Histoired’Italie
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4 3 j. HISTOIRE GENERALE
Section périadx demanderent, qu’on ne traitât point des matières de Foi en l'áb*IX. sence des Protestans, si l’on n’étoit bien assuré auparavant de leur contu-mace. 11s ajoutèrentque l'Ambassadeur d’Angleterre en France avoit dé-• zvj c ' ar ®’ ^ ue ^ on vouloit le faire, la Reine étoit disposée à envoyer auCon-iftT M* oie & que les autres Protestans ne manqueroienc pas de suivre son exem-ple. Les Légats dressèrent un écrit, qu’ils firent lire, qui portoit, que :pour de bonnes raisons la session prochaine différeroit jusqu’à une autre ladécision des matières proposées (a).
Le 4 de Juin on célébra la session avec les cérémonies ordinaires ; le Se-crétaire (3) y lut une réponse au Discours des Ambassadeurs de France, danslaquelle on soutenoit que le Concile étoit libre & légitime, & qu’il avoitété convoqué par celui qui avoit droit de le faire. Ensuite on indiqua la-session suivante au ié de Juillet, se réservant néanmoins la liberté d’abre-ger ou de prolonger ce terme dans une Congrégation générale. Le Papen’étoit pas content de deux de ses Légats & fur tout du Cardinal de Man-toue, parcequ’il s’étoit opposé aux instances de l’Ambassadeur d’Espagne :pour déclarer que le Concile n’étoit qu’une continuation du précédent.D’autre part,les Prélats de Trente & fur tout les Espagnols se pîaignoientque le Concile n’étoit point libre, & que tout s’y régloit par les ordresdu Pape.
Articles de Dans une Congrégation générale du 6 de Juin, on proposa de décidervéfermation dans la session suivante ce qui regardoit la communion du Calice, ce qulP’Jpvftspar f ut résolu à cause des fortes sollicitations des Ministres Impériaux. Ayant.es mpe - obtenu ce point , ils présentèrent le lendemain aux Légats vingt Articlesde Réformation dont voici les principaux. Que le Pape consentit à se re-former lui & sa Cour. Que si on ne pouvoit pas réduire le nombre des Car-dinaux à douze, il n’excédât pas du moins celui de vingt-six. Qu’à Pave*nir on n’accordât plus de dispenses scandaleuses. Qu’on révoquât touteSles exemtions accordées contre le droit commun, & qu’on soumît tous le sMonastères aux Evêques. Qu’on abolit la pluralité des Bénéfices, & qu’o 11ne donnât plus à ferme les Offices Ecclésiastiques. Que tout le MinistèreEcclésiastique s’exerçât gratuitement. Qu’on restreignit les Loix Eccléstsstiques, qu’on abolît celles qui étoient superflues, & qu’on ne regardât p 3Sles autres comme d’une obligation égale à celle des Loix Divines. Q'jfrOffice divin se fît de maniéré qu’il fût entendu de ceux qui le disoient »de ceux qui y assistoient, & que parmi les prières qui se récitoient en F 3 'tin, l’on en insérât quelques-unes en langue vulgaire. Que l’on exatnin 3s’il n’étoit pas à-propos de relâcher quelque chose de la rigueur des Jeûn e& de la distinction des Viandes, comme aussi de permettre le mariage ^Prêtres à quelques nations, & la communion fous les deux especes (£/*Les Légats, après avoir consulté ensemble , répondirent aux Ambap*deurs, qu’il n’étoit pas possible de proposer pour la session prochainautre chose que la matière du Calice, qui étoit d’une discussion très-diffifV& très-importante. Les Ambassadeurs jugèrent à-propos d’informer 1Epereur tant de cette affaire particulière, que de la manière en général u° .tout fe conduisoit dans le Concile. Les Légats de leur côté voulurent au
(a) Le même § XXV. (Y) Contin. de Fleuri 1. c. p. 349 * 35
(fr)Le même § XXVI, note 7 % Fra-Pâole ubi sup. § XXVIII-