486 HISTOIRE GENERALE
Section voyoit l’examen des deux questions, si l’on devoir accorder l’usage du Ca-IX. lice aux Laïques & fous quelles conditions. On fit ensuite la lecture d’unhalle' -^cret réformation en neuf Chapitres, & l’on affigna la session suivantedepuis, van au i" de Septembre. Dans une Congrégation, qui se tint le 22 du mois 71517 jus• on proposa de traiter du sacrifice de la Messe. Ce fut le sujet discuté dansqu’à r an pscfieurs autres. Quelques-uns soutinrent, que Jésus-Christ ne s’étoït pas1563 ‘ offert lui-même dans l’institution de la Cens ; pour le prouver ils di scient,que l’oblation de la croix eût été inutile, si les hommes eussent été rache-tés par celle qui se seroit faite auparavant dans la Cens. Cette question oc-casionna de grands débats, ensorte qu’on proposa d’omettre entièrement lesChapitres de Doctrine , mais cet avis ne prévalut point (a).
Le Pape Cependant le Pape pensa à s’assurer contre toutes sortes d’événemens ; 11r,rme. voioit, les dangers auxquels son autorité étoit exposée par les difficultés &les oppositions qu’il trouvoit à Trente, par les mouvemens qu’il y avoitenFrance, & par une Diete qu’on se dispofoit à tenir en Allemagne, danslaquelle l’Empereur pour ses intérêts seroit forcé d’avoir beaucoup de com-plaisance pour les Protestans. 11 fit donner de fargent à des Officiers pourfaire des levées, & les troupes avoient leur rendez - vous dans la Romagne& dans la Marche d’Ancone. Comme d’ailleurs il tenoit des conférencessécrétés avec les Ministres & les Cardinaux confidens des Princes u'Italie, lesEspagnols & les François en prirent ombrage, & l’Ambassadeur de Francel'exhorta même à faire cesser un armement qui pouvoit troubler le Con-cile. Mais le Pape lui répondit, que l’Angleterre & les Protestans d'Alle-magne ayant déclaré qu’ils vouloient soutenir les Huguenots de France, i-ne devoir pas s’exposer à être pris au dépourvu. Le Ministre d’Espagnes’y prit autrement, il lui promit au nom du Roi Catholique touté forte desecours, afin de l’empêcher de faire une Ligue en Italie. Pie accepta l’offr eavec joie, & comme il étoit alors fort content.de ses Légats à Trente, &leur recommanda d’expédier le plus vice qu’on pourroit les affaires du Con-cile , avant l’arrivée des Prélats François & l’ouverture de la Diete en Al-lemagne.
Qn ne veut Les Ambassadeurs de France avoient demandé plusieurs fois qu’on atten*â leurs Evêques, & le 10 d’Août ils présentèrent un Mémoire pour de-E'-'êques de Mander qu’on prorogeât la session, mais ils ne purent rien obtenir. Ils 6-France. rent de nouvelles instances le Z de Septembre , pour qu’on attendit leursEvêques & ceux de Pologne, on les refusa encore sous divers prétextes»mais la véritable raison fut que les Légpts savoient que le Cardinal de Lor-raine devoir partir incessamment avec les Prélats François & vingt Doc-teurs de Sorbonne {b). Après bien des débats fur la concession du Calsce »on convint d’en renvoyer la décision au Pape.
Suite des Le 17 de Septembre on tint la session, où on fit la lecture du De cfc£afa>m du f ur j e Sacrifice de la Messe,* qu’on peut voir dans l’Auteur cité (c), & ° aimei e. p ron o n ç a anathème contre ceux qui n’adoptoient pas la doctrine du Décret-Deux ou trois Evêques rejetterent la clause, où il étoit dit, que J 4 urChrijl s offrit lui-même. On lut aussi un Décret de Réformation en onz e
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