” 4i r HISTOIRE GE'N E R A L E
Section une embuscade, où il fur tué d’un coup de pique. Nous avons mis ici dà~vin. fuite ce qui je concerne pour n’y plus revenir.d'ìtau/de Cependant les Rois de France <& d’Efpagne conclurent une trêve pour
puis Van1430 jus-qu’à VanIS> 7 -
tous leurs Etats, & les Vénitiens pour ne pas aigrir davantage le Pape»cassèrent les hostilités dans la Romagne, desorte que toute l’ita'ie fe trouvaen paix, fi l’on excepte Florence & Pise. Cette derniere ville défenditfort courageusement sa liberté depuis quelques années contre les Florentins»Pa-'x en qui vouloient la soumettre à leur domination.
Italie. Au mois de Septembre le Pape fit un Traité avec le Roi de France &Le Pape T Empereur contre les Vénitiens. Pour leur donner le change Maximi*s’acmmno- lien leur envova deux Ambassadeurs, qui les exhortèrent à satisfaire I edj avec Pape, Rouis XIl. en fit autant. Les Vénitiens informés du but de cette^150™’ tr ^P^ e alliance, dont des circonstances imprévues retardèrent l’effet, off sl ‘rent au Pape de lui rendre Rimini & toutes les places dont ils s’étoit^emparés dans la Romagne depuis la mort d’Alexandre VI. pourvu qu'uleur laissât la ville & le territoire de Faënza. Le Pape répon lit, qu’il neleur laisseroit pas seulement une tour, át qu’il ne dése ( ’péroit pas de lc®'forcer, avant fa mort, à rendre Ravenne & Cervia, qu’iis retenoient auíhinjustement que Faënza. Cependant voyant que l’E npereur & le Roi deFrance ne se hâtoient pas d’exécuter le traité, il convint de leur laisser I e ®territoires de Faënzá & de Rimini, & admit leurs Ambassadeurs à seUaudience.
lìtouîikrk Quelque tems après le Pape fit une promotion de Cardinaux , dans la*mrelePa- quelle il ne comprit point deux Evêques que le Roi de France lui avoitRoi fortement recommandés. Cela augmenta la brouillerie entre Louis & J u 'ïìss’acco'- * es > qui étoit venue, de ce que celui-ci avoit conféré, fans la participek» o:knt.° m tion du Roi, les bénéfices vacans dans le Duché de Milan par la mort d^1 5 q( 5„ Cardinal Ascmio Sforce & d’autres encore. Pour marquer son ressentîmes]e Roi fit saisir les revenus des bénéfices possédés dans le Milanés par I eCardinal de Saint-Pierre-aux liens (neveu de Jules) L par d’autres Prélats#Cependant le Roi de France, craignit la grandeur de la Maison d’Auth'che, pareeque Maxirriilien formoit des prétentions fur le royaume de fse 11 'grie & que son fils Pnilippe avoit hérité du royaume de Castille. C’est cSqui l’engageaà remettre les choses dans leur premier état, afin de méa^le Pape. 11 envoya même à Rome le Nonce Apostolique , qui étoit ^France, chargé de proposer à Jules différens projets , entre autres une < J 'gue contre les Vénitiens. Le Pape reçut avec un grand plaisir les propssíìtions du Roi, & renvoya en diligence le Nonce pour conclure le tra^avec le Roi, il promit par un Bref exprès de donner incessammentchapeau aux deux Evêques nommés par Louis, & accorda à ce Princeliberté de disposer des bénéfices du Duché de Milan. ,
E; Pàps se , Jules pria le Roi de vouloir lui donner quelques troupes pour reconq uí Trer.i maître nr les villes de Bologne & de Perouse. Mais comme l’Empereur se P re ,de p.mule paroit ù passer avec une armée en Italie, pour recevoir la Couronne ^périase, & que les Vénitiens avoient déclaré qu’ils aífisteroient les fi 0 '!nois, à moins ^ue le Pape ne leur cédât ses droits fur Faënza , BoUexhorta !e Pape à différer un peu son expédition, de peur de mettre to^l’Icahe en feu. Mlis Jules, qui depuis í : oa avènement au Pontificat
U de Po-logne.