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HISTOIRE GENERALE
S/xtion qu’ii avoit remportée fur les Vénitiens. On traita, & la paix fut conCiueV1IL par la médiation de l'Empereur Frédéric, de Maximilien son fils Roi
Romains & da Pape (a). . , . s
Innocent VIII. condamna en ce tems -là quelques Propositions extraits
Histoired’Italiestepids Van
1430 jus-qisà Van
1517-
Le Papecondamne
des thèses, que Jean Pic, Prince de la Mirandole avoit publiées fur toutesles Sciences. Le Pape défendit la lecture de ces thèses fous peine d'êX-communication. U ne censura pourtant point l'Auteur, qui dans son Ap 0 'logis fe soumit au jugement de l’Eglife (*).
Les habitans de Bruges ayant arrêté prisonnier Maximilien Roi des R<?'%anP?c- ma ^ ns ’ P arce q u ’ì' s soupçonnoient que ce Prince vouloir attenter à leurs p rl ‘u ' . vileges, le Pape écrivit à l’Àrchevêque de Cologne d ex communier
^ de Bruges, s’ils ne mettoient leur Prince en liberté. Ils ne firent pas graO*
ger es _ m d'un monitoire que l'Archevêque publia, & ne mirent Maximilien
liberté qu’après avoir fait leurs conditions. Le Monitoire ayant été envoy®en France, le Roi en fut très - mécontent, & le Procureur Général ^Parlement de Paris appella des procédures du Pape & déclara le monitoi refubreptice & injurieux à l’autorité du Roi (S).
Pendant ces troubles de Flandre, le Pape avoit fait partir un Lég2 cpour l’Ecosse, à la sollicitation du Roi Jaques III, pour engager les S e î*gneurs du royaume à poser les armes , qu’ils avoient prises contre 1 U J'Mais avant l’arrivée da Légat le Roi haztrda une action contre les rebel-les, fut défait & tué (c). Cette même année, on vit une nouvelle révolu',: ™ " Genes. Les .Génois après avoir inutilement offert la souveraineté
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bit,ms deJdrnges àítargirMaximi-lien .
1488.
tion
leur ville au Roi de France, se soumirent à Louis Sforzl’Etat de Milan au nom de son neveu Jean Galéas.
qui gouve:
(a) Hist. de Venise T. VIL p. 462 466. se) Lestants L. VII, VIII. Buclnn- ^
(b) Raynald. ad ann. XII, XIII.
(*) Jean Pic étoit de l’ancienne famille des Comtes de la Mirandole, connue *jjItalie dès l’an nio- Jean fut plus illustre encore par son génie que par fa naissant ’fut appellá le Phénix de son siecle, & Scaiiger le nommoit Mmflrum Jìne vitio. y-Pâge de quatorze ans, il étudia en droit Canonique & fit un abrégé des DécrétsA dixhuit ans, il entendoit vingt-deux langues, & à vingt-quatre il publia ses nf.cens theses fur la Dialectique, la Théologie, les Mathématiques, la Physique. I 3 p,gie, la Cabale. Les ignorans furent fort allarmés, & trouvèrent moyen de faire c ° ,damner par le Pape treize propositions tirées de ces theses Pic fe justifia , & P 0 .^prouver I’ignorance de ses accusateurs, il rapporte dans son Apologie, qu'un Théo!°S ^qui avoit paru fort zélé contre lui, étant interrogé fur ce que signifioit le.Cabale, répondit, que c’étoit un scélérat & un homme diabolique, qui avoit écrit ctre'Jesus - Christ, & que ses Sectateurs avoient eu de lui le nom de Cabalistes- jj,mourut à Florence dans la trente-diuxieme année de son âge, & est enterré dan?Cimetiere de Saint Marc. On mit fur son tombeau l’Epitaphe suivante.
Joannes jacet h',c Mirandula: cœ'era noruntstt Tagus çst Ganges-, forfan £5? Antipodes.
Le P. Niceron (r) remarque, que c’est une faute commune à.tous ceux qui ont P 3 -jde Jean Pic de l’avoir fait Souverain de la Mirandole & de Concorde; il ne l’a j aîBstté. Son frere Galeoti P.e polfeda cet Etat après la mort de leur pere.
(1) Homiu i'.lust. T. XXXIV. x, i 4 í,