468 HISTOIRE GENERALE
Section Marie & de Philippe se conclut au commencement de Tannée 1554, & fë, 1X ;. Parlement y donna son consentement. Philippe passa en Angleterre, &H'ÊaUe de-te cérémonie se fit à Winchester le 25 de Juillet. A Toccision de ce M2-puisían riage TEmpereur céda à son fils le royaume de Naples, avec Tapprobation1517 jus du Pape. Après bien des difficultés ^ la Reine fit inviter Poius de se ren-qu'àl’an jre en Angleterre. Le Parlement ayant révoqué Tarrêt de fa condamnationIS<5 3 - fous Henri VIII. il sc rendit à Londres le 23 ou le 24 de Novembre Si J’ fat fort bien reçu. Quelques jours après il réconcilia T Angleterre à TE*
glise & au 8. Siégé & donna Tabsolution de toutes les censures. Onenvoya alors des Ambassadeurs à Rome pour rendre Tobèissance au Fa*pe, qui fit faire des processions publiques pour rendre grâces à Dieu dela réconciliation de l’Angleterre, & accorda un Jubilé universel ( a ). R e 'venons aux affaires d’ítalie.
Guerre au On a vu plus haut que Don Pedre de Toîede étoit passé en Toscanesujet de p 0ur réduire les Siennois. II se rendit à Florence où Cofine de Me*Simne. àjz lui' fournit Tartillerie qui lui manquoit. Mais il mourut le 23 Fe*viser 1553 , & son fils Don Garde prit le commandement de T armée»ayant pour adjoint Alexandre. Vitelli, Capitaine de grande réputation.Don Garde s’empara de plusieurs Places dans le voisinage de Sienne »pour se rendre plus facilement maître de cette ville. A la sollicitationde Cosme, le Pape s’employa à faire un accommodement, & se renditmême à Viterbe avec TAmbassadeur de TEmpereur à Rome, pour presses,la négociation. Les Ministres Impériaux parurent accepter les proposition*du Pape, par diverses raisons. La Flotte des Turcs menaçoit Naples, I e ®François av oient remporté de grands avantages en Piémont, & on avoitdécouvert une conspiration à Sienne pour livrer cette ville au Duc àeFlorence. Le Traité fut donc conclu & signé, mai s le Cardinal de F#'rare, qui agissoit au nom du Roi de France, refusa de le signer, & l eíFrançois ne voulurent point sortir de Sienne déserté qu’on ne put rien con'clure (b). Le bruit de Tarrivée de la Flotte Turque s’étant répandu, V° aGarde retourna par les terres de l’Etat Ecclésiastique à Naples à grande*journées. Nous parlerons ailleurs de la guerre de Corse, qui suivit cél ede Toscane.
Suite de Cosme, Duc de Florence, que. les Impériaux avoient cessé d’appuier dan*nette guerre, jsez conjonctures fâcheuses, qui appréhendoit le voisinage des François,?qui ne pouvoic espérer de secours ni d’Espagne, ni de Naples, crut detf° lsmettre le Pape dans ses intérêts ,en mariant une de ses filles à Fabien nev^de Jules, & dans le tems qu’i! conclut ce mariage, il fiança Isabelle son alJ 'tre fille à Paul Jourdain chef de la Maison des Ursins. II traita ensuite av eTEmpereur, appella le Marquis de Marignan pour commander ses troup e *'Sienne, fut assiégée, & enfin réduite à -se rendre en 1555. Nous ne n° fJétendons pas fur ces événemens, dont il a été parlé ailleurs (c).
Diete Au commencement de Fevrier 1555, il sc tint une Diete à AugsboU r Ji*d'Augs- que TEmpereur avoit convoquée, & à laquelle Ferdinand son frere P ?e
da. Le grand objet étoit de terminer les différends de Religion, & ° n ^
(a) Skidan L. XXV. fíurnet T. 11, L, II. (c) Dans l’Hist. de France , L-Q>) De Thiiit L. XII. Seét IX.