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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’ I T A L I E. L iv. XXIV. Cil. I. m

^aisance, & promit de rendre Modene & Reggìoau Dac de Ferrare. LeSsffrrasRoi s’engagea à pròteger le Pape & l’Etat Ecclésiastique, Julien & Laurent Vin.de Medicis avec l’Etat de Florence. Dans le mois de Décembre Françoiseut une entrevue avec le Pape à Bologne, où ils eurent de longues conte- % epu a isrences sor les affaires de Naples. Léon fit espérer au Roi qu’il favorise i.^o jus-roit ses desseins sor ce royaume, quand il scroit en état de l’attaquer. En- qu’à l'anfuite ils convinrent de certains articles,au lieu de la Pragmatique Sanction * 5 * 7 *

' (*). Léon promit au Roi de lui accorder dts décimes fur le Clergé pour "

Un an, L consentit que ce Prince nommât désormais aux Bénéfices, dontla collation regardoit les Communautés & les Chapitres avant ce Traité.

De son côté le Roi promit au Pape de se faire payer à l’avenir les An-nates, sor le pied du revenu réel des Bénéfices , à non suivant l’anciennetaxe. François sollicita Léon en faveur du Duc d’Urbin, neveu de JulesII. contre lequel le Pape étoit fort irrité. Le Duc n’ayant pas voulu servirfous Laurent de Medicis, avoit rappel lé ses troupes, qui étoient en mar-che pour joindre celles de l'Eglise. D'ailleurs il avoit tâché d’animer leRoi contre le Pape, ce qui joint à l’envie que Léon avoit de mettre leDuché d’Urbin dans fa Maison, f empêcha de se rendre aux instances duRoi. François 1. revint de Bologne à Milan, licencia une partie de sestroupes, ayant conclu un Traité avec les Suisses, & repassa ks monts aatïîois de Janvier 1516 (a) Le Pape s’écant rendu à Florence vers le me-nte tems, aida f Eve que Petrúcci, son ancien client, L se rendre maître de

Sienne.

Cependant l’Empereur entra en Italie, pour reconquérir le Milanés. Les L'Empe-François & les Vénitiens, qui attendoient un corps de Suisses, se replie tour entretent sur Cremone. L’Empereur passa l’Adige, & étendit ses déta h mens *” e^ans le Bressan. II perdit inutilement du tems à assiéger Asola place peu retourneconsidérable, & ensuite fit sommer sans succès les habnans de Milan. L'ar d’abord.rivée des Suisses dans l’armée des Confédérés , intimida MaximilLn ; ilquitta son armée, fous prétexte d’aller recueillir en Allemagne les subsidesdont il avoit besoin. A peine fut - il parti que toutes ses troupes se déban-V a conduite que le Pape tint en cette occasion le rendit fortsuspect au Roi de France. A Ja première nouvelle de l’arrivée de Maxi-inilien en Italie, il nomma le Cardinal Bibiena pour raccompagner tu -jua*lité de Légat, & permit à Marc - Antoine Colonne de suivre avec ses L ou»pes farinée Impériale. Mais pour ménager François I. quand il eut apprisque l’Empereur avoit quitté les environs de Milan, i! donna ordre au Légatde s’arrêter en chemin, fous prétexte de maladie, & chargea Laurent deMedicis, son neveu, d’engager les Florentins à .payer un mois de solde àttois mille Suisses de l’armée du Roi (c).

Léon songeoit en ce tems-là à s’emparer du Duché d’Urbin. II com- Le Pape

Hift. de la Ligue de Cambrai L. V,, h de Venise ubi Jup. p. 50 62. Gui-th *rd. L. XII.

(k Hìsl. de Venise 1 . c. p. 65-71.

Hist. de la Ligue de Cambrai l.c, Guicltard.ubi sup.

(c) Les mimes.

f*) C’est ce qu’on appelle le Concordat, par lequel la Pragmatique Sanction fut0l ie. Ce Traité nc fut conclu que le 16 d’Août 1516.

T rne XVm. FI h h