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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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44 s HISTOIRE GENERALE

Section n’empêcha pas qu’on ne continuât l’assaut, la ville fut forcée , le Pape seix. retira avec les Cardinaux dans le Château 8 . Ange, & les soldats commi-lîistoire rent ] es pi us horribles violences, pendant deux mois. Les Luthériens dé-mifì’an chargèrent leur furie fur la basilique de Saint - Pierre, ils fouillèrent jusques3517 ;'«/• dans les tombeaux des Papes, ils tirèrent les corps des Saints hors dequ’à Van leurs châsses & les foulèrent aux pieds. Les Espagnols & les Italiens,2563. pi us avares & plus cruels que les Allemands Luthériens, «'acharnèrent futles personnes riches & de qualité, Prélats, Evêques, Magistrats &c. qu’ilstourmentèrent en mille maniérés effroyables, afin de les obliger à payerd’excessives rançons (a).

Le Pape dé- Quoique le Duc d’Urbin fût à la tête d’une nombreuse armée , il ne setenu prijon- hâta point de marcher au secours du Pape. Clément VIL fut donc obsig enier. de capituler avec le Prince d’Orange, qui avoic succédé au Duc de Bour-bon dans le commandement de l’armée. Le Pape s’engagea de payer d’a-hord cent mille ducats , & de plus trois - cens mille dans deux mois, ds

R-itrìb\ìffe-

mettre entre les mains de l’Empereur le Château S. Ange, Civita- Vecchia,Ciita-Castellana, Parme, Plaisance, & Modene ; on arrêta encore, q uele Pape & les Cardinaux qui étoient avec lui demeureroient prisonniersdans le Château S. Ange, jusqu’à ce qu’il y eût cent-cinquante mille du-cats de payés, & qu’ensuìte ils seroient conduits à Naples ou à Gaëte,pour y attendre ce qu’il plairoit à l’Empereur d'ordonner fur leur sujet-Le Pape resta six mois prisonnier, n’ayant pas dequoi payer (b). Lâpeste qui se mit dans Rome, emporta un grand nombre d’Impériaux.

A la nouvelle de la prise de Rome, les Florentins rétablirent le GoU*enent >.te la vernement populaire & élurent un Gonfalonnier ; Hippolite & AlexandreDémocratie d e Médias, neveux du Pape se retirerent, tous les partisans de cette fa*« 'tennce. m -,| e f urent exposés à la plus vive persécution & l’on brisa les statues deLéon X. & de Clément VII. (c).

Conduite de L’Empereur ayant appris l’heureux succès de ses armes en Italie, di#'VEmpereur, mula fa joie, il prit le deuil & fit faire des processions & des prières publt'ques pour implorer i’assistance du ciel en faveur de l’Eglise affligée. Mais ddémentit ces belles apparences par fa conduite ; car pour tirer tout l’avafl'tage possible de la situation du Pape, il différa de le faire mettre en liberté»quoique la peste fît de grands ravages à Rome & même dans le ChâteauS. Ange (d).

Quelque avantageuse que parut la face des affaires en Italie pour l’EmP e 'reur, fa trop grande sécurité fut cause, qu’elles se trouvèrent bientôt e ,*plus mauvais état qu’au commencement de la campagne. Tandis qu il n ?"gligeoit de renforcer son armée, les deux tiers périrent de la peste & *Roi de France engagea Henri VIII. à se liguer avec les Vénitiens .les autres Confédérés contre Charlequint. Au commencement du f 0 ? __d’Août François I. fit passer une armée en Italie , sous le comm ande<ment de Lautrec. Ce -Général prit Alexandrie & quelques autres P' aC ^gse rendit maître de Pavie, & Genes fut aussi réduite sous l’obéissan^

Lautrecpasse enItalie*

(d) Le même. Cont. de Fleuri I. c. p. (c) Le même.453 & fuiv. (F) Le mêsae.

fi») Gukhurdin ubi sup.