B’I T A L I E. Liv. XXIV. Cn. I 467
-chacun s’étant persuadé que l'armée des Confédérés avoit dessein de SacTie»se saisir des passages des Alpes, la plus grsnde partie des Evêques Ita-liens se sauva à Verone, & les Protestans de leur côté se déterminèrent à pi^ie* a.•se.retirer. Les Nonces du Pape écrivirent à Rome pour savoir ce qu’ils puis p andévoient faire. Ils reçurent une bulle pour suspendra le Concile en cas 1517 jus-d’une nécessité pressante, âc dans la seizième Sesson, le 28 d’Avril, ihqu'ài’mpublièrent la Bulle par laquelle le Concile étoit suspendu pour deux ans. ^6z.Douze Evêques Espagnols protestèrent contre cette suspension, préten-dant que la guerre d’Allemsgne n’étoit pas une raison suffisante pour inter-rompre le Concile, ôt que l’Empereur trouveroit bien moyen de pacifierc es troubles (a).
Cette interruption du Concile fit perdre à l’Empereur toute espérance de Paix deramener les Protestans â l’ancienne Religion. Bientôt il fut obligé de t raf Pajjm.ter avec l’Electeur Maurice & les Confédérés, & la paix fut conclue à Paf-sau au commencement du mois d’Août, Entre autrès articles on convint.
Que dans six mois on aílembleroit une Dicte, où l'on décideroit quel moyenseroìt le plus aisé & le plus propre pour terminer toutes les disputes deReligion ; Que pendant ce tems-là, on ne molesteroic personne pour causede religion. Enfin qu’en cas qu’on ne pût s’accorder fur les articles de re-ligion , cette pacification & cet accord ne laisseroit pas de demeurer envigueur pour toujours (S).
Cependant le Pape pour faire parade de zele pour la réformation de l’E Dessein àt-glìse établit une Congrégation nombreuse de Cardinaux & de Prélats, afin Ré f orme -d’y travailler. Cette affaire fut d’abord poussée avec chaleur, languit en-suite froidement pendant plusieurs mois & fut enfin tout-à-fait oubliée (c).
Le Pape eut bientôt d’autres occupations, par les nouveaux troubles qui Révolu de£ élevèrent en Italie. La ville de Sienne se révolta contre l’Empereur, S ienne -chassa les Espagnols & reçut les François. Don Pedre de Tolede passa en I55í ‘Toscane pour réduire les Siennois. Jules'íè souvenant de ce qui étoit ar-rivé à Clément VIII. leva huit mille hommes pour la défense de l’Etat Ec-clésiastique, dont il donna le commandement à Camille Ursin. II envoyaauísi des Légats à l’Empereur & au Roi de France , pour leur offrir famédiation.
Quelque tems après, le Pape nomma le Cardinal Poîus pour son Légat p 0 i US Lé-en Angleterre, où iz Reine Marie avoit dessein de rétablir l’autorité du g«t en An-du Siégé de Rome. Jules chargea le Cardinal d’exhorter l’Empereur à la paix ,e n passant par l’Allemagne. Polus partit de Rome vers la fin d’Octobre,niais comme il n’avoit pas encore reçu l'Ordre de Prêtrise, l’Empereur ap-préhenda que la Reine ne l’épousât préférablement à son fils Philippe. Ifle fit arrêter à Augsbourg, â en même tems fit représenter à la Reine,que le zele excessif du Cardinal pourroit exciter du trouble en Angleterre.
De Cardinal se plaignît qu’on violât en sa personne le respect dû à uri Légatuu Pape, & l’Empereur pour faire cesser ses plaintes, le fit venir à Bru-ces fous prétexte de négocier un accommodement entre lui & la France.
Cardinal s’y emploia, mais fans succès (d). Cependant le mariage de
00 Fra Paolo 1. c. 4 L, (e) Fra-Peolo I. c. § LIII.
^Q; Sleìdan L XXIV. Contin. de Fleuri (if) De Thon L. XIII.
L XXX. p. 3<5 3 & fui?.
Tome ÁV11L
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