SSCTÎON
VIII.
JHIÌBired’Italiedepuis Van
1430 jus-qu'à Van
1517 .
CharlesVIII. àRome.1495-
ìlje rend«mitre deNaples,
400 HISTOIRE GENERALE
me. Le Pape y reçut alors 3 e Duc de Calabre avec son armée, fit arrêterAscanio & Profper Colonne. Comme il savoir que le Roi avoir auprès celui le Cardinal de Saint-Pierre-?.ux liens,& que la plupart des autresétoientses ennemis & favorisoient Charles,il écoit fort aìlarmé d'un bruit qui cou-roit, que ce Prince avoir dessein de réformer la Cour de Rome. II redou-toit auíli son ressentiment pour s’ètre allié avec le Roi de Naples, ap reSl’avoir sollicité de passer en Italie. Mais à la fin il consentit à ce qu’il u®pouvoit empêcher, le Roi l’ayant fait assurer par ses Ambassadeurs, qudétoit fort éloigné d’enírer dans ce qui concernoit l’autorité du Pape, &qu’il souhaitoit seulement d’entrer dans Rome d’une façon pacifique: (st)-
Le Roi de France entra donc dans Rome en Conquérant le 31 de Df’cembre 1494 le soir. Mais le Pape, au lieu de le recevoir, se retira plàde frayeur dans le Château de S. Ange, où il ne fut suivi que de deux Car-dinaux. DA huit autres se déclarèrent pour le Roi, & le sollicitèrent for-tement de déposer un Pape , qui écoit en exécration à toute la Chré-tienté. Us lui représentoient qu’il ne lui seroit pas moins glorieux d’affran-chir l’Eglife de la tirannie d’Alexandre, qu’il l’avoit été à Pépin & à Char-lemagne de délivrer plusieurs saints Pontifes de l’oppreíïìon de leurs persé-cuteurs. Mais Alexandre gagna par ses présens & par ses promesses plu-sieurs de ceux qui étoient dans le Conseil du Roi, desorte que Charles con-clut avec lui un traité aux conditions suivantes. Que Civita-Vecchia, Ter-racine & Spolete seroient remises au Roi, qui les garderoit jusqu’après laconquête de Naples. Que le Pape ne témoigneroit en aucune maniéré sonressentiment aux Cardinaux & aux Barons de l’Etat Ecclésiastique, q ulavoient suivi le parti du Roi. Qu’il donneroit à Charles l’investiture duRoyaume de Naples, & remettroit entre ses mains Zizim frere du GrandSeigneur (*). Enfin que César Borgia, Cardinal de Valence, suivroit 1 ®Roi pendant trois mois en qualité de Légat Apostolique. La paix étantainsi conclue, le Pape retourna au Vatican ; ensuite il reçut Charles danîla Basilique de Saint Pierre en grande cérémonie. Le sacré College so 1très-mécontent de lâ paix que le Roi avoit conclue avec le Pape, & huitCardinaux sortirent fur le champ de Rome (-).
Sur la fin de janvier Charles VIII. partit & s’avança vers Naples ; uapprit avant son départ qu’Alphonse s’étoit démis de la couronne en saventde Ferdinand son fils, & s’étoit retiré en Sicile. Ferdinand se trouva néan-moins dans l’impuissance de résister au Roi de France, quitta Naples & *®retira dans Piste d’ischia, laissant Charles maître du Royaume. Celui*® 1entra en triomphe dans Naples le 21 ou le 22 de Fevrier (c).
(a) Guichard. 1. c. p. 103, 104. (c) Le même p. 116. damons L.
(j>ì Comines L. VII. Ch. 12. Guichard. Ch. 1.ubi sup. p, 103-106.
(*) Zizim mourut à Terracine, ayant été empoisonné avant que d’átre remis auF°‘de Irance (1). 11 y en a qui prétendent que l’iìnvoyé de Bajazet, qui portoit à R oin .la pension de quarante mille ducats, l’eir-poisonna du consentement du Pape. Ce ‘1 _semble donner du poids à ce sentiment, c’eil l’offre de trois-cens mille ducats quejazct íìt au Pape, s d vouloít le défaire de son frere. Suivant Mezeray , les Vénid £ °eurent part á i’empoisonnement comme ie Pape (2).
(1) Gukhcr.l L. u. (a) /.btegé Chien. T, IV. p. zss.