4 go HISTOIRE GENERALE
Suctioh Balle par ses Théologiens écrivit au Pape, qu’il étoic presque sûr, que
Pie eût déclaré que la convocation du Concile n’étoit pas une simple conti-f.Italie de- "uation de 1 autre, nuis un nouveau Concile, ou que les matières déja dé-puis l'an cidées y pourroient être examinées de nouveau, la Bulle auroit été accep*j 517 ;'»/- tée. Le Roi de France, écrivit aussi à son Ambassadeur à Rome, qu’il yqu’à 1 an a voit quelque chose à réformer à la Bulle, avant qu’on pû: la recevoir, q ue15 3 ’ lans cela le Concile ne produiroit aucun fruit ; qu’il failoit déclarer préala-blement , qu’on examineroit de nouveau les décisions qui avoient déja étéfaites, pour dissiper les ombrages & rassurer tout le monde. Que si ^Concile venoit à manquer, il seroit forcé d’avoir recours à l’expédiest cd’un Concile National, comme le seul propre à pourvoir aux besoins de se slroyaume (a).
Le Roi Les Théologiens Espagnols de leur côté étoient mécontens de la Bulle»d’Espagne parcequ’on n’y avoit pas dit ouvertement que c’ëtoit une continuation dnefl mecon. Concile commencé. Le Roi Philippe sursit donc à la réception & à la P u *j a blication de la Bulle,sous prétexte que les expressions en étoient ambiguës;mais réellement parcequ’il étoit piqué de ce que le Pape avoit donné au-dience à l’Evêque de Comminges, Ambasiàdeur du Roi de Navarre, q u . ece Prince lui avoit envoyé pour lui promettre obéissance ; chose que Phi-lippe regardoit comme préjudiciable à la possession de ce royaume, dont une jouissait qu’en vertu de l’excommunication que Jules II. avoit prononcécontre Jean d’Albret. Pie IV. envoya un Nonce en Espagne pour justifiéou excuser ce qu’il avoit fait en faveur du Roi de Navarre, & pour y ex-poser les raisons qu’il avoit eues de dresser fa bulle de la maniéré qu’il avotffait. Philippe reçut favorablement ses justifications, & déclara qu’il aC 'ceptoit la Bulle, qu’il envoyeroit ses Evêques & ses Ambassadeurs 311Concile (b).
Légats en- Le tems de l’ouverture de cette assemblée approchoit, & le Pape noiU-
voyésà ma deux Légats pour y présider, en déclarant en même tems, qu’il a<Tmte. vo jt intention d’y en joindre trois autres. Les deux premiers arriverc ntà Trente le 9 d’Avril, troisième fête de Pâques, mais ils n’y trouvè-rent que neuf Evêques arrivés avant eux , quoique le Pape eût don°.une bulle le premier de Mars , par laquelle il accordoit plusieurs pti'ssleges aux Evêques & aux Prélats , qui se trouveroient au Concile jShII n’omit rien pour engager ceux d’Italie à se mettre en chemin, mais }ne se pressoient point, sachant bien qu’on ne pouvoit ouvrir le Cons 1sans le consentement de l’Empereur, qui remettoit de jour à autre.Traité du ' Pendant tous ces retardemens le Duc de Savoye se préparoit 2 f 31 aDuc de Sa son accord avec les Vaudois. On a vu plus haut qu’à l’ínstigation du P 3 ?-Tì Vaudois n ìêur avoit fait la guerre. Nous n’entrerons pas dans les détails de cetes uu 01 •gQgj.j.g, nous nous contenterons de dire, que les Vaudois remportesgénéralement l’avantage, & que le Duc voyant que tous ses efforts ne i e .jvoient qu’à les aguerrir, à consumer son Pays & à épuiser ses finances,conclut avec eux un Traité le 5 6c Juin , par lequel il leur accordoit % _nistie pour le passé, la liberté de conscience & certains lieux pour te
de
(a) Le même, not. 98.
(0 Lemèaie, § LXvJ, LXVIlí.
CO Le même . § LXIX. Con tin.Fleuri T. XXXII. p. m. 75-