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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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4 i 5 HISTOIRE GENERALE

Section qu’elle avoic dessein de lui envoyer. On lui avoir offert déja de lui ren-viii. die les Châteaux que les Vénitiens tenoient encore, L deux CardinauxœfTe Vénitiens lui avoient demandé l’absolution.da Monitoire, puisque la R®"pturan publique avoit offert la restitution dans les vingt- quatre jours ; il la leur043o/w/* avoit refusée sous prétexte que les offres du Sénat étoient condicioneí-qu’à ím les, Si qu’outre les Places on dévoie en restituer les revenus» La Lettre- 1517 ' du Doge ne laiffa pas de produire son effet ; le Pape jaloux de la puis'sance de l’Eínpereur & du Roi de France, consentit â recevoir les Ana*bassadeurs de la République (a).

Il fait un f ,e grand but de Jules II. étoit d’étendre la puissance temporelle du Síe*Traité avec ge de Rome; dans cette vue, il conclut un nouveau Traité avec le Roile Roi de de France. Ce Monarque s’obligea de ne recevoir fous fa protection au-Trance. cun f a j ec ^râl de l'Eglise; on convint encore que le Pape dispoleroit dotous les Evêchés, qui étoient alors vacans dans tous les Etats du Roi;mais que ceux qui vaqueraient pendant un certain tems seroient confé-rés fur la nomination du Prince. Louis XII. s’en retourna en France. Ma*ximìlien, qui jusques ici n’avoit rien fait pour remplir ses engagement, paffaen Italie, & assiégea Padoue, que les Vénitiens avoient repris, mais le*approches del’hiver i’obligerent de lever le siégé, & de demander même unetrêve, que les Vénitiens lui refusèrent ib).

ÚêmHíjn- II survint en ce tems-la un nouveau démêlé entre Louis XII. & le Pape*t R 0 l UÌ ^ ls Oo dernier conféra de fa pleine autorité un Evêché de Provence, dont lemQâi. K ° m ' ululasse étoit mort en Cour de Rome. Le Roi prétendit que c’étoit uneinfraction à leur dernier Concordat, il fit saisir le revenu de tous les Béné-fices que les Prélats de la Cour de Rome possedoient dam le Milanés. Cedémêlé fut à la vérité bientôt ajusté ; Jules II. conféra l’Evêché fur la no-mination du Roi, qui de son côté donna main levée des revenus saisis*Mais ì’objet de tous les désirs du Pape étoit d’enlever au Roi tout ce qu’sipoffedoit en Italie (c).

Il cknne Le Pape jugeant que la fureté de l’Italie & la sienne propre exigeoit qu'sir absolution ne laissât point succomber les Vénitiens, résolut de leur donner s absolution*tiens? Cm ' Four empêcher le Roi de France de seconder l’Empereur contre eux, îî15 m. lâcha de porter Henri VIII. Roi d’Angleterre à déclarer la guerre à laFrance. II entama aussi une négociation avec les Suisses, pour les engagesà entrer dans le Milanés. Louis XI I. fit tout ce qui dépendoit de lui pourregagner le Pape, mais ce fut en-vain. Le 24 de Fevrier la paix fut con*clue entre Jules ôc les Vénitiens. L’abfolution leur fut accordée aux con*dirions suivantes. Que les sujets de l’Etat Ecclésiastique pourroient navi'ger librement fur le Golphe Adriatique. Que la République répareroíc 1 £Sdommages faits aux Eglises ík à leurs biens dans le cours de la guerre*Qu’elle renonceroit à toute juridiction dans les affaires Ecclésiastiques*Qu’elle ne conféreroit á l’avenir aucun Bénéfice, & qu’elle ne troubleroRen aucune maniers la possession & la jouissance de ceux qui auroient obtenudes provisions en Cour de Rome, Outre cela le Pape permit, à la g ran ‘de surprise de l’Empereur & du Roi de France, aux sujets & aux val*

(as Le même. (c) Eîiíb de la Ligue de Cambrai L- R'

(h) Ilist. de la Ligue de Cambrai L. I. p. m. 123, 124. Gîúchard. 1. c.p. m. X02. GukbctnL 1 . c.