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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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HISTOIRE GENERALE

Sèctio« partit de Bologne à la fin de Fevrier. Le Roi de France choque' de l'tli"VIII. constance de Jules, & soupçonnant qu’il animoit sous main le peuple de# Italie de- Oênes, assembla une bonne armée, paíla les Alpes au commencement dupuis l’an Printems, & au bout de huit jours se vit maître de Genes. II y fit sen143 o M- entrée le 29 d’Avril, fit exécuter quelques- uns des chefs des rebelles, &qu’à l’an condamna la ville à une amende de deux - cens mille ducats. II congédia15r7 ‘ ensuite son armée & se rendit à Milan (a).

Entrevue Quelque tems après il retourna à Savone, pour avoir une entrevusdes Rois de avec Ferdinand Roi d’Arragon, qui s’en retournoit de Naples en Esp a ‘France £? gne. Les deux Rois se donnèrent de grandes marques d’estime & d'S'd Arragon. nàié. Ils demeurèrent trois jours à Savone , & eurent ensemble de lon-gues conférences, ik l’on conjectura, qu’ils traitèrent de la réforme dsl’Fglise, de la convocation d’un Concile , & qu’ils convinrent d’attaquerles Vénitiens Çb).

'le Pape Louis XII. n’avoit congédié son armée que pour faire voir à FEmpe*iriVei'Em- r ç UÎ ^ au p a p e q aux Vénitiens qu’il n’avoit d’autre dessein en passant entré/f^sjv^talie, que de réduire Genes. Jules inquiet & soupçonneux, avoit envoyéEianee. des Nonces en Allemagne pour persuader à l’Empereur & aux Electeursi

que le Roi de France sous prétexte de soumettre les Génois, vouloit s’etn-parer de l’Etat Ecclésiastique élever le Cardinal de Rouen au souverainPontificat, & usurper la dignité Impériale. Les Vénitiens -de leur côteappuyoient ces représentations du Pape. Maximiiien convoqua à Constanceune Diete, qui fut très - nombreuse ; on y-convint de lever une puissantearmée pour maintenir les droits de l’Empire en Italie. L’Empereur écrivitau Pape, qu’il avoit déclaré le Roi de France ennemi de l’Empire, & qu’vlse préparoit à venir en Italie pour se faire couronner. Le bruit publicayant beaucoup grossi les objets , le Pape commença à redouter l’Empe*reur, appréhendant qu’il n’eût dessein de réunir à l’Empire les Provincesqui en avoienc été démembrées, de rétablir l’autoricé des Allemands e»Italie & de se rendre ainsi maître de sélection des Papes. 11 envoya 1 ®Cardinal de Sainte Croix Légat à Constance , chargé de ne s’expliquctqu’en termes généraux, & d’exhorter seulement Maximiiien de sa parc àvenir en Italie sans troupes, avec promesse de lui faire plus d’honneur jqu’aucun Empereur n’en avoit jamais reçu à son couronnement. Le Ro Jde France de son côté envoya des Ministres à la Diete , qui calmèrent le*esprits, en justifiant le procédé du Roi; l’ardeur des Princes pour l’expé''dicion d’italie se rallentit. L’Empereur n’obtint pas les secours dont il avoitle plus de besoin, àc les Vénitiens lui ayant refusé le passage, il fut oblig ede différer son expédition (c).

'fj’P'mpe- Quelque tems après , il fit filer des troupes dans le Trentin & fur h’ sreur mar- frontières du Frioul, & au commencement de 15otf. il fit encore deffl 3 n 'tïúie%lfí eT aux Vénitiens le passage, mais la République le refusa, ayant fortifieVmltìens fies frontières & reçu un renfort-de six mille François. Maximiiien sé^ aCs’oppojhttí á rendu maître de Gaidore & du Cadorin, se rendit à Uim pour engager lelui- Cercle de Souabe à lui donner du secours pour se venger des Suisses j ■ } eS1508. troupes de cette nation qui dévoient entrer à son service , s’étant donnée*

(a) Le mî me. (h) Le mime, Mrth’J de reb, Genaens. (k) Guhlnràìn ub: s-P-