D’I T A L I £. Lïv. XXIV. Cfl. I. 441 .
II sso'toit tenu à la fin de Juin, une Diete dans eette ville , dans laquelle Section .le parti des Luthériens parut plus puissant que jamais. La plupart des vil' _ IX.les & des Princes proposèrent de prier l’Empereur de convoquer un Con- fí^f reelle Universel ou National, & on résolut qu’en attendant l’un ou sautre l<m ,des Conciles nécessaires, les Princes & les Etats se conduiroient dans leurs J5I7 j u jldomaines fur le fait de la religion de maniéré qu’ils pussent rendre bon qu’à Vandompte de leurs actions à Dieu & à l’Empereur (a). *5<53.
Charleqm'nt irrité contre le Pape, lui écrivit une longue Lettre, par la- Diet ,“quelle i! se plaignoit de ses procédés, & insistoit fortement fur la convo- spire. ‘ *cation du Concile. En attendant les Impériaux recevoient de continuels p e p a p ssecours d'Espagne & d’Allemagne, & le Viceroi de Naples y arriva avec fiât uneUn renfort. Le Pape de son côté ayant reçu trente mille ducats du Roi trêve avec ie.-d’Angleterre, n’eut point d’égard aux remontrances de l’Empereur,& en-v oya lés troupes contre le royaume de Naples, qui fut attaqué par mer par ^ta Flotte combinée de France, de Venise & du Pape. L’armée de terre ‘fournit Aquila, tandis que celle de mer prit Sorrento & d’autres placesMaritimes (L). Cependant le Pape négocioit toujours secrètement avec le^ 7 iceroi de Naples, & comme il ne recevoit que peu de secours du Roi deFrance, & qu’il manquoit d’argent, il conclut avec le Viceroi une trêvede huit mois. Clément s’engagea à fournir soixante mille écus à l’arméeImpériale, & on convint que toutes les places prises de part & d’autre so-uvient rendues (c).
Ce qui détermina principalement le Pape à cet accommodement, oe fut £« Duc deta crainte que lts Impériaux ne fissent une invasion dans l’Eiat Ecclésiasti- r°?J^ ire ‘que. Le Duc de Bourbon ayant laissé sept ou huit mille hommes à Milan,s ’étoit mis en marche vers Bologne, avec trente mille hommes, la plu- trêve , ma r-pnrt Allemands & Luthériens, qui depuis cinq mois qu’ils étoient en Italie cite à Rome,st civoient presque rien reçu de leur paye. Ils avoient vécu dsns le Mila-nés à discrétion, & fublistoient dans leur marche par les grosses co n t r r b a • saccagée. °tions_qu’il s levoient, ■& quoique le Duc de Bourbon publiât , qu’il avoitdessein de marcher vers Naples, on étoit persuadé généralement qu’il avoiten vue de piller la Toscane. C’étoit par cette raison, que le Pape 8'étoitengage par le Iraité de Trêve de donner soixante mille écus au Duc, àcondition, que son armee sc retireroit des terres de s Eglise & de Florent-ee. Sur la roi du Iraité, il rendit les Places du royaume de Naples, &hcencia ses troupes. Le Duc de Bourbon refusa de consentir à la trêve,quoique le Viceroi qui s’écoit rendu à Florence, lui fit oíïrìr de lui fairedonner cent quarante mille écus dans l’efpace de deux mois. Comme sestroupes s’étoient déja mutinées deux fois, ôc ne lui laissoient que sombreà commandement, il fat obligé de céder à leur violence , & partie parinclination, partie par contrainte, il continua sa marche. N’ayant pointd armée à combattre, ni artillerie ni bagage qui sembarrassât, il fit une siB r ande diligence, qu’il arriva devant Rome le 5 de Mai, & sic demander~ kussage pour aller à Naples. Le Pape le refusa, & le lendemain le Duc1 donner 1assaut ; il sot tué dès le commencement de l’attaque , ce qui
XXXn kUìan L< V# Fra ' Pao!o I- c. § (b) Guichard. L. XVIII.
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