D’I T A L I E. Liv. XXIV. Ciï. ï. 445
Oe qui y contribua beaucoup, c’est que le Grand Seigneur, qui e'toit entré Sectiohen Hongrie avec une formidable armée, menaçoit l’Autriche d’une inva-sion, & que la tranquillité de l’Allemagne couroit grand risque d’être trouhiée par les disputes de Religion. p u ; s p an '
L’Empereur avoir convoqué ìes Etats à Spire le 15 de Mars. Après de 1517 jus.longues disputes, on fit un Décret, qui dérogeoit à celui de la Diete pré 2“’ á i'an• c édente,qui avoir accordé à chacun la liberté de Religion jufqu’auConcile, 1563fous prétexte que cela avoir servi à maintenir toutes sortes d’opiniops ab- D; íte “furdes. L’Electeur de Saxe & cinq autres Princes, auxquels se joignirent Spire.quatorze des principales villes d’Allemagne, protestèrent contre ce Décret,
« en appellerent à l’Empereur & au Concile futur, c’est ce qui fit donner1 £ nom de Protestans à tous ceux qui fesoient profession du Luthéranisme("). Après la séparation de la Diete, les Princes Protestans envoyerentdes députés à l’Empereur, qui venoit de passer en Italie, pour justifier leurconduite. Mais Charles prétendit qu ils dévoient obéir au dernier décret,
& le leur ordonna. Les Princes s’assemblerent fur la fin de Novembre àStnalcalde, & ayant été instruits par leurs Députés de la réponse de l'Em-P e reur, ils proposèrent de faire une ligue ensemble pour leur mutuelledéfense (b).
. Ce fut au commencement du même mois que Clément & Charles ar« Entrevuerivèrent à Bologne, où ils eurent plusieurs conférences dont l’objet étoit ? a P e é?
k ruine des Protestans d’Allemagne, & la réduction des Florentins, qui „J.refufoient toujours de se soumettre à la famille des Medicis. A la solli-citation du Pape, l’Empereur investit de nouveau François Sforce du Du-ché de Milan, & conclut la paix avec les Vénitiens , qui s’engagerent àrendre à l’Empereur toutes les places qu’ils occupoient fur les côtes de laP°uiile & au Pape Cervia & Ravenne (c). Ce fut ainsi que l’Italie vit enfiníetmintr les troubles , qui la déchiroient depuis huit années. La feule «■^■épubbque de f lorence n’eut point de part à la paix, comme elle refuiade le loumettre au Pape, les Impériaux vinrent l’investir (d).
Charles V. ayant reçu d’Allemagne des Lettres de Ferdinand son frere Couronne-& dts Ekctturs, qui le pressoient de passer au plutôt en Allemagne, ™ e I lt dereçut la Couronne Impériale à Bologne le 24 de Fevrier 1530. jour deL naissance , de son élection à l’Empire & de la victoire de Pavie. CePrince partit de Bologne le 22 de Mars, avec le Cardinal Campege , quiÇ jeivoit en qualité de Légat. Le Pape fit entendre à Charles , qu’il nes élojgneroit pas d’assembler un Concile, fi ce moyen pou voie être pro-He à extirper l’héresie de Luther (c). Après le départ de TEmpereur" P r it le chemin de Rome.
j, '-es Impériaux & les troupes du Pape contínuoient toujours le siégé de RMuSHonjorence. Cette ville réduite 2 l’extrémité fut obligée de capituler le 9 de Florence.Août & le 10 on convint des articles suivans ; que la ville payeroit in-amment quatrevingt mille ducats pour engager farinée à se retirer ; queEmpereur seroit prié de régler dans l’esoace de trois mois la forme du
^pJ a \Slcid an L. VI. PalkvinL.il. C, 1 $. (e') Guichard, L. XIX. vers la fin.
L. 1. § XXXIX. (d) Le même, L. XX.
' 3 Ste-dan L. VIL (e) Le mèuie.
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