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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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W I T A L I E. lâ XXIV. Cft r. 4L>’

àia France. Dans son absence, les Vénitiens défirent son armée dans Sacrre»-'e Trentin, reprirent Cadore ôc le Cadonn, & à la faveur de Jeur Flotte Vin.s’emparerent de Trieste & d’autres Places d’Istrie. Ces pertes disposèrent^"s’Empereur à un accommodement , & les Vénitiens conclurent avec lui ^ uis t » flnune trêve fans l’aveu du Roi de France, qui en fut fort irrité. Ils ai- 1430ju/-grirent aussi l’Empereur contre eux, en accordant à leur Capitaine-Gé- qWà Pansiéra! une espece de triomphe (a). 1517.

Le Pape n’étoit pas moins mécontent de !a République, qui avoit refusé £. it ,de donner l’Evêchéde Vicence à son neveu, à qui il l’avoit conféré & avoit Cambrai/mêmenommé un Noble Vénitien à cet Evêché. Ilenvoya un Monceau Roide France pour l’exciter à prendre les armes contre les Vénitiens. L’Em-pereur de son côté négocioit auíìì avec le Roi. Enfin on conclut à Cam-brai le 9 de Décembre une Ligue entre le Pape , ì’Empereur , le Roide France, & celui d’Arragon contre les Vénitiens, & le Traité fut juréle lendemain dans la grande Eglise de Cambrai (b). Les Ducs de Sa-Voye, de Ferrare & de Mantoue y accédèrent, & tous les Princes ìératifièrent d’abord. Le Pape ne se détermina pas si promptement; ifoffrit aux Vénitiens de se retirer de la Ligue, moyennant qu’ils lui ren-dissent Rimini & Faënza’, & qu’alors la Ligue se dissip.eroit facilement ,étant pas appuyée de l’autorité Pontificale. Les Vénitiens refusèrentA le Pape ratifia'le Traité de Cambrai.

Aussitôt que le Roi de France eut passé les Alpes avec une belle armée, Commmc'é*le Pape publia une bulle foudroyante fous le titre de Monitoìre , dans la- ment de laquelle il sommoit les Vénitiens de rendre tous les Domaines qu’ils avoient guerre.-envahis du Patrimoine de Saint-Pierre, & leur afîìgnoit vingt'-quatré jours l s° 9 .Pour tout délai; & en cas de désobéissance de leur part, ii soumettoit à^excommunication & àssinterdit la ville & les Etats de Venise; il permet-îoit à tous les Chrétiens de les traiter en ennemis publics, dé s’emparer déleurs biens & de les réduire en servitude. Les Vénitiens se préparèrent cou-rageusement à faire tête à cette formidable Ligue. Mais le succès ne ré-pendit pas à leur courage. Leur armée fut entierement défaite à la bataillede Ghiaradadda (*) par le Roi de France, qui se rendit maître d’abord déBergame, de Bresse & de Crémone. L’armée du Pape entra dans la Ro-magne, & leur enleva toutes-ies places qu’ils y possedoient à la réserve duChâteau de Ravenne & de quelques autres. Les troupes impériales avoientrepris irieste & d autres places dans le Frioui , 6 í le Roi d’Arragon avoitenvoyé une Flotte pour les chasser des ports de la Fouille. Accablés de tantde difgracés, les Vénitiens prirent le parti d’abandonner leurs Etats delerre-Ferme, & donnerent ordre aux Gouverneurs de Padoue, de Ve-fone, de Vicence de les laisser áu pouvoir des habitans < 5 t de se retirer (c);ds envoyerent aussi un Officier dans la Fouille pour faire remettre'les Portsde cette Province au Roi d’Arragon.

Ils dépêchèrent encore un Ambassadeur à l’Empereur , & députèrent Lt p a peVers le Pape. Celui reçut une Lettre du Doge, par laquelle il le fup- parait s’a-Puoit de pardonner à la République , â de recevoir- les Ambassadeurs douar à ì’é-

gara des

- (*) ,Lcs Historiens Fiançais rappellent la batsilie d’Agnsdel. , Vénitiens,

(a) .Lé aiêaie. {b) J.c mime L. VÍIí; (r) Le mèmèiF f f 3