir Ferdinand, fit partirpour la Fouille vingt - quatre galères qu’on avoit préparées pour sécourirRhodes, & fit dire aux Florentins que s'ils voulaient dû mander pardon , Qt »Je leur aecorderoit (L).

Ils envoyerent douze Ambassadeurs à Rome, qui ne purent obtenir gru-ce qu’en se soumettant aux plus honteuses humiliations. Le Pape les traitaavec beaucoup de hauteur, & ne leur accorda la paix, qu’à condition,qu’ils accepteroient les conditions proposées par lui & par le Roi de Na-ples. II ajouta à ces conditions, que les Florentins entretiendraient quinzegalères tant que les Turcs feraient en Italie. Mais le nouvel Ambassadeur,qu’ils envoyerent pour ratifier le Traité, engagea le Pape à se relâchersur divers articles ( c ).

Les Lettres du Pape pour engager les Princes Chrétiens à secourir Fer-dinand ne firent pas grand effet. Plusieurs Etats d’Italie ne laissèrent pasde l’assister d’argent & de vaisseaux , le Roi de Castille lui envoya troismille hommes, le Roi de Hongrie gendre, de Ferdinand lui en fournitdeux mille de troupes agguerries. Mais avec tous ces secours le Roi dsNaples aurait eu bien de la peine à fe soutenir. Un événement imprévule tira de peine ; Mahomet II. mourut presque subitement au commence-ment de Mai 1481. Le Duc de Calabre reprit O trame & les Turcs aban-donnèrent l'Italíe.

Sixte IV. ayant épuisé son trésor par la guerre, imposa de nouvelle»'taxes fur le Ciergé & créa de nouvelles charges qu’il rendit vénales (d)-Mais à peine les Turcs furent - ils hors d’ítalie, qu’il fit une ligue avec le§Vénitiens j & envoya son neveu Jerôme à Venise sous prétexte d’y êtreaggregé aux Nobles de !a République , mais au fond pour prendre desmesures avec le Sénat contre le Duc de Ferrare, gendre de Ferdinand. Le®Vénitiens prirent pour prétexte, une insulte prétendue faite à leur Consulà Ferrare, & les droits que le Duc avoit mis fur leurs marchandises. L eL de Mai 1482.. ils déclarèrent la guerre au Duc, ils enlevèrent bientô 1une partie de ses Etats. Cependant ses Ambassadeurs, ceux de Ferdinand,de Florence & de Milan, après - avoir fait d’iriutiles efforts pour détacha*Sixte du parti des Vénitiens, quittèrent Rome, Le Pape fefoit de grand 3préparatifs de guerre, que les Romains blâmoient. II remplit Rome dssoldats, & envoya son neveu Jerôme pour s’òppofer au Duc de Calabr?,qui étoit entré fur les terres de l’Eglife pour arrêter le secours que Six teavoit promis aux Vénitiens. Comme il étoit obligé d’avoir une forte gar-nison dans Rome pour empêcher le peuple de fe soulever , son armée neput agir offénsivement. Les Colonnes & les Savelli s’étanc déclarés p° u íle Duc de Calabre, reçurent fes troupes dans deux de leurs places, ce ss 11

(a) Bonfin, Decad. IV. L. VI. (c) Le même.

(*>^Machiavel 1 . c. (dj Onuphr. iti Sixte» IV.