SECTION
IX.
Histoire
d’ìtalie
reur.
Diete deSpire.
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454 , HISTOIRE GENERALE
Synode National, parcequ’un pareil Concile n’avoic point le pouvoir &'décider des controverses de la Foi (a).
Cependant quoique le Cardinal Coruarini. parut avoir bien soutenu lèsdemis Tan cntérêts du Pape, on le soupçonna à Rome d’avoir favorisé les Luthériens,i 5>7 ;«/- P a P e wême n’écoit pas content de lui, quelque foin que le Cardinal Fre-qu’i l'an goí’e eut pris de le défendre. Mais Contarir.i étant venu à Luques trouver1563- le Pape, qui y attendoit l’Emperenr, il lui rendit si bon compte de íaLé-
“ gation, que le Pape parut satisfait. L’Empereur s’étanc rendu à Luques
duPapeR conféra avec le Pape fur le Concile à fur la guerre des Turcs (b). Paul IlL4e l’Empe - tâcha de détourner Charles de son expédition d’Afrique, mais ce Prince «slaissa pas de s embarquer avec une nombreuse armée, qui périt par le froid-àc par la tempête (c).
L’Empereur retourna avec les débris de ion armée en Espagne, & bien*tôt après se tint la Diete, qu’il avoic convoquée à Spire, à laquelle Ferdi-nand Roi des Romains présida. Le Pape y envoya Jean Moron Evêquede Modene, qui exhorta les Princes à la guerre contre les Infidèles, òc of-frit de la part du Pape cinq mille hommes de pied, si i’Empereur com-mandoit lui-méme l’armée, sinon qu’il n’en fourniroit que la moitié. Quele Pape étoit résolu de tenir le Concile , mais qu’il n’y avoic pas d’app^-rence qu’on le pût tenir en Allemagne à cause du grand âge du Pape, qu 1ne lui permettoit pas d-’entreprendre un si long voyage. Que si on n’agréotfpoint de ville.en Italie, il consémîroit qu’on l’assemblât á Trente sur le*confins de l'Allemagne. Mais les Protestans n’agréerent ni Trente pourle lieu du Concile, ni qu’il fût convoqué par le Pape. Ferdinand & les Prin-ces Catholiques consentirent à Ja tenue du Concile à Trente (d).
Le Concile : L’opposition des Protestans n’empêcha pas le Pape de publier le 22 deindiqué à, Mai une bulle par laquelle il convoqaoit le Concile pour le premier de No*Tremi. vembre. L’Empereur écrivit au Pape pour se plaindre dè ce qu’il avoicmis le Roi de France de pair avec lui, tandis que ce Prince avoit atta*que ses Etats par cinq endroits dissérens. Cependant le Pape avoit en-voyé à l’armée de Hongrie trois mille hommes d’infanterie lòus le com-mandement d’Alexandre Vitelîi (<?).
Légats pour Comme le te ms de l’ouverture du Concile approchoic, le Pape nommâ
k Concile, trois Cardinaux pour Légats, afin d’y présider en son nom. Et ayant ap'pris que la doctrine de Luther commençoit à trouver des partisansItalie, il établit une Congrégation de six Cardinaux, autorisés à agír eslqualité d’ínquisiteurs de la Foi (/). L’ouverture du Concile ne se fit poin cdans le tems marqué , fous prétexte qu’il y avoit trop peu de personne 5encore pour le composer.
Entrevue Comme l’Empereur devoit dans peu passer par l’Italie pour se rendre end:i Pape ô? Allemagne, le Pape souhaita d avoir une entrevue avec lui, & partit d®de l’Empe - Rome le 26 de Fevrier. S etant rendu à Bologne, il y resta jusqu’au m 01 *reur - de Juin, que l’Empereur débarqua à Gènes. Charles fit d’abord quelq ueSdifficultés, «St enfin consentit à s’aboucher avec !e Pape à Busseco fur ie T ar '*entre Parme <Sc Plaisance. Le Pape sollicita l’Empereur de rendre ces den*
(«) Le mâme, L. XIVQ>) Fr a Poolo 1. c. J LXVI,{c) Sieiàtn u bi sup.
(Vil Fra-Paolo l. c. * LXVIL(s) Sleìdan L. XV.
{/) Spondm. ad ana.