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plaintes
conduit.
466 HISTOIRE GENERALE
Section n é aux Bohémiens; que le Pape n’y présidât point, & qu’il relâchât auïrr ; l X ' Evêques leur serment, afín que leurs suffrages fussent libres. Quelque*d’Italie .i°u rs uprès on donna audience aux Ambassadeurs de Wirtemberg dans
depuis l'an une Congrégation générale chez le Légat, où ils requirent que les point*1 s t? jus- décidés fussent examinés de nouveau, dc présentèrent leur Confession dequ à lan p Q j^ demandant qu’on choisit des Juges des deux Partis pour décider desControverses. Les Ambassadeurs de Saxe, qui parurent ensuite firent le*mêmes demandes, mais ne produisirent pas leur Confession de Foi, dressapar Melancton, n’en ayant point d’ordre. Le lendemain 25 de Janvier»on tint la quinzième Session, dans laquelle on lut un Décret par lequel ondéclaroit, qu’à la réquisition des Protestans, on remettoit la publicationdes Décrets préparés, jufqu’à la prochaine Session, le 19 de Mars; on íj caussi lecture d’un Sauf-conduit, que le Concile prétendoit être plus awp^que le premier (a).
Après la Session, les Protestans eurent des copies du Sauf-conduit ;qu’Us sent s’apperçurent qu’on n’y avoit pas inséré les clauses qu’ils demandaient, poUtdu Sauf- à conforme à celui de Basle, qui accordoit aux Bohémiens, qu’d s
auroient voix délibérative; que tout seroit décidé dans le Concile, par l’E*criture, par la pratique de l’ancienne Eglise, les Conciles & les Interpré-tés conforme* à l’Ecriture. Qu’ils auroient la liberté de faire l’exercice d®leur Religion dans leurs maisons. Que l’on ne seroit rien au mépris & aUdécri de leur doctrine. Ils s’en plaignirent aux Ambassadeurs de l’Emp s ‘reur, mais n’en reçurent point de réponse satisfaisante (b). . ,
On eut alors la nouvelle que Maurice Electeur de Saxe se difpofoR■ 3faire la guerre à l’Empereur ; ce qui obligea les Electeurs de Maience &Cologne de partir d’abord de Trente. Les Ambassadeurs de Saxe, ays 11 ,protesté qu’ils ignoroient les intentions de leur Prince, prirent aussi lede se retirer à Brixen, d’011 ils se rendirent par des routes différentes dapleur Pays. Cela n’empêcha pas l’arrivée de quatre Théologiens de W ir<temberg, qui répandirent des copies de leur Confession de Foi, queMaître avoit fait imprimer, voyant que les Peres de Trente la tenoisfort sccrete. Cette conduite fit grand bruit & choqua fort le* Catho!iq ae j!'La Session suivante, qui dévoie se tenir le 19 de Mars, fut prorogée j u ]qu’au premier de Mai. Les Ambassadeurs Protestans déclarèrent auxbassadturs de l’Empereur. que bien que le Concile n’eût pas consen 0leur premiere demande, leurs Théologiens écoient prêts d’entrer en ǰférence & en dispute, sans pourtant préjudicier à leur droit. Mai; -Légats éludèrent leurs instances. Enfin les Théologiens Protestans eCí evirent aux Ambassadeurs de l’Empereur ,pour les prier de faire ensorte 4leurs adversaires missent par écrit ce qu’ils trouvoient de répréhensible ^leur doctrine, afin qu’ils y pussent répondre (c). . n(
Les Légats n’eurent garde d’y consentir, pareequ’ils appréhendéestjuspen- que Charles n’eût principalement en vue la réformation de la Cou rà Rome, par le moyen des Prélats qui dépendoient de lui. Aussi saifr^
ils avidement tous les prétextes de traîner les choses en longueur-apprit bientôt que l’Electeur de Saxe s’etoit rendu maître d’Aug^° u %
Le Concile
(<0 Fru-Patk !. c. § XLI. (b) Sb. vlan ubi íup. (c) Le même.