Buch 
32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
Seite
404
JPEG-Download
 

4 o_i. HISTOIRE GENERALE

Section pérance, ce qui détermina le Cardinal de Valence à remettre son chapeaS :

vin. pour prendre f habit séculier, & il se prépara à partir incessamment pouf 'Histoire France (a).

(ì ‘' ^ a P e nomma des Commissaires, qui déclarèrent nul le mariage du Roi1430 M- avec la Reine. César Borgia arriva bientôt avec la dispense pour que Louis-qu 4 fan épousât Anne de Bretagne , veuve de son prédécesseur. Le Roi reçut1517- Borgia avec beaucoup d’honneur, le fit Duc de Valentinois, lui donna uner/ ' ~r compagnie de cent hommes d’armes & une pension de vingt mille livres.jwel. Mais la Princesse de Naples refusa absolument de l’épouser, desorte qu’i!Bretagne, se maria avec Charlotte d’Albret.

1499. Le Roi de France pensoit sérieusement à se rendre maître du Duché dehaïsse Milan. Dans ce dessein, il confirma la paix que son prédécesseur avoitprépare à f a ite avec le Roi d’Angleterre , il la conclut aussi avec le Roi d’Lspa*en gne, fit une trêve avec l’Empereur & «'assura du Pape & des Vénitiens., ' í Ie " Ludovic Sforze demanda du secours â Maximilien, mais il n’en put ob-tenir, parceque ce Prince feíoit la guerre aux Suisses. II ne réussit pasmieux auprès du Pape. II envoya secrètement des Agens à Constantinoplepour exciter Bajazet à faire la guerre aux Véniriens. L’Empereur, qui'avoit envie de les humilier,sollicita aussi le Grand Seigneur de les attaquer,promettant de faire en même tems une irruption dans le Trevisan (ô). Ba-jazet équippa une puissante Flotte, & un détachement de ses troupes péné-tra dans le Friouì & ravagea tout jusqu’à Livenza (c).

Jl.se mi Sur ces entrefaites Louis XII. fe rendit à Lyon au mois d’Août, & en-mftredu voya une armée fous le commandement de Louis de Luxembourg ComteAnimés, à Ligny,de Robert Stuard Seigneur d’Aubigny & de Jean Jaques Trivul*ce. Ils assiégèrent Alexandrie , où il y avoit sept ou huit mille hommes ;mais Galéas de Saint-Severin en sortir avec la plus grande partie ; les Fran-çois entrerent dans la ville & lapillerent. La perte d’Alexandrie jetca l’épou-vante dans tout le Milanés , en sorte que les autres villes se rendirentsans résistance. Ludovic Sforce abandonna Milan & fe sauva en Allema-gne avec ses enfans & ses trésors. Les François s’étant rendus maîtresdu Milanés & de Genes en vingt jours , Louis se rendit à Milan , oùil fit son entrée le 6 d’Octobre. 11 y reçut les Ambassadeurs de tous lesPrinces d’Itaìie, excepté du Roi Frédéric , pour le féliciter de fa vie*toire (d). II prit aussi plusieurs Seigneurs fous fa protection, & traitadifféremment avec chacun d’eux, selon futilité qu’il espéroit d’en retirer*B ionvedes Cependant le Pape, songeant à profiter d’une conjoncture si favorable àtroupes au f on ambition, pressoir le Roi d’accomplirsa promesse. Louis donna donc^‘‘iuifeTa au -!^ JC âe Valentinois, qui écoit venu avec lui en Italie, trois-cens lancesr Romgne. P a yées par la France, <k quatre mile Suisses à la solde du Pape. Toute»ces troupes étoient destinées à faire la guerre aux Vicaires de l’Eglise (*) &

(a) Le même L. IV. (c) Hist. de Venise T. VIII. p. 113.

(b) Chïou. Venet. ap. Muratorì T. XXIV. [à) Guìchard. 1 . c.

(*) Les villes de la Romagne , qu’on prétend que Charlemagne avoit données à l’E*gliíe Romaine, avoient été usurpées par des Seigneur s particuliers, pendant que les P 3 'pes avoient siégé A Avignon, & durant le grand Schisme, qui se forma après leur retout2 Rome. Les Papes n’ayant^ pu réduire ces usurpateurs, furent obligés de cédervilles lous le titre de Fief du Saint Siégé, à ceux qu’ils ne purent soumettre, ou de sus-