D’I T A L I E. Liv. XXIV. Ch. I. 481
leurs assemblées. 11 permit aussi à ceux qui s’étoient retirés pour cause de Sectionre 'igìon de revenir dans le Pays, & aux bannis de rentrer dans leurs biens. IJ f.
Oc Traité affligea fort le Pape, qui s’en plaignit amèrement; mais le Ducenvoya à Rome pour justifier fa conduite, & le Pape fut obligé de te'depuis Tanc °ntenter de ses raisons, ne sachant qu'y répondre (a). 1517 jus-
Pie IV. n’eut pas moins de chagrin de ce qui se passoit en France, qu'k r anCes troubles au sujet de la Religion déterminèrent le Roi à publier un 1563.
Edit par lequel il défendoit aux divers partis de se donner les noms £ ' J*[ e Papistes & Huguenots. II y ordonnoit en même tems que tous les prí- pl^enfenniers pour cause de religion seroient mis en liberté, & permettoit à France auceux qui étoient sortis pour la même cause du royaume, depuis le tems de/«/« { . laEïançois I. d’y rentrer (b). Peu de tems après il se tint une grande assem-blée du Parlement, où le Roi, la Reine, les Princes L les Grands se trou-èrent , l’on y arrêta qu’il se. tiendroit un Colloque à PoilTy entre les Théo-logiens Catholiques & les Ministres Protestans. Ce fut aussi là que se dressae projet de l’Edit de Juillet, peu favorable aux Réformés, mais dont ondemanda la révocation dans i’assemblée des Etats à Saint > Germain, auïïjois d’Août ( c). II se passa d’ailleurs dans cette même assemblée des Etatsplusieurs choses fort désagréables à la Cour de Rome. Ce qui acheva deChagriner fort le Pape, ce fut une Lettre que la Reine Régente lui écrivitác 4 d Août, par laquelle elle lui exposait ce qui pouvoit remédier aux di-ssions fur la religion, & lui propofoit entre autres réformes de rétablir laCommunion fous les deux elpeces & les prières en langue vulgaire (d).
Cette Lettre irrita le Pape, mais il dissimula son mécontentement, & seconfirma dans le dessein de hâter la tenue du Concile.
Ee Colloque indiqué à Poissy lui déplut au plus haut point, & il fit tout Colloque dece qu’il p U t pour l’empêcher, mais n’y ayant pu réussir, il envoya le Car- Poîjjy.dînai de Ferrare, en qualité de Légat,pour qu’il ne fe décidât rien en ma-tiere de religion.. Le Colloque fut ouvert le 9 de Septembre en présencedu Roi, de la Reine, des Princes du Sang, des Conseillers d’Etat, de sixtT de trente ' ÍÍX Archevêques ou Evêques. De la part des Pro*o -àguLììu Marlorat, Théodore de Beze, Pierre Mar-
& slx flanc n ^ 1 voir dans les Auteurs cités (e) ce qui
fe passa dans cette célébré assemblée , qui s e termina le 26 de Septembre ,
fens qu on fe fût accorde, ainsi que cela arrive aíìcz généralement. Toucle fruit qu on en retira, c est que l’Ambassadeur de France à Rome de-hiínda au Pape au nom du Roi, de l’Eglile Gallicane & des Evêques dePouvoir administrer au Peuple la Communion fous les deux especes. MaisPie de l’avis des Cardinaux le refusa, & renvoya l’assaire au Concile (f),
L’Empereur avoit consenti à la tenue du Concile, & le Pape sentit que Qu ouvrecirconstances demandoient qu’il en hâtât l’ouverture, & comme il a- de nouveau0l J- déjà nommé trois Légats, il en nomma un quatrième. U avoit donné le Concllea® r are au Cardinal Simonette un des Légats de faire l’ouverture du Con- Tr ™ Sle le 6 de Janvier, mais on la retarda pour attendre les Ambassadeurs
(a) De Thu L. XXVII.
(b) Le même L. XXVIII.00 Là même.
G) Là-même.
(*) Beze Hist. des Egl. Ref. T. I. p.500-605. De ìhou, L. XX VI 11 .
(/) Fn-Patio 1 . c. § L XX VIL