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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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.SectionVIII.JRìfttircd'Italiedepuis Van1430 juf-qú’à l’anI5I7*

Le Pape serepi Maîtrede la Miírandole.

1511-

Les Frtn-pis pren-nent B Q'logne.

*iS HISTOIRE GENERALE.

l’Eglife. Qu’il est permis à un Prince, en ce cas, de fe soustraire àl’obéîí-sahce du Pape, â de regïer les affaires ecclésiastiques suivant la Pragmati-que Sanction, sans avoir recours au siégé de Rome (a). L’Empereur ap-prouva fore les décisions du Clergé de France, & fur les plaintes réitéréesdes Princes & des Prélats d’Allemagne, il ordonna de dresser une Pragma-tique Sanction pour i’Empire, qui n’a cependant été ratifiée par aucunediète (b). Quelques Historiens prétendent même, qu’il eut dessein d’assepa-filer un Concile Générai pour déposer Jules II. & qu’il vouloit se faire élireen sa place (c).

Cependant le Pape résolut, malgré la rigueur de la saison d’affieger Fer-rare , & se proposant de quitter Bologne , où Chaumont avoir pensé I esurprendre, il fit marcher se s troupes vers Concordia & la Mirandole, dontil vouloit s’emparer, bien qu’il n’eût aucun sujet de plainte contre le jeuneDuc, qu’il avoit même pris en fa protection. Concordia fut emportéed’aíïaut, mais la Mirandole fit une vigoureuse résistance. Le Pape impa-tient de la lenteur du siégé, partit de Bologne le 2 de Janvier 1511, &malgré les remontrances de I’Ambassadeur de Venise & des Cardinaux il serendit au camp, & prit le commandement de l'armée,fans considérer qu’ilfourmffoit un motif légitime d’assembler un Concile contre lui. II oblige 3la ville de capituler, y entra par la breche, & obligea les habitans à payersix mille ducats pour fe racheter du pillage. II donna ensuite l’investicurede la Mirandole au Comte Jtan-François, moyennant vingt mille ducats &résolut d’aller entreprendre le siégé de Ferrare. Mais les mesures que priÇChaumont; l’oblígcrent de renoncer à cette entreprise. Jules fe retira àBologne , & delà alla à Ravenne, & créa huit Cardinaux. Quelques se-maines après il retourna à Bologne , pour s’aboucher avec l’Evëque deGurck , Ambassadeur de ì’Empereur, qui avoit assemblé une efpece deCongrès à Mantoue, où fe trou voient les Ambassadeurs des Rois de Fran-ce & d’Espagne , pour travailler à faire une paix générale. Le Pape sollicitavivement l’Evêque Allemand d’tngager l’Empertur d’abandonner le Roi deFrance <8i de faire une paix séparée avec les Vénitiens, mais inutilement»1 Evêque vouloit absolument que le Roi de France & le Duc de Ferrarefussent compris dans le Traité. Le Pape refusant d’y consentir, Gurck ail 3à Modene & delà à Milan. On avoit suspendu de la part de la France &deTEmpereur les hostilités pendant la négociation de la paix; le Pape pr°'fita de l’occasion pour envoyer secrètement un émissaire afin d’exciter ust 3révolte dans i’Etat de Genes, mais la vigilance des François fit échouesce dessein (d).

La rupture des Conférences pour la paix, donna la liberté d’agir à T rI 'vuìce, qui avoit succédé à Chaumont, mort depuis peu, dans le comman-dement de l’armée Françoise. Ce Général se mit en campagne, se renditmaître de Concordia & marcha droit à Bologne, accompagné de Benti-voglio, ancien Seigneur de cette ville. Le Pape se retira à Ravenne, ay 33tlaissé le commandement de ses troupes au Duc d'Urbin son neveu,

(a) Belcar. Comtn rer Gallic. L. XII. dast. Consl imper. T. II. p. 12».

§. 34.8. Cont.de Fleuri T.XXV.p 88, 89. c, Munira solicita ad 8. I. R. PriW*

(b) Georg de Gravamin. nation. Ger- Franco! 16:9.

ffian. L. I. C. 7, ap. Fnher. p. L84. Gui- id) Parthoid. Scnarcg. de reb.Genuens. '• c '