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désertion d’un grand nombre d’Espsgnols, de Gascons & de Lansquenets Sp.ctioi?.rendit l’armée du Duc d’LJrbin plus redoutable quelle n’étoit au commem „.}?•cernent de la campagne (a). . . . Aïs dc
Sur ces entrefaites le Pape courut risque de la vie par une conjuration^ Fanqui se forma contre lui. Les chefs du complot étoient Alphonse Petrucci 1517 jus-Cardinal de Sienne & son frere Borghese. Léon les avoit fait chasser de i ú 'à VanSienne, quoique leur pere eût contribué au rétablissement des Medicis à I56 3 -Florence ,& que le Cardinal eut travaillé à lui procurer la thiare. La conjura- conjurationrion ayant été découverte, il en coutala vie au Cardinal de Sienne, & z contre h*quelques complices moins considérables, Deux autres Cardinaux furent dé- PaFe.gradés, mais ensuite rétablis. Léon, n’ignorant pas que le supplice, desConjurés avoit indisposé presque tous les Cardinaux contre lui, songea à sefaire de nouvelles créatures. II fit donc le 2 de Juillet une promotion detrente & un Cardinaux fans aucun égard au mérite. Les uns avoient étéses domestiques, & d’autres acheteront le chapeau {b).
Ayant ainsi pourvu à fa sûreté dans Rome, le Pape pensa à pousser la Fin de uguerre contre le Duc d’LJrbin. Ce Prince n’étant pas en état d’entretenirson armée fut obligé de faire la paix, qui fut conclue aux conditions fui- d Urhm >vantes. Que le Pape payeroit quarante mille ducats à l’infanterie Espagno-le , & soixante mille aux Gascons & aux Allemans. Que toutes ces Trou-pes sortiroient des Etats de i’Eglise, de Florence & d’Urbin dans l'inter-valle de huit jours : Que le Duc évacueroit dans le même terme toutes lesPlaces qu’il occupoit : Qu’il auroit la liberté de se retirer en sûreté à Man-toue avec son artillerie & tous ses effets, mais surtout d’emporter la fameusebibliothèque rassemblée par les soins de son ayeul maternel : enfin que lePape lui donneroit l’absolution des censures (c).
Ce fut ainsi que finit la guerre d’Urbin, & que l’on vit rétablir la paixEn Italie, qui depuis tant d’années avoit été le théâtre de guerres ruineu-ses. La puissance temporelle du Pape monta plus haut qu’elle n’avoit ja-mais fait, & l’Europe entiere étoit soumise à son autorité spirituelle. Maisce fut cette même année, qu’on commença à s’opposer aux usurpations da1 ape en Allemagne de telle façon , que l'on en arrêta non seulement lesprogrès, mais même que depuis cette époque leur autorité a toujours dé-■chu. C est ce qu il faut développer dans la Section suivante.
SECTION IX.
Histoire d’Italie depuis k commencement de la Réformation stisquà la fin duConcile de Trente. Depuis fan 1517 jusquà fan 1563.
T 'Avarice insatiable du Siégé de Rome donna lieu à la, lutiondont nous avons à parler. Outre les indulgences accordees par R ,j grma ,le Concile de Latran pour faire la guerre aux Turcs, Léon, qui avojt^ OTWI ^.grand besoin d’argent, publia par le conseil du Cardinal Pucci d autres imagre.
f®) Guichardin L- XI 1 LLe mêiuc.
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