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J*ape à l’Edit da Roi, qui pour payer les dettes de la Couronne ordonneit SscwowValiénation de plusieurs fonds Ecclésiastiques, à la concurrence dè la foin-me de cent mille écus. Le Cardinal de Lorraine de son côté avoit perdukeaucoup de sa roideur, parcequ’il crut qu’il étoit nécessaire pour ses depuis l\intérêts de mieux s’entendre qu’il n’avoit fait par le passé avec le Pape & 151 7 j«/-la Cour de Rome, & quil avoit envie de retourner en Francs. ían
Le 25 de Juin l’Empereur partit d’Inspruck, convaincu que sa résidence I5<5 *
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proche du Concile, non seulement ne produisoit pas le bien qu’il en avoit L’Empe-attendu, mais qu’elle fesoic plutôt un effet contraire. Ayant appris qu’à ««r part ^Rome & à Trente on parloit de procéder contre la Reine d’Angleterre, LíjpnícLil écrivit auPape & aux Légats pour l’empêcher, parceque cela ne serviroitqu’à unir davantage les Protestans entre eux & qu’ils ne manqueroient pasde faire une Ligue générale contre les Catholiques. Cette remontrancefit tant d’ìmpreffion fur l’esprit du Pape, qu’il fit cesser les procéduresqu’on avoit commencées à Rome, & révoqua la Commission qu’il avoitdonnée aux Légats pour la même affaire (a).
Le Cardinal de Lorraine travailloit ardemment à accorder les divers Confuiu*Partis fur les points contestés. 11 proposa é 'omettre les articles de l’in îì<,ns J u ?stitution des Evêques & de l’autorité du Pape, & pour ce qui regar- 8 *'doit les Evêques , de ne parler que de la puissance de 1 *Ordre. Ce quifavorisa cette proposition, c’est que les Ambassadeurs de l’Empereur re-çurent alors un ordre de leur Maître de faire enforte que le Concile neparlât point de l’autorité du Pape, parcequ’il appréhendoit que si l’ondécidoit quelque chose cela n’éloigrvât encore l’accord des Protestans.
On s’attacha aussi à ôter du chapitre de la Résidence tout ce qui pou-voit déplaire aux deux Partis, & à l’énoncer en des termes dont toutle monde pût s’accommoder (b),
Quand tout fut réglé , on célébra le 15 de Juillet la septième session Vingt-mì-sous Pie IV. & la vingtroísierne depuis le commencement du Concile fous famtjts-Paul Iíl, L’Evêque d’Aliffe fit le Sermon, où il dit que comme la FoiCatholiques étoit plus pure que celle des Hérétiques, les mœurs de ceux-ci etoient bien plus réglées, ce qui déplut à tout le monde. On lut en-suite un Decret furies Ordres en quatre Chapitres, qui furent suivis de huitcanons , pour dire anathème à ceux qui n’adoptoient pas la doctrine établie.
On fit aussi la lecture .d un Décret de Réformacion en dix-huit Chapitres(c). Ces Décrets, qui pendant dix mois entiers avoient causé tant de con-testations entre un si grand nombre de Docteurs, trompèrent l’attente detoute l’Europe. On y trouva des contradictions & des choses puériles. Lasession suivante fut intimée au 16 de Septembre.
A peine eut-on fini la session, que les Légats , qui souhaitoient extré- Les Légatsbernent de voir bientôt la fin du Concile , proposèrent d’expédier ce quirestoit des matières de Foi, c’est-à-dire les articles des Indulgences, de une* Invocation des Saints & du Purgatoire, de la maniéré qui paroitroit la jeuieJ e Js m 'plus facile & la plus courte , fans écouter les disputes des Théologiens,
Tomme l’on avoit fait par le passé. Ils obtinrent aussi du Cardinal de Lor-
O) Fra-Tmlo L. VIII. § XIX, (c) Cont. de Fleuri T. XXXIJL p*
vO Le même, § XXII, & luiv. tr+Puh § XXV.
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