SectiohVUI.Histoired’Jtalie de'puis l’an1430 jus-fu'à r an^7.
Ligue dtsPuissances«s Italie con-tre lui-
II retournaen Francs.
D’I T A L I E. Liv. XXIV. Cn. I. 401
Les rapides conquêtes du Roi de France alarmèrent toute l’Italie, d’au-tant plu S qu’il avoit laisse des garnisons dans toutes les places fortes des PaysPar où U avoit passé. César Borgia s’étoit dérobé secrètement d’auprès du■Roi, ce qui fit que le Pape ne se crut plus obligé de s’en tenir au traitét l u ’il avoit conclu avec Charles. Au mois d’Avril, il se ligua avec l’Empe-* eu r, le Roi d’Espagne, les Vénitiens & le Duc de Milan, fous prétextec ' e «'opposer aux Turcs & de défendre la liberté de l’Italie , mais au fondP°ur obliger Charles VIII. d’abandonner ses conquêtes. Par des articles^crets le Duc de Milan s’engageoit d’empêcher les secours qui pourroient^enir de France, qui devoit en même tems être attaquée par l’Empereur^ Je Roij d’Espagne (a).
Aussitôt que Charles fut instruit de cette ligue, il prit la résolution deretourner en France, avant que ses ennemis eussent rassemblé assez de for*
S® s pour lui fermer le passage. II laissa pour Viceroi à Naples Gilbert de■“^ontpensier, avec environ trois mille chevaux & un petit corps d’Infan*
^rie. Le Roi partit de Naples le 20 de Mai avec le reste de son armée,dans le dessein daller à Rome. Le Pape eút envie de lui en refuser l'en-* r de, il demanda des troupes à ses alliés pour les joindre aux siennes. D’a-bord le Duc de Milan & les Vénitiens lui en accordèrent, mais ensuite ilschangèrent d’avis, <& conseilleront à Alexandre de se retirer dans quelqueP'ace forte. Sa défiance & la crainte l’y déterminèrent. II se retira d’aborda Orviete, & ensuite à Perouse. Charles entra dans Rome , & n’y séjour*ba que deux jours, & continua fa marche par Viterbe, Sienne & Pise jas-fin’à Fornoue ou Fornovo, Bourg du Parmesan. Les Alliés y attaquèrent'armée Françoise, le 6 de Juillet, mais les François ayant eu l’avantage.^harles continua fa route par Tortone fur Asti, & alla à Trin. Ensuite“ r epassa les Monts & arriva à Grenoble le 27 d’Octobre ( b ).
Ferdinand étoit passé de l’iíle d’Ifchia en Sicile, d’où il revint avec dessoupes d’Espagne, commandées par le fameux Gonsalve Hernandés de Cor-doue. II reprit plusieurs places du royaume de Naples. Ce succès inspira auIape la hardiesse d’envoyer un Nonce au Roi de France, pour lui com-mander de sortir dans dix jours de í’itaiie, ôc de retirer dms un autreterme fort court, qu’il lui marqueroit, toutes ses troupes du royaume de■tapies. Charles s e moqua de cet ordre, & répondit qu’il travailloit à s’ou-^nr le chemin pour retourner à Rome. Après le départ de ce Prince,Alexandre envoya des troupes au secours de Ferdinand, & défendit auxGénois de laisser sortir de Ger.es aucune forte de vaisseaux pour le serviceu Roi de s rance. Ferdinand recouvra bientôt presque tout son royau-me, à la faveur des secours du Pape,des Espagnols & des Vénitiens.
Cette révolution ne fit pas cesser les troubles en Italie. Plusieurs grandes Charlesvilles de Romagne & de Toscane étoient engagées dans des querelles par- Vìii./wmIiculìereg ; Perouse & plusieurs autres villes de i’Etat Ecclésiastique, réfu-gient d’obéir au Pape, & t envie n t le parti du Roi de France. Ce Princec demander au Duc de Milan passage pour trente mille chevaux avec lesDevisions nécessaires (c). Le bruit de cette seconde expédition a'iarrna°tite ÌTtalie. Le Pape sic fortifier le Château S. Ange, & les Vénitiens
Ferdinand
recouvre lgroyaume dgNaples.
la résolu-tion de re-passer enItalie.
1495 »
C'ts a ') Osmmrr 1 . c. Ch. 15, Giannone 1 ,2- G uichard, L. 11.
C, (J) GuicJiard I. c.
(c) Dior. Ferrar. ubi sup. p» 319 > 3^0.