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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’I T A L I E. Liv. XXiV. Ch. I. 4§3

assigna la session suivante au 14 de Mai. Dans une Congrégation du 4 deMars,on accorda un Sauf-conduit à tous ceux qui s’étoienc séparés de i’E-glife Romaine de quelque nation qu’ils pussent être ( a ). Dans une Con-grégation générale les Légats proposèrent douze articles à discuter dans lessuivantes. 11 s’en tint plusieurs, où il fut entre autres choses question de larésidence des Evêques & des Curés dans leurs Eglises. La plupart des Pré-lats & des Théologiens soutinrent que la résidence est de droit divin.Mais d’autres combattirent cette proposition, & prétendirent que les cho-ses n’en iroient pas mieux, qu’aucun Evêque ne changeroit de conduitePour cette décision, & que cela ne serviroit qu’à leur donner occasion defaire des entreprises contre le S. Siégé. Après bien des discussions on ne dé-cida rien, malgré les instances des partisans du droit divin.

L’Ambassadeur du Roi d’Espagne fit de fortes instances pour décla-rer dans la session prochaine , que le Concile n’étoit que la continuation decelui qu ; s’étoit déja tenu à Trente. Les Ambassadeurs de l’Empereur«y opposèrent, & protestèrent que si on fesoit une telle déclaration i's seretireroient. Les Légats se trouvant aussi partagés fur ce point, l’Ambaf-sadeur Espagnol se relâcha, ce qui contribua à lui faire avoir cette com-plaisance , c’est qu’on apprit que les Ambassadeurs de France étoient enchemin. Par cette raison il ne se fit rien dans la session du 14 de Mai, siïîon qu’on fixa la session suivante au 4 de Juin (Z>).

, Les Ambassadeurs de France étant arrivés quelques jours après, commu-niquèrent leurs instructions à ceux de l’Empereur, & prirent des mesuresmvec eux pour agir de concert ensemble selon les ordres de leurs Maîtres.On leur donna audience le 2 <5 de Mai dans une Congrégation Générale,oùa P*ès la lecture de leurs lettres de créance, le Sieur de Pibrac l’un d’eux fitun assez long discours dans lequel il exposa le peu de fruit qu’avoient pro-duit les Conciles qu’on avoit tenus,parce qu’à ce qu’on disoit, ilsn’avoientcté ni libres ni légitimes ; il exhorta les Peres à se servir pour le bien dupouvoir L de la liberté que Dieu leur avoit donnée ; ajoutant que les dé-au 3 qu on remarquoit dans les Conciles précédens pouvoient donner quel-q es préjugés contre celui-ci, qu’il falloit montrer que les tems étoient chan-ges, qu on pouvoit disputer présentement sans craindre le feu, qu’on ne, ompoit p ; us la foi publique , qu’on ne fesoit point venir le St. Esprit d’ail-eurs1 que du ciel à (c). Après cette harangue les Ambassadeurs remirentux Légats un Mémoire (d) , par lequel ils représenterent, que les Hugue-nots demandoient qu on déclarât que c’étoit ici un nouveau Concile; & enconséquence les Ambassadeurs demanderent aussi de vive voix & par écrit -S u ’on déclarât nettement que c’étoit réellement un nouveau Concile. LesLégats répondirent aussi par écrit, qu’ils n’avoient pas le pouvoir de dé-clarer que c’étoit l’indiction d’un nouveau Concile,mais seulement d’y pré-hder. Les Ambassadeurs se contentertnt alors de cette réponse, parce-^ en apnt délibéré avec ceux de l’Empereur, ils étoient convenus de nePas passer outre, pourvu que dans les Actes il ne fût pas fait mention de4 continuation du Concile. Ensuite les François, de concert avec les Im-

G) Fra-Paeïo L. VI. § V—X. T. XXXII. p. m. 327-333. -

W Le même î. c § XXI, XXII. 00 Fra-Pauk ubiiup.S XXIV. note 75.

tz) Do Thm L. XXXII, Cont.de Fleuri

soins XVllL Ppp

SiiCTIOKIX. .Histoired’Italie de -puis VanISI7 jusqu’ à l'an15 ( 53 -

Audiencedonnée au»Ambassa-deurs deFrance.