D’ITALIE. Liv. XXIV. Cn. I. 437
;parceque les Livres de Luther avoient persuadé à la plupart du peuple, que SxctiokL Cour de Rome avoit fait beaucoup de mal à T Allemagne. Que le moyenfo plus propre & le plus efficace de remédier à tout étoit d’assembler un ^
Concile, dans lequel les Laïques. comme les Ecclésiastiques eussent la li- puis vmberté, nonobstant tout serment & toute obligation contraire, de parler 3517 jus-6c de proposer ce qu’ils jugeroient de mieux pour la gloire de Dieu & î«’à Tmîe salut des âmes. Le Légat répliqua d’une façon qui déplut à la Dicte . 15<53,
Les Princes Laïques dressèrent ensuite un long Mémoire de'leurs plain-ts & de leurs prétentions contre la Cour de Rome, qu’ils réduisirentà cent chefs, auquel ils donnèrent pour cela le titre de CcntumGravamina. Le 6 de Mars, la Dicte publia son Recès avec tous les chefscontenus dans fa réponse au Légat , & peu de tems après le tout futîwprimé avec le Bref du Pape, l’ínstruction du Légat, les répliqués fui-tes de part & d’autre, comme aussi les cent Griefs,qui furent débités danstQ ute l’Allemagne, & delà fe répandirent en d’autres lieux & même à Ro-, où l’aveu ingénu que fesoit le Pape, que la Cour de Rome & toutl’Ordre Ecclésiastique étoient la premiere source du mal, déplut beaucoup2UX Prélats (a).
, Tandis que cela se passoit en Allemagne, le Roi de France se préparoit Ligue cw.a faire une expédition en Italie, d’autant plus qu’il savoit que l’Empereur n Fr an-ttégocioit avec les Vénitiens. Ceux-ci conclurent le 28 de Juin leur Traité foiSavec Charles V. & le 3 du mois d’Août le Pape accéda à la Ligue,forméeoontre la France entre l’Empereur, Je Roi d’Angleterre, l’Archiduc d’Au-tr iche, }e Duc de Milan, les Florentins, les Vénitiens & les Génois (-).
Cette formidable Ligue n’empêcha pas le Roi de France de faire passernombreuse armée en Italie, sous le commandement de l’Amiral Boni-te II s’empara de Novare & de Vigevano, & soumit en peu de temstout le pays qui est fur la rive droite du Tesin. Prosper Colonne ne putempêcher de passer ce fleuve, desorte qu’il distribua ses troupes dansFavie, Mi;an & Crémone. L’Amiral manqua de fe rendre maître de Mi*ian, s e tant laissé amuser par quelques transfuges de cette ville. Les Fran-çois ne laxsserent pas de soumettre Monza & Lodi, & commencerent leliege de Cremone ( c ).
Sur ces_entrefaites^ Adrien VI. mourut à Rome, le 14 de Septembre, Mort ík-ans la loixante cinquième année de son âge & la seconde de son Pontifi- drien VI.c ut. Sa mort, a laquelle on soupçonna que le poison avoit part, causa unegrande joie aux Romains, qui, accoutumés au luxe & à la débauche fousCéon X. souffraient impatiemment la régularité de ses mœurs, & Ja ré-forme des abus (H. Ce Pape fut fort partial pour l’Empereur Charles V. à? Ul d accorda divers privilèges, entre autres celui de présenter des sujetsa tous les Bénéfices d’Espagne.
Après les obsèques d’Adrien , les Cardinaux au nombre de trente six EUBion dentrerent dans le Conclave, & y passerenc cinquante jours en brigues, avant yjj‘ nenT e pouvoir s’accorder. Les Cardinaux Colonne & Medicis étoient lese ux principaux prétendans,- le premier étoit soutenu par la Faction Fran-cs Le même Paìlavkìn L. II. C. 7. Fas (b) Gukhard. L. XV. . . .
L , re , r - expetend. T. I, p. 352. FraPaolo (c) Hist. ae Venise T. IX. x.r?!>«àv.
‘ L XXVI. (d) Gukhmd. I. c.
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