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eur Maître. Le Pape répondit, que si le Roi renonçoit à porter la guerre sectiondans ce royiume, & s’en remettoit à la décision duSiégé Apostolique, lui Víll.e n qualité de Seigneur direct du Fief étoit prêt de lui rendre justice. Sur ,
c es entrefaites, le Pape recouvra Ostie,& proposa à Alphonse d’unir leurs ÌJ? l ‘ anforces dans la Romagne, & d’équipper une Flotte, le Roi de France étant 1430 jus. ìdéja maître de Genes, & équippant une Flotte à Marseille, pour attaquer qu’à Tan^aples par mer. Alphonse entra dans les mêmes vues , & le Pape & lui I 5 *?-s’aboucherent le 13 de Juillet à Vicorario , Terre de Virgile des Ursin*. F ~ ce3 fin d’y régler le plan de leurs opérations pour empêcher les François d’en Fms . alr er dans l’Etat Ecclésiastique.
Le Pape sollicita vivement le Roi d’Efpagne de sécourir Naples, & en- Le Papey oya pour le même sujet secrètement deux Ministres à Bajazet II. pour lui sMítitè le^Présenter que le Roi de France avoit dessein de passer en Grece, quandd auroit conquis le royaume de Naples. Ils revinrent avec de magnifiques c ‘ eSmPromesses. Ferdinand Roi de Castille & d’Arragon s’engagea à envoyerìwe nombreuse armée au secours d’^\lphonse,& le Pape lui permit d’emploiera lever des troupes les deniers levés en Espagne pour la croisade. II écrivitait ssi un bref à Charles VIII. pour lui défendre de passer les Alpes fous peinedes Censures Ecclésiastiques, & il sollicita par son Nonce le Sénat de Ve-rj sse d’opposer ses armes à celles du Roi de France (a).
Cependant Charles VIII. persista toujours à poursuivre son entreprise, Le Roi deoie n que la plupart des Seigneurs de fa Cour la desaprouvaílent, & qu’il Fmncepaf.Wanquât d’argent à un tel point, qu’il fut obligé d’emprunter une somme ^for des pierreries, qui lui furent prêtées. Ce qui contribua à ranimer ceforent les conseils du Cardinal de Saint-Pierre-aux-liens Le Roi partit doncfe'23 d’Août, passa les Alpes & arriva à Asti le 9 de Septembre. Lode-v ic Sforce vint l’y joindre > & l’accompagna à Fa vie & á Plaisance. Lo-devic ayant appris la mort du Duc son neveu, qu’on prétend qu’il avoitfait empoisonner, retourna à Milan, <Se au préjudice du sils du feu Duc, quin avoit que cinq ans, se fit proclamer Duc de Milan, titre que l’Empe-reur lui avoit donné l’année précédente (b).
Le Roi de 1 rance, étant à Plaisance, eut quelque envie de s’en retour- llserenìlier , pareequil manljuoic d’argent, & qu’il ne voyoit aucun mouvement f***?™ **en Italie en fa faveur. Mais sur les instances continuelles du nouveau Ducdc Milan, il avança avec son armée, N prit possession de Luques, de Pise R ma g m -Qt de florence, d ou Pierre de Medicis s’étoit sauvé, le peuple s’étant dé-claré pour les François. Avant_ l’arrivée de Charles à Florence., les Co-lonnes s’éioient déclarés pour lui & s’étoient emparés du Château d’Ostie,ce qui obligea le Pape de rappelles ses troupes de la Romagne, dans le«estein de se fortifier dans Rome. II envoya aussi François Picolorninijardinai de Sienne à Charles VIII. à qui ce Prince refusa audience. S’étantai si d’un Ambassadeur Turc qui portoit quarante mille ducats à Rome, ií1 avancer fa Flotte vers Ostie, pour soutenir ceux qui s’étoient déclarésPour lui (c). Aprè, avoir fait un Traité avec les Florentins, le Roi se ren-u ^ Sienne. Le Pape lui envoya crois Ambassadeurs pour traiter avec lui,
318 Chailes lui fit déclarer qu’il nepouvoic fe dispenser d entier dans Ro-
W Le même, p. <U, €5, ( c ) Le même. L I. Diar. Sanes. Chrorí.
W L# même p. 71-81. Venet. Tipucí. Murateri 1 « idílV. J). 7'A.
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