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Mais poînZ'en Francs,
matières spirituelles, & que bailleurs les Evêques Italiens avoient prin- Sectioncipalement contribué aux Décrets de cette assemblée , il ne fallut pas de X.grandes sollicitations pour en obtenir la publication. La République de KJftoireVenise fut des premìeres à en donner l’exemple ; ce ne fut cependant v r .nque quant au dogme que les Vénitiens reçurent le Concile , car ils ne 1564 jusVoulurent jamais en recevoir la Discipline , parcequ’ils la jugèrent con- qu’à Vantraire aux droits des Souverains (s). _ àz.
En Espagne, après bien des délibérations, Philippe II. ordonna que fans ^ 7 "faire aucune restriction dans la formule d’acceptation, de peur qu’on ne p sne , ^crût qu’il étoit libre à chacun de limiter les Décrets à son gré, il suffiroitâ'en déterminer l'observation par les Loix & les Usages de ses Royaumes(i>). Cependant ce fut par délibération du Conseil Royal, & le Roi envoyades Commissaires pour assister en son nom aux Conciles Provinciaux, pourque tout s’y passât conformément à ses vues. La Cour de Rome ne fut pasintente de cette acceptation, parceque tout se fit par sautorité du Roisans faire aucune mention de celle du Pape (c).
Ce fqt bien pis en France, où l’on regarda les articles de Réformationcomme contraires aux libertés de l’Egliíe Gallicane. Le Pape ayant faitsolliciter en-vain par son Nonce l’acceptation du Concile, engagea l’Ern»pereur , le Roi d’Efpagne & le Duc de Savoye d’agir conjointementavec lui, pour tâcher de porter Charles IX. à faire publier & observerles Décrets dans son royaume. Les Ambassadeurs de ces Princes étoientaussi chargés de demander que le Roi défendit l’aliénation des biens ec-clésiastiques & qu’il punit les Séditieux & les Schismatiques (d). Maisce Prince, instruit par fa mere & par le Chancelier de l'Hôpital, leurrépondit le 27 de Fevrier; Qu il ne pouvoit prendre aucune résolution surcette affaira, sans en avoir délibéré avec les Princes de son Sang'S son Con-seil. Puis la Régente, après avoir amusé quelque tems ces Ministres, é-luda enfin leurs demandes par des réponses ambiguës, dont ils furentobliges de fe contenter, faute de pouvoir obtenir rien de mieux (e).
1 a Pf àslìt mieux à quelques égards en Allemagne, y ayant envoyéI Lveque de Vmtimiglia, il obtint que les Décrets du Concile y fussent pu-blies. Les Protestans s en mirent peu en peine ; .feulement quelques Mini-stres de la Confession d Augsbourg publièrent une protestation contre cequi s etoit fait a Trente. Les Catholiques même demandoient la Commu-nion fous les deux efpeces & le Mariage des Prêtres. Ce fut ce qui déter-mina l’Empereur & l’Electeur de Bavière d’écrire à Pie IV, au mois deïevrier.pour lui demander d’accorder ces deux articles. Le Pape consentituu premier, & accorda â quelques Evêques d’Allemagne la permission d’u-ser du Calice pour leurs Diocésains dans les endroits où cela seroit absolu-ment nécessaire pour les raisons alléguées, & en leur prescrivant certainesconditions (/.). Mais il refusa absolument la seconde demande. En-vainMaximilien , qui succéda à Ferdinand mort dans le mois de Juillet, fìt-il
L'usage çacalice ac-cordé aux'■Allemands.Le-mariaga.des Prêtres-refujé.
C«) Hist. de Venise T. X. p. r 29 .
Appendix à Fra-Paolo § iy.
00 De Thon !.. XXXVI.
00 Lc même.
(e) Le mêtne.
«1(1^ même I. c. Cont. de Fleuri T,AAAIV. p. Hj. I <56.
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