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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’IT A L I E. L iv. XXIV; Ch. I. 393

Ali commencement de i’année suivante, il leva l’interdit jette' par son Ssc-non-Prédécesseur fur les Vénitiens, qui de leur côté lui envoyerent des Ambas-jâdeurs pour lui jurer obéissance. Le Pape travailla aussi à réconcilier lesColonnes & les Ursins, qui sefesoient la guerre aux environs de Rome, depuis r an06 qui causoit beaucoup de troubles dans cette Capitale. 1430 jus-

Tandis qu’Innocent VIII. exhortoit les autres à la paix, il entra lui- l ’ anen guerre avec Ferdinand Roi de Naples , en faveur de la ville I5I7 ‘^Aquìla K des Barons qui s’étoient révoltés à cause des excès du Duc de jbsointîm-Palabre. D’ailîeurs le Pape exigeoit à toute rigueur le tribut, que ses deux des Véni-Prédécesseurs avoient remis à Ferdinand (a).. Le Pape donna le commun tkns -Ornent des troupes de l'Eglise à Robert San-severin, qui avoit été Géné-ra l des Vénitiens dans la derniere guerre. La famille des Ursins se déclara fy. Fa í efaveur du Roi de Naples} cependant il n’y eut aucune action impor*

3nt . e - de Naples .

. Au mois de Janvier de 1486, les Ursins s’accommoderent avec Innocent, j> aîx con ..^quelques mois après la paix se fit par ì’entremise de l'Ambassadeur d’E- c iue.3 Pagne, elle fut signée le 12 d'Août aux conditions suivantes; que le Roi 1486.P^yeroit le tribut ordinaire pour le Royaume de Naples ; qu’il pardonne-nt aux Barons ; que la ville d’Aquila auroit la liberté de se soumettre auí> a Pe, ou au Roi de Naples ; que la collation des bénéfices dépendroit dur*P £ > que Virginio des Ursins viendroit demander pardon au Pape à ge-^ux, nuds pieds & tête nue, avec la corde au cou (b). Le Roi d’Efpa-le Duc de Milan & Laurent de Medicis furent garands de la paix.

Pape épuisé par la guerre créa de nouvelles charges, à l’exemple de“tXte IV. 8 c les vendit.

j Comme Ferdinand n’observoit pas trop bien les conditions de la paix , Tmìtè du“^nocent VIII. fit alliance avec les Vénitiens pour vingt • cinq ans. En P ope'avecíj“éme tems, il sollicita les Ambassadeurs d’Efpagne , de Florence 8 c de l t f en s em ‘*uilan d’exhorter le Roi de Naples à observer les conditions de la paix, ^487.Pour ne pas attirer fur lui le ressentiment du S. Siégé.

Cette année le Pape eut beaucoup d’inquíétude de la révolte de Bucoli- Révolte de«x, viouverneur d’Osimo ou Osma , ville de la Marche d’Ancone. Ce Bucoiini.

ouverneur profita du mécontentement de la garnison , qui n’étoit pointPayee, pour la faire révolter. II chassa les partisans du Pape, & envoyaurir au Grand Seigneur de se soumettre à lui. Le Pape fit assiéger Osma,

3 is il fallut traiter avec Bucolini. Laurent de Medicis lui envoya l’Evê-HUe é’Arezzo, qui l’engagea à remettre la place au Pape. II se retira àflorence, où Laurent de Medicis le reçut fort bien. Etant allé ensuite àiV! ulan Sforze le fit pendre (c).

Les Vénitiens eurent une guerre particulière avec les Comtes d’Arco 8c Guène dt’gìsmond Archiduc d’Aucriche au sujet des mines de fer du Cadorin. Les^ouïtes 8 c l’Archiduc se liguèrent avec les Evêques de Trente 8 c de Brixen.v . e P ar t 8 c d’autre on fit des ravages. Mais les sujets de f Archiduc , pri- vénitiens ,0sl s uu commerce avantageux qu’ils fesoient avec Venise, murmurèrent, & (fia paixCra ignit une révolte. L’Archiduc ne put donc profiter d'une victoire cm ‘- e ‘

fy Gìannene L. XXVIII. Ch. r.

^ J Qnuphtr, & Ciacon, in lnnoc, VIII.

(í) Machiavel Hiíì. Florent. L. VIII.