D’ I T A L I E. Lrv. XXIV. C n. I.
Quoique l’Etnpereur eût donné un sujet de rupture à Henri II. par le Secttoi»fiege de Parme, & que par là íl se fût engagé dans une nouvelle guerre mú ' rtavec la France, il ne perdoit pas de vue les affaires de Religion. 11 ^Itaiìtécrivit aux Etats Protestans pour les engager d'envoyer leurs Ambassa- depuis l’tmdeurs & leurs Théologiens à Trente. Mais comme ils exigerent un 1517/“/-s »uf-conduit du Concile, l'Empereur promit de leur en faire donner un ^ h }' an
fol qu’ii s ] e demandoient. Cependant les Electeurs de Maience &. de _
Trêves, & ensuite celui da Cologne avec quelques autres Evêques d'Ai- Suits duiemagne, fe rendirent à Trente. Les deux premiers fe trouvèrent à la Concile dedouzième Session , où l’on lut un décret qui prorogeoit la Session jus- Trmî0 ‘Jpi’au onzième d’Octobre , & portoit qu’on traiteroit de l’Eucharistie.
On lût ensuite une Lettre & une protestation du Roi de France , parkquelle il décìaroit, qu'il ne pouvoit reconnoitre le Concile pour unC °nci!e Général , jufqu’à ce que le Pape eut posé les armes , & eutÇessé d’attaquer Parme. On renvoya á faire réponse à l'Envoyé du Roià la Session prochaine, mais il n'y parut personne de la part du Roi ;
°n ne laissa pas de lire, la réponse à la protestation de ce Prince. OnPublia ensuite un Décret sur l’Eucharistie, & onze Canons où l’on disoicasi athême à tous ceux qui n’admettoient pas la doctrine établie dans le Dé»
Cret. Sur les instances de l’Ambassadeur de l’Empereur, on différa de riendéfinir fur la communion fous les deux especes jusqu’à l’arrivée des Prote-ftans. Mais on lut dans cette Session un Décret de Réformation fur la Ju-r ìsdiction des Evêques (a). On fit aussi la lecture du Sauf-conduit pour lesProtestans. Le Duc de Wirtemberg envoya donc ses Ambassadeurs àl'rente, qui furent bientôt suivis de l’Historìeu SIeidan, qui y vint de laPsrt de la ville de Strasbourg. Dans la relation qu’il fait de fer négocia-rions & de celles de ses Collègues, il rapporte qu’ils ne voulurent point s’a-dresser au Légat du Pape, de peur qu’iìs ne parussent par là lui reconnoitrele droit de juger; mais ils s’adresserent à l'Ambassadeur de l’Empereur, auCardinal de Trente éc aux Electeurs Ecclésiastiques, pour demander queleur Confession de Foi fut présentée au Concile. Quelques jours avantqu ils en fissent la proposition, on célébra le 25 de Novembre la quatorziè-me Session, où on lut un Décret fur les Sacremens de la Pénitence & del’Extrême-Onction, & treize articles de Réformation (b).
Le Pape ennuie des dépenses auxqueiles la guerre l’engageoit, & chagrin Traité entrede la défense que Henri II„ avoit faite d’envoyer de l'argent à Rome, dé le Pape bpêcha deux Légats, l’un au Roi ik l’autre à l’Empereur, chargés de leur H- nr * H-proposer la neutralité pour lui, ou une trêve de deux ans. Henri II. reçutfort bien la proposition, & au commencement de l’année suivante cone'utu» Traité avec le Pape. L’Empereur en fut fort piqué , & fut néan-moins obligé ensuite d’y consentir.
Ce Prince s’étoit rendu à Infpruck , à trois journées de Trente, & Les P rtt(mdonnoit principalement son attention aux procédures du Concile. LesJL« íf ^ Hft 'Ambassadeurs de Saxe arrivèrent à Trente au commencement de Jaiv ^fejsmils demanderent que le Concile accordât aux Théologiens de m* & f».ffys un Sauf-conduit semblable à celui que la Concile de Balle avoit don-
0) Fra-Taul» L. IV. (b) Sleikn L. XXIJL