43+ HISTOIRE GENERALE
Section L'Empereur avoit convoqué une Diete à Worms, où elle s’ouvrit le 6mMre J anv ^ er 1521. L’affaire de Luther fut mise sur le tapis, & il fut résoluâ'Édie à l’appeller & de l’entendre, malgré les oppositions d’Aleander , Nonce
depuis l’an du Pape, qui prétendoit qu’on ne pouvoit mettre en délibération une affaire de-1517 juj- ja jugée parle Pape. L’Ëmpereur donna un saufconduit à Luther, qui arriva sWorms le 16 d’Avrìl. II refusa absolument de se rétracter, à moins qu’° n' ne le convainquit qu’il étoit dans l’erreur, par l’Ecriture ou par des raison®évidentes. Et comme on ne put lui faire changer la résolution où il étoit d ene se soumettre à aucun jugement, qu’on ne procédât contre lui par l’Ecst*ture, on lui donna son congé avec le terme de vingt-un jours pour s'eSretourner chez lui (a).
Après son départ, l’Empereur publia, le 8 de Mai, un Edit dans lequelil le taxe d’hérésie, confirme la bulle du Pape contre lui & ses adhérens »défendant de lui donner aucune protection, & ordonnant de le prendre & 4 eTemprisonner après le terme de vingt-un jours expiré. L’Empereur défendsauíìì de garder & de lire les Livres de Luther & oráonnoit de les brûler (/)*Le Pape de son côté, que ces troubles d’Allemagne commençoient à aï'larmer, tint plusieurs Consistoires, pour trouver les moyens d’arrêter uumal quicroiíToit tous les jours (c). Le 3 de Janvier, il donna unepar laquelle il excommunioit non seulement Luther, mais tous ceux quifavorifòient & le protegeoient (d). II renouvella cette excommunicationle Jeudi avant Pâque (s), & Guichardin assure, qu’il résolut encore dedonner un Monitoire terrible contre le Duc de Saxe, que cette démarch elia plus fortement au parti de Luther. Henri Vlil. Roi d’Angleterre écri'vit en ce tems-là contre Luther, & fit présenter son Livre à Léon, q ull’honora du titre de Défenseur de la Foi (f ).
Le Pape auroit pu conserver la paix en Italie, en gardant une exa# 3
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Diete deWunns.
1521*
Luther misnu han del’Empire,
Intrigues'
de Léon X. neutralité entre l’Empereur &le Roi de France, qui avoient été rivaux po uf^ Zîffe ('Empire. Mais au lieu de prendre un parti si sage, il travailla à allouéfonesf *" so g uerre , Buté de la vaine espérance de chasser les Espagnols & les Frassçois d’Italie, & de réunir au domaine de l’Eglise Ferrare, Parme & Pl a1 'sance (§). II traita d’abord avec François I. mais ce Prince différa deratifier le Traité, se défiant avec raison des intentions de Léon. Ce P slI ?'tife conclut alors une ligue offensive & défensive avec l’Empereur, dont 1but étoit de chasser les François du Milanés. Ses troupes, jointes aux A 1 'lemands, entrerent dans le Milanés. Le Maréchal de Lautrec, qui y co^Tmandoit, négligea de disputer aux Confédérés le passage du Po & dl’Òglio, & ils passèrent l’Adda par surprise. D’ailleurs Lautrec se trou^.
1 affoibli parceque les Suisses l’abandonnerent, en forte qu’il fut obligé deretirer. Les Confédérés surprirent Milan; Lodi,Pavie, Parme & F* alsance se rendirent à eux à la prèmiere sommation (h).
L’Empereur & le Pape avoient lieu de seflater de chasser bientôt I eFrançois, -lorsqu’un accident imprévu changea tout-à coup la face de S ^
(«)
(&/
T. II P 143 -
(ci Guichardin 1. c.
(ji) Contin. de Fleuri T. XXVI. p. 1,2.
Mert deLéon X.
Les f mêmes.Les niâmes.
Goliast Const. imper.
(é) SIeiian !.. III.
( f> Fra-Paolo. L. I. J XIX.(?) Guichnrain L. XIV.
{hj Le môme.