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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’I T A L I E. Liv. XXIV. C s. I. 453 ,

ïpereur à faire la paix avec les Proteílans, & ce Ministre envoya, corn- Section' we en son nom , deux personnes de confiance à Smalcalde. Les Pro-testans firent une réponse fort ample à Granvelle , le i r d’Avril (a). ^ItalieLe Légat du Pape s’opposa fortement à la tenue d’une Conférence, & depuis l’cmprétendit qu’on ne pouvoit terminer les différends de Religion que par isn M-la voie d’un Concile (ù). Malgré ces remontrances l’Ëmpereur résolut^fie travailler à la paix , & conclut à tenir une Diete, qui fut indiquée 15 3 ‘à Haguenau. Farnese , averti de cette résolution prise à son insu partit

aussitôt (c).

La Diete s’assembla à Haguenau le 25 de Juin ; les Protestans insiste- Diete derent fur une Conférence entre les deux Partis. Les Catholiques demán Hagemu.fioient que les Protestans approuvassent ce qui s’étoit fait à la Dietefi’Augsbourg, & suivissent la f rme de réconciliation qu’on y avoit ébau-chée, & les Protestans vouloient qu’on dressât une nouvelle Formule. A-près bien des contestations, Ferdinand ordonna, que l’on dresseroit unenouvelle Formule ; que le nombre des Docteurs seroit égal de part &d’autre ; que le Colloque s’ouvriroit dans une nouvelle assemblée, qui setìendroit à Worms le 28 d’Octobre suivant (d).

Le Pape envoya à Worms Thomas Campege Evêque de Feltri, en qua Colloque delité de Nonce, de peur qu’il ne s’y passât quelque chose au préjudicel’Eglise Romaine. On fut longtems à, ajuster la forme de la Conférence, IS * 1 -tant par rapport au secret qui devoit s’y garder,que pour régler le nombredes Docteurs qui parleroient, Sleidan (e) prétend que les Catholiques appré-hendoient que la pluralité des voix ne leur fut pas favorable, & que parcette raison ils proposèrent d'étranges conditions. On convint enfin queJean Eckius parleroit pour les Catholiques & Philippe Melancton pour lesProtestans. Mais après trois jours de Conférence, le Colloque fut rompuPar des Lettres de l’Empereur, qui remettoit tout à la Diete qu’il avoitIndiquée à Ratisbonne (/).

L’Empereur s’y rendit, & le Pape y envoya comme Légat le Cardinal Diete deContaríni; estimé très-habile & très-homme de bien. La Diete s’ouvric le Ratisbonne.5 d Avril,ot quelques jours après l’Empereur nomma trois Théologiens dechaque rarti, pour traiter ensemble des points de doctrine, qui étoient encontestation. On leur remit un Livre, qu’on nomma Concorde qui conte-noit vingt deux Articles, où 1 on rraïtoit d’un grand nombre de matières.

Les Théologiens nommés, âpres ] avoir lu & examiné approuvèrent quel-ques articles, en réformèrent d’autres, & il y en eut d’autres fur lesquelson ne put s’accorder. L’Empereur communiqua le tout au Légat, qui ré-pondit qu’on ne devoit rien statuer, mais renvoyer le tout au Pape ou auConcile Général pour en décider. Après avoir entendu les avis des Prin-ces Catholiques à Protestans, l’Ëmpereur conclut de renvoyer au ConcileGénéral, ou a un Synode National d’Allemagne, ou à une Diete de l’Empi-re toute la procédure du Colloque, Le Légat s’étoit fort opposé à la clause du

OO Sleidan L. XII, XIII. (d) Sleidan L. XIII.

(b) Le même, L Xlli. (e) Le même.

w Le même. jov. L. XXXIX. (/) Le même.

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