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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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Dl T A L ï E. L I V. XXIV. CII. ï;

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Mais poînZ'en Francs,

matières spirituelles, & que bailleurs les Evêques Italiens avoient prin- Sectioncipalement contribué aux Décrets de cette assemblée , il ne fallut pas de X.grandes sollicitations pour en obtenir la publication. La République de KJftoireVenise fut des premìeres à en donner lexemple ; ce ne fut cependant v r .nque quant au dogme que les Vénitiens reçurent le Concile , car ils ne 1564 jusVoulurent jamais en recevoir la Discipline , parcequils la jugèrent con- quà Vantraire aux droits des Souverains (s). _ àz.

En Espagne, après bien des délibérations, Philippe II. ordonna que fans ^ 7 "faire aucune restriction dans la formule dacceptation, de peur quon ne p sne , ^crût quil étoit libre à chacun de limiter les Décrets à son gré, il suffiroitâ'en déterminer l'observation par les Loix & les Usages de ses Royaumes(i>). Cependant ce fut par délibération du Conseil Royal, & le Roi envoyades Commissaires pour assister en son nom aux Conciles Provinciaux, pourque tout sy passât conformément à ses vues. La Cour de Rome ne fut pasintente de cette acceptation, parceque tout se fit par sautorité du Roisans faire aucune mention de celle du Pape (c).

Ce fqt bien pis en France, lon regarda les articles de Réformationcomme contraires aux libertés de lEgliíe Gallicane. Le Pape ayant faitsolliciter en-vain par son Nonce lacceptation du Concile, engagea lErn»pereur , le Roi dEfpagne & le Duc de Savoye dagir conjointementavec lui, pour tâcher de porter Charles IX. à faire publier & observerles Décrets dans son royaume. Les Ambassadeurs de ces Princes étoientaussi chargés de demander que le Roi défendit laliénation des biens ec-clésiastiques & quil punit les Séditieux & les Schismatiques (d). Maisce Prince, instruit par fa mere & par le Chancelier de l'Hôpital, leurrépondit le 27 de Fevrier; Qu il ne pouvoit prendre aucune résolution surcette affaira, sans en avoir délibéré avec les Princes de son Sang'S son Con-seil. Puis la Régente, après avoir amusé quelque tems ces Ministres, é-luda enfin leurs demandes par des réponses ambiguës, dont ils furentobliges de fe contenter, faute de pouvoir obtenir rien de mieux (e).

1 a Pf àslìt mieux à quelques égards en Allemagne, y ayant envoyéI Lveque de Vmtimiglia, il obtint que les Décrets du Concile y fussent pu-blies. Les Protestans s en mirent peu en peine ; .feulement quelques Mini-stres de la Confession d Augsbourg publièrent une protestation contre cequi s etoit fait a Trente. Les Catholiques même demandoient la Commu-nion fous les deux efpeces & le Mariage des Prêtres. Ce fut ce qui déter-mina lEmpereur & lElecteur de Bavière décrire à Pie IV, au mois deïevrier.pour lui demander daccorder ces deux articles. Le Pape consentituu premier, & accorda â quelques Evêques dAllemagne la permission du-ser du Calice pour leurs Diocésains dans les endroits cela seroit absolu-ment nécessaire pour les raisons alléguées, & en leur prescrivant certainesconditions (/.). Mais il refusa absolument la seconde demande. En-vainMaximilien , qui succéda à Ferdinand mort dans le mois de Juillet, fìt-il

L'usage çacalice ac-cordé aux'Allemands.Le-mariaga.des Prêtres-refujé.

C«) Hist. de Venise T. X. p. r 29 .

Appendix à Fra-Paolo § iy.

00 De Thon !.. XXXVI.

00 Lc même.

(e) Le mêtne.

«1(1^ même I. c. Cont. de Fleuri T,AAAIV. p. Hj. I <56.

Qqq 3