SectionIX.Histoired' Italie
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Gouvernement de Florence, fans toucher néanmoins à fa liberté ; qu’iíy auroit amnistie générale de toutes les injures faites au Pape , à ses par-tisans & k ses serviteurs. On n’observa gueres les articles de cette La-depuis l’on pitulation. Alexandre de Medicis devint Prince & Souverain de Floren-1517 jus- ce, avec le pouvoir de recevoir & d’envoyer des Ambassadeurs, de battrequ’i Van monnoye, de conclure des alliances, & de faire la guerre & la paix,selon* 56 Z. qu'il le jugeroit à-propos (a).
Les Prote- Tandis que ceci se passoit en Italie, l’Empereur tint une Diete âJìans pré- Augsbourg, pour délibérer fur les affaires de Religion & fur la guerresentent leur contre les Turcs. Quelques jours après l’ouverture de la Diete, les PrincesConfijsim & les villes Protestantes présenterent à l’Empereur leur Confeílìon de Foi*Dkte à “ à lue en présence de ce Prince le 25 de Juin. Les Théologien 5d'Augs- Catholiques la réfutèrent, & cette réfutation fut lue dans la Diete le Z
bourg. d’Août. L’Empereur & les Princes Catholiques l’approuverent, & osl
pressa fort les Protestans de s’en tenir à la doctrine de l'Eglise ; mais il*persistèrent à suivre leur Confession de Foi, demandant la convocation d’unConcile libre, k la décision duquel, ils offr oient de se soumettre. L’Em*pereur sollicita sous main l’Electeur de Saxe, le Landgrave de Hesse &le Marquis de Brandebourg, & les tenta par des intérêts temporels dsse réunir à l'Eglise de Rome ; mais ses efforts étant infructueux, il don-na le 22 de Septembre un Décret, qui portoit, que quoique la Confessionde Foi des Protestans eût été réfutée par l’Ecriture, il leur accordoitun délai jufqu’au 15 d’Avril 1531. pour penser mûrement à retourne 1dans le sein de l’Eglise, défendant de publier rien sur les matières deReligion ; il s’engageoit en même tems de procurer dans six mois I 3convocation d’un Concile (b). Les Princes Protestans répondirent à Ç edécret, qu’ils n’avouoient point que leur Confession eût été bien réfutée• par l’Ecriture, A présenterent en même tems une apologie de la Confession»que l’Empereur ne voulut pas recevoir. Après leur départ, Charles ^ligua pour la défense de l’ancienne Religion avec les Princes Catholiques»& donna le 19 de Novembre un Edit qúi défendoìt toute autre Reh‘gion que la Romaine (c).
Nonobstant le zele avec lequel l’Empereur avoit maintenu les droits d®l'Eglise de Rome, Clément VII. fut très-mécontent de ce qui s’éto lCpassé dans la Diete. II blâma Charles d’avoir permis la lecture de la Cojj"session de Foi des Protestans, & consenti à l’aboiition de certains Ries. K,qui le fâchoit plus que tout le reste étoit la promesse d’un Concile, don 11avoit une extrême aversion. II tint une Congrégation de Cardinaux, P 3 *Pavis desquels, il représenta qu’il n’étoit pas à-propos de convoquer 3Concile dans un tems, où l’on avoit k craindre une nouvelle irruption dla part des Turcs (st).
Dêcisien Le Pape ne se crut pas moins lésé par la décision de l’Empereur e“erJsdu ^ ve “ r du Duc de Ferrare. Charles décida que Reggio & Modene apP 3 ^r pape U du tenoient de droit au Duc & que moyennant la somme de cent mille duc 3Duc de le Pape lui donneroit une nouvelle investiture du Duché de Ferrare. ^Serrure.
Méconten-tement duPape.
1531 .
( a ) Le même. Rayneld ad ann. 1530.
(b) Sleidait Lt Vil.
(c) Le même, Fra-PaoloL. 1 . í
(d) Guichardin 1. c.