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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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T>’ I T A L I E. Liv. XXIV. Cît. t 4"

'fes qu’ìl resoit à ceux qui pouvcient ]e servir. I! gagna-aussi ìes CardinauxEspagnols, en partie par le moyen du Duc de Valentinois,à qui il fit espé- jj^^gT er de lui conserver l’emploi de Capitaine - Général des troupes de j’Eglise, d- Italie de-& de marier son neveu le Préfet de Rome avec la fille du Duc. Ainíì la puis l’a»nuit même qu’on entra au Conclave (le 31 d’Octobre) Sc avant qu’il i/izojuj*Refermé, le Cardinal de la Rovere fut élu (a). I! prit le nom de Jules II. Comme il étoit dans le dessein de recouvrer tout ce qui appar- 5 7 ‘ _

sonoit à l’Eglife, il ménagea d’abord Borgia, à qui quelques places de laRomagne étoient restées fideles. Toutes les autres s’étoient révoltées àla mort d’Alexandre, ayant rappellé leurs anciens Seigneurs, ou s’étantdonnées à de nouveaux.

Les Vénitiens,qui afpiroient à la souveraineté de la Romagne, s’étoient Les reni-ais en possession pendant le court Pontificat de Pie III. de Rimini Sc tiens veu-

plusieurs autres places; ils affiegeoient actuellement. Faê'nza, dont les l * nt J ehsbitans implorèrent le secours de Jules II. Ce Pape étoit extrêmement ir-rité de l’audace des Vénitiens, mais n’ayant ni troupes, ni argent, ni as- *nc.fez de pouvoir pour les contraindre , il leur envoya un Nonce, ,pour seplaindre de l’entreprise de la République contre une ville qui relevoit du8. Siégé. Les Vénitiens répondirent, que Faënza n’appartenoit pas ac-tuellement à l’Eglise, Sc même qu’elle avoit cédé solemnellement au Ducde Vaientïnois tous les droits qu’elle y avoit. Ils continuèrent donc le sié-gé , & obligèrent les Fgëntins de capituler. /

Le Pape convint alors avec Borgia , que celui - ci passeroit dans la R o- Le Papemagne, pour empêcher que les places qui lui restoienc ne tombassent entre f àit airètttLs mains des Vénitiens. Le Duc se rendit à Ostie ; & Jules II. dépêcha y^^i^alors deux Cardinaux pour lui demander de remettre ces places au Pape, K0 «,”//"/«a fi n d’empêcher les Vénitiens de s’en emparer. Le Duc refusa de faire ce fauve enfui-siu'on exigeoit de lui, Sc le Pape le fit arrêter sur lagalere où il étoit déja t* à Naples.embarqué. Peu après, il convint de remettre Jes places en question au I5 ° 4 *Pape, mais le Gouverneur de Cefene refusa d’obéir aux ordres d’un maîtrequ’on retenoit en prison, Sc fit pendre celui qui étoit chargé de la com-mission. Jules fut donc obligé de traiter avec le Duc de Valentinois; Scpour donner plus de poids à cet acte, il le fit dans le Consistoire en formede bulle. On convint que le Duc seroit mis dans le Château d’Ostie entrejes mains du Cardinal Carvajal, qui pourroit le mettre en liberté, dès queles Citadelles de "Cefene & de Bertinoro auroient esté remises au Pape , quede son côté le Duc donneroit les contremarques pour celle de Forli, Sc fil-eté pour le payement de quinze mille ducats, que le Commandant de cettecttadelle prétendoit y avoir dépensé. Ce n’étoit pas néanmoins l’intentiondu Pape de mettre Borgia en liberté ; mais le Cardinal Carvajal ayant ap-pris que le traité étoit exécuté , élargit son prisonnier , sans consulter leP^pe. Borgia se rendit à Naples, où Gonsalve le reçut d’abord avec beau-c°up de joie Sc de grands honneurs. Mais peu après, il l’envoya par ordredé Ferdinand en Espagne, où il fut enfermé dans le Château de Medina-dél• Campo, Trois ans après, il se sauva de sa prison Sc se retira auprèsdé Roi de Navarre frere de fa femme. Enfin en 1516, il tomba dans

(a) Guichardin ubi sup.

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Tome XVIII.