DT TA L I E.' Liv. XXIV. Cn. I. 433
Me , mais en d’autres Pays. Le Roi de Danemarc approuva hautement fa Sectiohdoctrine, & les deux freres Laurent & Olaus Pétri, qui avoient étudié àWittemberg, la porterent en Saede, où elle fut favorablement accueillie. #Italie dt'On volt par les Lettres qu'Erasme lui écrivit & au Duc de Saxe, que fesp w - f p mEntimens étoient ■goûtés en Angleterre & en Flandre. 1 S « 7 _ 7 «/-
Pendant que les écrits & la doctrine de Luther attiroient l'attention d’une w'à l'anMande partie de l’Europe, Uíric Zuingie, né dans le Comté de Token- I 56 3-“°nrg, prêchoit en Suisse contre les abus & les erreurs de f Eglise Romai- la ^ rifW -*ì e j fans avoir la moindre correspondance avec Luther, duquel il différois de Luther.
quelques points de doctrine. Malgré les remontrances de l’Evêque de zuingieConstance, les Magistrats de Zurich approuvèrent la conduite de Zuingie. prédis en*out ce Canton de même que ceux de Berne deBaste & de Schafhoufe em Sui Ú e cm 'Cassèrent fa doctrine. tre RmHe ‘
Luther, assuré de la protection de l’Electeur de Saxe &' de divers autres Ecrits de ‘Minces, écrivit un Traité de la liberté Chrétienne , qu’il dédia au Pape & Luther.knvoya à Rome, avec une Lettre à Léon, dans laquelle il lui marquoit , l52a> '
?tfil n’avoit en vue que la gloire de Dieu & l’éclaircissement de la vérité,
* k profession de laquelle il ne renoncera jamais. II dit que la Cour de -^ome est plus corrompue que Babylone & Sodome ne l'ont jamais été, &m s’afflige que le Pape demeure là comme un agneau parmi les loups. IIPublia divers autres Ecrits fur la Confession, les Vœux, le Célibat des Prê-tes, & Ja Communion fous les deux efpeces. Les Universités de Colognede Louvain en censurèrent quelques-uns. Luther se défendit, & dans^ Préface il traita les Universités d’un ton fort hardi, il les taxa de faired’Aristote un Dieu, & d’être accoutumées à persécuter les grands hom*
Iîle s, tels que Pic de la Mirandole, Laurent Valle <k Reuchlin (a).
Comme il fe voyoit de puissans ennemis fur les bras, il écrivit à l'Em- Ij écrit LPereur, pour implorer fa protection, jufqu’à ce que son affaire eut été 1 E m P e ~duement examinée. Le Cardinal Adrien, Légat du Pape en Espagne, fol - ïm 'heitoit de son côté Charles V. d’envoyer des ordres pour arrêter Luther.
Ce Prince répondit, qu’il ne pouvoit satisfaire le Pape, qu’il n’eût aupa-ravant reçu la Couronne Impériale à Francfort (b).
Léon prit alors le parti d'assembler les Cardinaux & des Théologiens a Bulle deRome, après bien des consultations, il donna le 15 de Juin une Bulle, Léon contrepar laquelle il condamnoit XLI. propositions de Luther, ordonnant à Lu- Lutlíer -ther & à tous fes adhérens de révoquer fes erreurs dans soixante jours &de brûler fes Livres, fous peine d’excommunication & d’être traités com-We hérétiques (c). Cette bulle étonna tous les gens sensés ; GuichardinParoit lui-mêtne blâmer le Pape (d). Luther fe voyant condamné perditîvut efpoir.de réconciliation, & publia un Ecrit par lequel il appelloit deNouveau au Concile, exhortant f Allemagne à secouer le-joug du Pape, &à1 obliger, de même que les Evêques de fe soumettre à l’Empereur. Les"àersités de Cologne & de Louvain ayant fait brûler fes Livres, il s’enVen gea en fefant brûler à Wittemberg, le io de Décembre , publique-la Bulle de Léon & les Décrétâtes ( e ). ,
Cf) Skidan L. II. (d) Guichard. 1. c.
Le même. (e) Slsidan & Fra-Paolo ubi fup-
(D Le même. Fret-Patio L. I.