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par des mœurs infâmes, faux, fans pudeur, fourbe,perfide, fans religion, Sectiondominé par une avarice insatiable Sc dévoré d’ambition il étoit cruel jusqu’à «.Y 1 ? 1 *la barbarie, & ne respiroit que l’élevation de ses bâtards (a) (*). d’Italie
Après son élection, les Princes d’Italie, fur la proposition de Louis ou l’mLudovic Sforce, convinrent d’envoyer dans un même jour leurs Ambaffa- 1430y«f-deurs à Rome, pour y faire leur entrée ensemble, Sc pour avoir audience s»'àen commun, & qu’un seul porteroit la parole au nom de tous, afin qu’il 15 * 7 »
Parût qu’ils étoient tellement liés ensemble, qu’ils fembloient ne faire qu’un p remîerísseul Etat. Mais ce projet échoua par la vanité du jeune Pierre de Medicìs semences defils de Laurent, qui brûloit de paroitre à Rome dans un appareil pompeux, division enen qualité d’Ambassadeur de Florence. 11 gagna le Roi de Naples & rom°
Pic ainsi le projet de Ludovic Sforce. Ce dernier en prit ombrage, Sc pro»fila de la premiere occasion qui fe présenta d’animer le Pape contre l'un$ l’autre. Virginio ou Virgile des Ursins, beaufrere de Pierre, acheta dufils du feu Pape Innocent VIII. quelques Châteaux dans le voisinage dese orne, Sforce persuada à Alexandre VI. que ces Châteaux étoient dévolusnu 8. Siégé, parcequ’ils avoient été aliénés à son infu. Le Pape demandaque Virgile des Ursins lui donnât quarante mille ducats, comme il avoirpit à Cibo. Cette proposition ayant été rejettée, le Pape offrit de laisserses Châteaux à des Ursins, à condition que le Duc de Calabre donneroitUne de ses filles naturelles à l'un de fes fils. Alphonse ne voulut pas en-tendre à cette alliance (S).
Alexandre VI. piqué contre lui. conclut le 25 d’Avril 1493. un traité Ligue t n n t^'alliance offensive Sc défensive avec la République Venise & Louis le p ?pe> UsSforce, qui gouvernoit lé Milanés, Sc redoutoit Ferdinand , dont son fî' l } Ue l ls .Ueveu Jean Galéas Duc de Milan avoit épousé la petite-fille (c). Lu sforct.™*dovic engagea le Pape à envoyer conjointement avec lui des personnes 149].affidées en France, pour engager Charles VIII. à faire valoir ses préten-tions fur le royaume de Naples. Ayant appris par fes émissaires que leRoi de France étoit très-disposé à tenter cette entreprise, Ludovic luienvoya deux Ambassadeurs , pour offrir à Charles VIII. de l’aíîilterd hommes Sc d argent.. Le Pape entroit dans les vues de Sforce, espé-rant d obtenir de Ferdinand par crainte, ce qu’.il n’avoit pu gagner debon gre, Charles VIII. animé par plusieurs Seigneurs Napolitains bannisde leur patrie, Si par fes íavoris, qui le ílatoient non seulement de la
00 Guichardin, 1. c. (c) Le môme, p. i§.
Ori Guichardin I. c.
, (*) Etant Cardinal, il fit venir à Rome sa concubine Vanosia, Dame Romaine,d ? nt il eut quatre fils & une fille. II acheta pour Pierre l'on fils aîné le Duché de Gan»j' e >, wà celui-ci étant mort il donna ce Duché à Jean son troisième fils, qui épousamie naturelle d’Alphonse II. Roi de Naples. Son second fils César fut Cardinal &ro 1S Hue de Valentinois; Godefroi le plus jeune des fils eut une Principauté dans leyaume de Naples, & épousa une autre bâtarde du Roi Alphonse. Lucrèce sa fille^ o °it été mariée à un Espagnol, mais lorsqu’il fut devenu Pape , il la lui ôta pour ia! ll1cr à Jean Sforce Prince de Pesaro. Elle fut mariée ensuite avec un fils naturelp ' I’bonse, & après ia mort de ce troisième mari, elle épousa Alphonse d’Esl Duc desa! 'e. Quelques Auteurs Pont accusée de libertinage dans fa jeunesse (L
(ï) Onupl.r. ìn Aies. VI.
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