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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’ I T A L I E Li v: XXIV. C H. I. 4^9

Cardinal de Pavie Légat à Bologne. Peu de jours après il apprit que leCardinal avoit pris la fuite , que Bologne avoit ouvert ses portes à ses an- jr-a oir ‘cîens Maîtres & reçu les François, & que son armée avoit été mise en dé- d j ta °Hroute, les François étant demeurés maîtres du bagage, de !'artillerie & puis r and’un grand nombre de prisonniers. Le Cardinal & le Duc se rendirent à *43° M-Ravenne, s’accusant mutuellement ; mais le Duc comptant fur fa qualité de ? u ’ à l ' anneveu du Pape, empêcha le Cardinal de se justifier en le poignardant de íà ISI 7 ‘propre main. Mariana (a) assure que bien des gens crurent le Pape com-plice de cet assassinat. II témoigna cependant une extrême douleur de lamort du Cardinal, & furieux du mauvais état de ses affaires , il partitPour Rome. Mais à peine fut-il arrivé à Rimini, qu’iì apprit qu’on avoita ffiché à Modene, à Bologne & dans plusieurs autres villes la convocationdu Concile, auquel il étoit sommé de se trouver en personne (L).

' L’Evêque de Gurck, après le départ du Pape, avoit envoyé à Milan Les Cardi-trois Commissaires de f Empereur, pour traiter avec cinq Cardinaux, qui Maï Mn *a voit quitté le Pape, lors de son premier voyage de Bologne. Trois d’en- untr e eux, en leur nom & au nom de six autres, indiquèrent un Concile Gé- Général àfiéral à Pise pour le premier de Septembre, A cette convocation se fit aussi Pise,

3 u nom de PEmpereur & du Roi de France. Les Cardinaux disoient, que7 Pape ayant malgré son serment négligé de convoquer un Concile, ilsdtoient en droit d’en indiquer un pour réformer] l’Eglise dans son chef &dans ses membres, à quoi les décrets du Concile de Constance , l’Empe-*eur & le Roi de France les autorisoient.

Le Pape, qui appréhendoit que les François ne se rendissent maîtres Le Pape ende l’Etat Ecclésiastique & ne marchassent à Rome, fit offrir indirectement un* a paix au Roi de France. 11 négocia en même tems avec les Cardinaux mi '

9 u i étoient à Milan, leur offrant une amnistie entiere du passé & toutes lesPuretés qu’ils pouvoient défi ter, mais ils ne s’y fièrent point. II prit«dors le parti d’indiquer un Concile à Rome pour le 19 d’Avril 1512 (e).

■ff publia aussi un Monitoire contre trois des Cardinaux, par lequel il leurenjoignoit de se rendre auprès de lui dans le terme de soixante-cinq jours,lous peine d’être privés du chapeau & de tous leurs bénéfices. II continuaen meme tems à négocier la paix avec Louis XII. & amusoit ses Députésa Rome, tandis qu il travailloû à faire contre lui une nouvelle alliance avecse Roi íerdinand & les Vénitiens (d).

Sur ces entrefaites toute 1 Italie conçut l’espérance de voir la paix réta- Maladie du,b ‘ie, sur le bruit qui se répandit de la mort du Pape. II étoit effective- Pape.hsent tombé malade le 17 d’Août, & quatre jours après il se trouva tel-Jument abatu par son mal, qu’on le crut mort pendant quelques heures.

donna lieu à des troubles dans Rome. Pompée Colonne, Evêque deRseti & Antime Savelli, tous deux de la premiere Noblesse, assemblé-ent se peuple au Capítole, & l’exhorterent à se mettre en liberté ( e).

^Pendant le Pape revint de fa foiblesse, & il ne fut pas plutôt hors dean ger qu’il reprit ses premieres intrigues. 11 tâcha d’exciter le jeune Roi

fv Mariana L. XXX. C. 2. infine. porté le discours qu’ils firent, mais ijaétéGuichard L. IX supprimé dans presque toutes les Edi £ ‘ ons

vO Guichardin dit le premier de Mai. de son Histoire.

W Le même L. X. cet Auteur a rap- Le même.

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