SáíTïONIX.Histoireâ’ïtdie '•depuis l'an
15 1 7 M'qu'à VanI-6Z.
Proie’: deRéforma-îion desPrinces,
49L HISTOIRE GENERALE
raine & des Ambassadeurs Impériaux & Espagnols, qu’on travailleroit â fôRéformation des Princes ; & ils joignirent le tout ensemble, dans le des-sein de tout terminer dans une feule session (a).
'En conséquence de la résolution prise de travailler à la Réformation engénéral, & à celle des Princes, les Légats remirent aux Ambassadeurs unprojet contenant treize articles rélatifs aux Princes, pour i’envoyer à leursMaîtres. Ces articles tendoient à élever l’autorité da Clergé fur la ruine
de celle des Souverains. L’Empereur écrivit à ses Ambassadeurs , qu'il neconsentiroit jamais à plusieurs de ces articles qui donnoient atteinte auxdroits de l’Empire. Le Roi de France témoigna être dans les mêmes fen-timens, & ordonna à ses Ambassadeurs & aux Evêques François de s’op-poser â toute décision sur ce sujet, & au cas qu’on passât outre de pro-tester & de se retirer (L). Les Ministres de France ayant fait courir I ebrait des ordres qu’ils avoient reçus, afin que !a crainte fît désister les Pè-res de presser davantage la Réformation des Princes,cela produisit un eflfëytout contraire. Un grand nombre d’Evêques s’accorderent entre eux, à■ ne passer outre à aucune action du Concile, qu’on ne joignit aux articles deRéformation le Chapitre qui concernoit les Princes. Ces dissensions enga-gèrent les Légats à proroger la session jusqu’au onzième de Novembre. LePape leur écrivit de presser le départ du Cardinal de Lorraine, avec lequelil vouloit délibérer sur les moyens de terminer le Concile. Ce Cardinal par-tit le 19 de Septembre (c).
Aussitôt après ion départ les Ambassadeurs de France dressèrent leurProtestation pour s’en servir au besoin. L’occasicn se présenta bientôt.Ayant appris qu’on avoir remis de nouveau aux Peres ces articles de la R e '
formation des Princes, ils résolurent de se servir de cette occasion pourfaire leur protestation (d). Du Ferrier fit un discours des plus véhemen®
& ensuite se retira à Venise.
Le Pape Le Pape fut fort irrité contre les Ambassadeurs de France , & contre I * * 3c l te } aReine Faction dont il croioit venir la protestation qu’ils avoient faite. 11 résolut- Nuvarre .^ p roc éder contre la Reine de Navarre, veuve d'Antoine dé Bourbon; Ufit afficher une citation pour l’obliger à comparoitre à Rome dans le tertn 2 * & *de six mois, à faute d’y être déclarée déchue de toutes ses Dignités,Etats
& Domaines, son mariage nul, ses enfans illégitimes ,& elle sujette à toute®les peines portées par les Canons contre les Hérétiques (§). Le Cardin 8 *de Lorraine, qui s’étoit fort lié avec le Pape, fit quelques remontrance®»mais de façon à faire sentir qu’il vouloir bien qu’on n’y eût pas ég 8r st'Mais 1’Ambassadeur de France, fur les ordres qu’il avoit reçus agitefficacement, qu’il obtint que la sentence prononcée contre la Reine devarre seroú révoquée, cassée & annuliée (/). .
Vingt-qua- Le Cardinal de Lorraine étant revenu à Trente , ón tint la sossov.trumefes- onzième de Novembre. Un des Légats, savoir le Cardinal de War^’fim, n’y assista point, les uns disent que ce fut parcequ’il étoit inconnu 10 ® ’A d’autres parcequ’il ne vouloit pas voter fur l'article des man 8 8
(a) Le même, § XXVII. 0) De Thon L. XXXV. Fra-P® 10 ^
(b De Thon t. c. -Fra-Pao!o.§ XLVII. VIII. § LX.
(c) Le même, L. VIII. note 30. (/) De Thon I. c.
(d) Le même, note 45.
1 tejta-tion desAmbassa-deurs '"deFrance.