D’ ITALIE Liv. XXIV. Cfl. t 487
Chapitres-, & l’on finit par le Décret par lequel la question de la Commu- Sacrrc® ' ]nìon du Calice étoit renvoyée au Pape, & on intima la sestion suivantePour le 12 de Novembre. L’Empereur ne fut pas content de ce renvoi, $ Italie tk-Parcequ’il savoit que les peuples d’Allemagne, étant prévenus contre l’auto- p U i S i’ mrite du Pape, n'étoient pas disposés à recevoir en bonne part une grâce 1517 jus-de lus, qu’à Van
Les Légats travaillaient cependant à avancer les affaires du Concile, 15<5 3 .
^ on discuta dans les Congrégations ce qui regardoit le Sacrement de l’Or- Disputesdre. A cette occasion plusieurs Prélats & spécialement les Espagnols fou» far te droittinrent que les Evêques tenoient leur autorité immédiatement de Jésus- d j vi '\ dephrist & non du Pape. Les Légats furent allarniés de cette proposition ; 1
laissèrent la liberté de discuter tant qu’il ne fut question que de la supé-riorité des Evêques fur les Prêtres, mais lorsqu’il s’agit du droit divin de* Episcopat, iîs s’oppoferent à l’examen de cette matière, ce qui produisitn ne grande contestation. Cependant ils chargèrent Lainez Général des Jé-íuites de discuter amplement la matière , ce qu’il fit dans une Congréga-tion le 20 d’Octobre. II parla pendant plus de deux heures & prétenditprouver que toute la puissance de la juridiction avoit été donnée entiere-^nt au Pape, & que dans l’Eglife aucun autre n’en avoit la moindre por-rion qu’il ne tirât entierement de lui (a). Comme des deux côtés on fou-te noit son sentiment avec beaucoup de feu , les Légats pour donner auxe *prits le tems de se calmer laissèrent passer plusieurs jours fans tenir deCongrégations. Ils prorogèrent même la session par ordre du Pape, par-S e que le Cardinal de Lorraine étoit déja entré en Italie avec les Prélatsfrançois. Les Espagnols & quelques autres avec eux firent de nouvelles^stances pour faire déclarer de droit divin l’institution & la supériorité desEvêques. D’autre part vingt Prélats du parti opposé vinrent trouver lesLégats pour demander qu’on «'inférât rien là- dessus dans le Décret. Cettecontrariété de sentiment fut cause que l’affaire demeura en suspens.
Le Pape Sc les Légats fe défioient fort des desseins du Cardinal de Lor* Les Fran,r aine, qui avoit donné à entendre, soit avant son départ de France , soit ï ou s/ ri -en différons lieux sur sa route, qu’il avoit plusieurs choses à proposer, ou VJ'pJpour resserrer l’Autorité Pontificale, ou pour diminuer les grands profits clarent Ê "de la Cour de Rome. _ II arriva à Trente le 13 de Novembre, & fut reçu pouri e droit:avec beaucoup de distinction. Le 23 du mois il remit ses Lettres de créan- à'r deÇe dans une Congrégation générale, & fit ensuite un discours, dans lequel VE P i s ctl P^h attribua les calamités de la France, à la corruption des mœurs & à laTu ine de la Discipline Ecclésiastique. II ajouta, que si on lui demandoit à^i il falloit attribuer la cause de la tempête , & des dangers auxquels ilssoient exposés, il n’auroit d’autre'réponse à faire que celle du ProphèteJonas, c est-moi qui vous ai attiré cette tempête , jettez-moi dans la mer,.
•r 1 Ambassadeur du Ferrier parla après lui, & dit entre autres choses, queB es Peres lui demandoient pourquoi la France n’étoit pas en paix , il nePQurroit leur répondre que ce que Jéhu répondit à Joram. Comment scroìt-e paix pendant que durent ——? vous savez le reste, ajouta -1 -si-
(«) Le même, L. VII, § XX. ^
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