428 H ISTOIRE GENERALE
Section mença par publier un Monítoire contre le Duc, par lequel il l’accuíoit d’in-fidélité envers le 8 . Siégé, & son armée soumit en quatre jours, les villes 'A’Italie de Pesaro, de Sinigaglia & tout le Duché d’Urbin, .Ensuite l’ayant réuni
depuis Van au Domaine de l’Eglise, il en donna l’investiture à Laurent son neveu en143 o M- plein Consistoire, & voulut que tous les Cardinaux en signassent faste (-r).qu'à i an L’Archiduc Charles venoit de succéder à Ferdinand le Catholique son 1
3?I7 ‘ grand pere ; le Pape l’exhorta à ne faire aucun nouveau traité avec las’empare du France. II se négocioit aussi une ligue entre l’Empereur, le Roi d'Angle-Duché. terre & les Suisses pour attaquer le Duché de Milan, & le Pape étoit soup-
d'Urbin. ç on né d'entrer dans cette intrigue. C'est ce qui détermina François I. âTraité de renoncer à une entreprise sur Naples, & à conclure à Noyon une allianceMyon. défensive avec le nouveau Roi d’Espagne. On convint que l’Empereur au-roit deux mois pour accéder à ce Traité. Comme on offroit de grandes som-mes à Maximilien pour rendre Verone aux Vénitiens, il profita de l’occa--sion pour avoir de l’argent, dont il étoit toujours avide. II promit de re-mettre cette ville moyennant deux cens mille ducats que le Roi & les Vé-nitiens dévoient lui payer en commun. Et au commencement de l’année 'suivante ce traité s’exécuta (b). Cette paix ne plut point du tout au Pape.Fin du Con- Léon tint la onzième session du Concile de Latran le 19 de Décembredie de La - 1516. On y reçut trois députés du Patriarche des Maronites. On y lut un,ra "' décret contre les Prédicateurs, qui débitoient.en chaire des miracles feints7 ‘ & des histoires apocryphes, leur ordonnant fous peine d’excommunication
d’expliquer les vérités de l’Evangile suivant les sentimens des peres,ensuiteon confirma le Concordat entre le Pape & François I. Le 16 de Mars1517. on tint la douzième & derniere feffion. On y lut une Lettre del’Empcreur Maximilien, en réponse à une par laquelle le Pape l’avoit ex-horté de déclarer la guerre au Grand Seigneur, devenu plus redoutable quejamais par la conquête de la Syrie. L’Empereur exhortoit à son tour lePape « les Cardinaux à une expédition contre les infidèles, promettant deles seconder de toutes ses forces. On lut en conséquence une bulle qniordonnoit l’imposition des Décimés pendant trois ans, afin de les emploie*à la guerre contre les Turcs. On confirma ensuite tous les actes du Con-cile , qui fut congédié, le Schisme occasionné par le Concile de Pise étantfini & la paix entre les Princes Chrétiens conclue.
Guerre en- L’Italie fembloit pouvoir se promettre du repos après tant d’agitatioslS»% le cependant le Pape se trouva engagé dans une nouvelle guerre. L’Emp e *d'Urbìn? reur ayant restitué Verone aux Vénitiens, le Duc d’Urbin trouva moyende s’attacher six mille hommes de troupes étrangères, & avec cette peti £earmée il recouvra ses Etats. Le Pape fut fort allarmé , parceuu’il app re “henda que le Duc ne f fi t appuié par le Roi de France. II favoit que Fran-çois I avoit sujet d’être mécontent, parcequ’il n’avoit pas rempli les con-ventions du Traité conclu à Bologne. Cependant la jalousie qui regu° l£entre les Rois de France & d’Espagne, fut cause qu’ils donnerent du secou* 8à Léon contre le Duc d’Urbin, & le Pape renouvella le Traité de Bologn®avec François. Bien que l’armée du Pape eut été renforcée par lesgnols & les François, elle ne put faire rien de considérable, & bientôt
(a) Gukhariin !. c. (h) Le même.