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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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rr I T A L I E. L IV. XXÎV. Cil I. 4pr

J*ape à lEdit da Roi, qui pour payer les dettes de la Couronne ordonneit SscwowValiénation de plusieurs fonds Ecclésiastiques, à la concurrence la foin-me de cent mille écus. Le Cardinal de Lorraine de son côté avoit perdukeaucoup de sa roideur, parcequil crut quil étoit nécessaire pour ses depuis l\intérêts de mieux sentendre quil navoit fait par le passé avec le Pape & 151 7 j«/-la Cour de Rome, & quil avoit envie de retourner en Francs. ían

Le 25 de Juin lEmpereur partit dInspruck, convaincu que sa résidence I5<5 *

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proche du Concile, non seulement ne produisoit pas le bien quil en avoit LEmpe-attendu, mais quelle fesoic plutôt un effet contraire. Ayant appris quà ««r part ^Rome & à Trente on parloit de procéder contre la Reine dAngleterre, LíjpnícLil écrivit auPape & aux Légats pour lempêcher, parceque cela ne serviroitquà unir davantage les Protestans entre eux & quils ne manqueroient pasde faire une Ligue générale contre les Catholiques. Cette remontrancefit tant dìmpreffion fur lesprit du Pape, quil fit cesser les procéduresquon avoit commencées à Rome, & révoqua la Commission quil avoitdonnée aux Légats pour la même affaire (a).

Le Cardinal de Lorraine travailloit ardemment à accorder les divers Confuiu*Partis fur les points contestés. 11 proposa é 'omettre les articles de lin îì<,ns J u ?stitution des Evêques & de lautorité du Pape, & pour ce qui regar- 8 *'doit les Evêques , de ne parler que de la puissance de 1 *Ordre. Ce quifavorisa cette proposition, cest que les Ambassadeurs de lEmpereur re-çurent alors un ordre de leur Maître de faire enforte que le Concile neparlât point de lautorité du Pape, parcequil appréhendoit que si londécidoit quelque chose cela néloigrvât encore laccord des Protestans.

On sattacha aussi à ôter du chapitre de la Résidence tout ce qui pou-voit déplaire aux deux Partis, & à lénoncer en des termes dont toutle monde pût saccommoder (b),

Quand tout fut réglé , on célébra le 15 de Juillet la septième session Vingt--sous Pie IV. & la vingtroísierne depuis le commencement du Concile fous famtjts-Paul Iíl, LEvêque dAliffe fit le Sermon, il dit que comme la FoiCatholiques étoit plus pure que celle des Hérétiques, les mœurs de ceux-ci etoient bien plus réglées, ce qui déplut à tout le monde. On lut en-suite un Decret furies Ordres en quatre Chapitres, qui furent suivis de huitcanons , pour dire anathème à ceux qui nadoptoient pas la doctrine établie.

On fit aussi la lecture .d un Décret de Réformacion en dix-huit Chapitres(c). Ces Décrets, qui pendant dix mois entiers avoient causé tant de con-testations entre un si grand nombre de Docteurs, trompèrent lattente detoute lEurope. On y trouva des contradictions & des choses puériles. Lasession suivante fut intimée au 16 de Septembre.

A peine eut-on fini la session, que les Légats , qui souhaitoient extré- Les Légatsbernent de voir bientôt la fin du Concile , proposèrent dexpédier ce quirestoit des matières de Foi, cest-à-dire les articles des Indulgences, de une* Invocation des Saints & du Purgatoire, de la maniéré qui paroitroit la jeuieJ e Js m 'plus facile & la plus courte , fans écouter les disputes des Théologiens,

Tomme lon avoit fait par le passé. Ils obtinrent aussi du Cardinal de Lor-

O) Fra-Tmlo L. VIII. § XIX, (c) Cont. de Fleuri T. XXXIJL p*

vO Le même, § XXII, & luiv. tr+Puh § XXV.

2 W XVIII. Qqq