-393 HISTOIRE GENERALE
Sectton le même teins arriva un Ambassadeur de Bajazet, pour èngagtr le Pape aviii- tenir ce même Prince en prison , offrant quarante mille écus d’or par anésìtaUe* P our son entretien. ^ Le Pape accepta la proposition & ne pensa plus à ladepuis fan guerre (a). II fit à la vérité quelques démarchés, mais ce ne fut que1430 juj. pour amasser de l’argent.
qu’à fan à commencement de 1492 la paix se conclut entre le Pape & Ferdi*
Ï5I? ’ _nand Roi de Naples, par la médiation du Roi d’Arragon. II. y a de l’ap*
avec Baja- parence que le Roi de Naples ne se détermina à se réconcilier avec Inno-zet à garder cent, que par la crainte que lui inspiroient les préparatifs que fesoit le RoiZizim. de France pour porter ses armes dans le royaume de Naples. FerdinandPaix entre envoya à Rome vers la fin de Mai son petit-fils Ferdinand, Prince de Ca-1 Pape & poue pour demander pardon au Pape, promettant de payer exactement 12%apks. e tribut dû à l’Eglise Romaine, de laisser la collation des bénéfices au Pape»j 4 y 2 , & satisfaire les enfanséfc les héritiers de ceux qu’il avoitfait mourir. Iono*
centVili. lui accorda l’absolution, une nouvelle investiture du royaumede Naples & en assura la succession à Alphonse Duc de Calabre. L'Ambas-sadeur de René Duc de Lorraine protesta dans un Consistoire public contrecette nouvelle investiture. Cette protestation ne servit qu’à faire nommerquelques Cardinaux & Auditeurs de Rote pour faire l’examen des droits duDuc (b).
Mort d'in- Innocent VIII. ne survéçut que quelques semaines à cette paix & mourut I enocent 25 de Juillet. II laissa l’Italie tranquille, ayant si bien établi la balance en*tre les Puissances, que suivant les apparences la paix devoit y être affermi 2pour longtems. Cependant ce bonheur ne fut pas de longue durée ; aprèsla mort du Pape l’ítalie fut en proye à tous les malheurs de la guerre, tantpar l’ambition de son successeur que par la mort de Laurent de Medici S »qui s’étoit acquis une grande autorité, & tenoit en bride le Roi de Nap! eS(k le Régent de Milan, tous deux également ambitieux (c).
Pie&ion Aussitôt qu’on fut instruit de la mort d’Innocent VIII. Rome fut en cofl 0j’Aiexan- f u f lon , par les partis des divers Prétendans à la thiare; les principauxle I * étoient les Cardinaux Ascanio Sforce & Jules de la Rovere. Cependant i iscédèrent leurs prétentions en faveur du Cardinal Roderic Borgia,qui achet*les suffrages des Cardinaux par son or & par de grandes promesses & f utélu le onzième d’Août ,• il prit le nom d’Alexandre VI (d). Son oncle ^Pape Calixte III. Favoit fait Cardinal fort jeune, mais fes mœurs étoient hdéréglées, que Pie II. après savoir souvent reprit, le chassi enfin de s 3Cour (e). Comme son caractère étoit bien connu , Ferdinand Roi de I'* 3 'pies, dit en particulier à la Reine son épouse , en versant des larmes, si uele nouveau Pape seroit le fléau de FItalie & du Monde Chrétien. C’est ceque confirment presque tous les Poètes Italiens & les Historiens de ce temS'là. Guichardin dit , que Borgia étoit à la vérité d’une habileté & d'a^pénétration rares, qu’il excelloit dans le conseil, & que possédant l’art ds’insinuer dans les esprits par la persuasion , il favoit manier les grand 2affaires avec une activité surprenante. Mais ces talens étoient ofc>R arCi
(a) Raymtí. a d ann. 1490. n. 2, 3. T. I. T- I. in ,jto. 1738.
(b) Refier. in Stemm. Duc. Lothar L.V. (d) Le môme Pet. Martyr, Ep- IlS *
(c) Guichardin U ist. des Guerres d’iulie (c) Anecdot. Alex. VI. p. 4-6.